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vendredi 10 mars 2017

| Avis ¦ Logan, le vieil homme et la der


Logan de James Mangold

  

Action, aventure, univers Marvel, USA, 2016, 2H17
Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen
Sortie le 1er mars 2017



L'objectif : Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui.



Le subjectif : La bande-annonce (ci-dessus) ne laissait guère place au doute : le film Logan incarne la "dernière heure" de Wolverine au cinéma. Si on peut toutefois et sans risque avancer qu'il renaîtra de ses cendres d'une manière ou d'une autre, dans un nouvel univers/film (avec ou sans la Fox, avec ou sans les Avengers) et sous les traits d'un nouvel acteur, la romance qui lie le personnage Marvel le plus vu sur nos écrans ces dernières années et son interprète a (bel et bien) vécu. "Son heure est venue", Hugh Jackman dépose (enfin) les lames, après pas moins de neuf films dans la peau du plus teigneux et emblématique des X-Men : James "Logan" Howlett, plus connu sous les sobriquets de Wolverine ou Serval. Après un travail d'équipe dans X-Men, X-Men 2 (le meilleur) et L'Affrontement final (le pire), puis dans la nouvelle trilogie X-Men : Le Commencement, Days of Future Past et Apocalypse, et après une expérience solo (plus que) mitigée dans X-Men : Origins et Wolverine : Le Combat de l'immortel, le plus barbu des mutants porte donc ses derniers coups de griffes sous les traits de l'acteur australien dans Logan de James Mangold. Adapté du très bon comics de Mark Millar Old Man Logan, ce dernier film se voulait crépusculaire, sombre et beaucoup plus adulte qu'aucune autre histoire de la maison des idées portée au ciné. Mission réussie ? Oh que oui !

samedi 4 mars 2017

| Avis ¦ John Wick 2, la vengeance dans la peau


John Wick 2 de Chad Stahelski

 

Action, policier, thriller, USA, 2017, 2H03
Avec Keanu Reeves, Riccardo Scamarcio, Ruby Rose 
Sortie le 22 février 2017



L'objectif : John Wick est forcé de sortir de sa retraite volontaire par un de ses ex-associés qui cherche à prendre le contrôle d’une mystérieuse confrérie de tueurs internationaux. Parce qu’il est lié à cet homme par un serment, John se rend à Rome, où il va devoir affronter certains des tueurs les plus dangereux du monde.



Le subjectif : C'est vraiment peu dire que j'ai découvert John Wick sur le tard. Environ une douzaine d'heures avant de savourer sa suite au cinéma. Autant dire que j'avais le premier "chapitre" bien en tête au moment de me laisser choir dans les bras ensanglantés de notre ami en costard-cravate, archétype du vigilante classe à se damner. Car c'est l'image que j'avais eu le temps de me faire du personnage mis en scène par Chad Stahelski et David Leitch (non crédité au générique, mais réalisateur du prochain Deadpool), et habité avec grâce et crasse par le surprenant Keanu Reeves. Nerveux, passionné, poisseux, stylisé à l'extrême (cette fusillade au flingue dans sa villa !!!), John Wick premier du nom était une belle surprise, doté d'un charme suranné, presque anachronique. Avec peu, ce film donnait beaucoup. Un peu comme "la" ligne de son scénario : un tueur à gages à la retraite honore la mémoire de sa femme en pourchassant et exterminant tous ceux à l'origine du vol de sa voiture et de la mort de son chiot, cadeau posthume de sa défunte compagne. Pourtant, malgré les moqueries liés à ce dernier point - "tout ça pour un chien !" -, la quête frénétique et vengeresse de cet homme anéanti était à ce point hantée par l'amour et la mort, qu'elle n'en était que plus crédible. Et jouissive. Bizarrement, c'était dans son dénouement, après ladite vengeance, que John Wick perdait de son sel et, donc, de son intérêt. Peu importe, revoilà notre chevelu-barbu-en colère préféré pour la suite de sa "remontada" mortelle.

lundi 31 octobre 2016

| Avis ¦ Deepwater, film catastrophe par excellence


Deepwater de Peter Berg

 

Catastrophe, action, drame, USA, 2016, 1H47
Avec Mark Wahlberg, Dylan O'Brien, Kate Hudson
Sortie le 12 octobre 2016



L'objectif : D'après l’incroyable histoire vraie de la plus grande catastrophe pétrolière de l’histoire.

La plateforme Deepwater Horizon tourne non-stop pour tirer profit des 800 millions de litres de pétrole présents dans les profondeurs du golfe du Mexique. Mike Williams, électricien sur la plateforme et père de famille, connaît les risques de son métier mais fait confiance au professionnalisme de son patron Jimmy Harrell. En revanche, tous se méfient de la société locataire de la plateforme dirigée par Donald Vidrine, qui ne pense qu’à son bénéfice. Lorsque cette société décide contre l’avis des techniciens de la déplacer trop rapidement, il sont loin de se douter que les 5 millions de barils sous leurs pieds sont prêts à exploser... Le seul courage de Mike et ses collègues suffira-t-il à limiter les dégâts et sauver ce qui peut encore l’être ?




Le subjectif : Comme je le confessais cet été dans ma "micro-critique" de The Wave de Roar Uthaug, je suis un fan inconditionnel du cinéma catastrophe. Qu'elles soient anciennes ou récentes, tirées d'une histoire vraie ou purs fantasmes de scénaristes, qu'elles s'intéressent à la survie d'un seul être ou à celle de l'humanité, ces productions très calibrées me passionnent. Mais au fait, c'est quoi un film catastrophe ? Pour moi, c'est un long-métrage dont l'intrigue se développe autour d'un événement cataclysmique. La catastrophe y est l'élément clé et peut avoir de nombreuses origines : naturelles (tremblement de terre, tsunami, éruption volcanique, chute de météorites, etc.), humaines (accidents en tous genres, naufrages, crashs, explosions, etc.), voire surnaturelles (attaques et invasions extra-terrestres, monstres géants, forces occultes, etc.). Le film s'attache à mettre en scène ce bouleversement mais aussi ses conséquences, notamment sur la vie de personnages que le réalisateur a choisi de nous montrer, et qui répondent bien souvent à deux profils bien marqués. Il y a d'un côté le spécialiste, qui est au courant de la catastrophe et espère même l'empêcher ; et de l'autre le quidam lambda, là un peu par hasard, et surtout pour ses beaux yeux ou sa jolie plastique.

mardi 6 septembre 2016

| Avis ¦ Blood Father, père d'armes



Blood Father de Jean-François Richet

 

Action, thriller, France, 2016, 1H28
Avec Mel Gibson, Erin Moriarty, Diego Luna
Sortie le 31 août 2016



Festival de Cannes 2016 - Sélection officielle, séance de minuit

L'objectif : John Link n’a rien d’un tendre : ex-motard, ex-alcoolique, ex-taulard, il a pourtant laissé tomber ses mauvaises habitudes et vit reclus dans sa caravane, loin de toute tentation. C’est l’appel inattendu de sa fille Lydia, 17 ans, qui va lui faire revoir ses plans de se tenir tranquille… Celle-ci débarque chez lui après des années d’absence, poursuivie par des narcotrafiquants suite à un braquage qui a mal tourné. Lorsque les membres du cartel viennent frapper à la porte de John, ils sont loin de se douter à qui ils ont affaire…



Le subjectif : Il a beau avoir fêté ses 60 ans en janvier dernier, Mel Gibson n'a jamais semblé aussi intéressant, "bankable" et... beau que cette année. Et pourtant, depuis le début des années 2000, l'acteur traverse un chemin de croix cinématographique. La faute à des mauvais choix, des problèmes personnels, des déclarations très polémiques et la réalisation de long-métrages difficiles - inadaptés au grand public bien que dotés de grandes qualités (La Passion du christ, Apocalypto). Du coup, les rôles se sont faits rares : depuis Signes de M. Night Shyamalan en 2002, l'Australien n'a joué que dans six films - parmi lesquels l'admirable Le Complexe du castor de Jodie Foster et l'actioner Expendables 3. Mais l'époque des vaches maigres semble révolue pour celui qui vient de présenter à Venise Tu ne tueras point, une réalisation très attendue et déjà acclamée par la critique sur l'histoire vraie de Desmond Doss, héros américain de la Seconde Guerre mondiale qui refusait de porter une arme au combat en raison de ses croyances adventistes. En attendant sa sortie en novembre, Mel Gibson se rappelle à nos bons souvenirs dans Blood Father. Un excellent thriller musclé et nerveux, présenté en séance de minuit à Cannes en mai dernier, et, surtout, réalisé par Jean-François Richet.

mercredi 31 août 2016

| Avis en vrac ¦ Conjuring 2, The Wave, Comme des bêtes, Instinct de survie

Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac de films vus cet été :

Conjuring 2 : Le cas Enfield de James Wan

 

Épouvante-horreur, USA, 2015, 2H13
Avec Vera Farmiga, Patrick Wilson, Frances O'Connor
Sortie le 29 juin 2016






Le subjectif : Trois ans (presque) tout pile après le premier volet, mais également après la suite d'Insidious et, plus surprenant, après le 7e et dernier épisode de Fast and Furious (une franche réussite), James Wan, le gourou du cinéma d'épouvante, créateur de la franchise Saw avec trois fois rien, revient nous foutre les "chocottes" avec la suite de Conjuring. Dans ce second épisode intitulé Le cas Enfield, le réalisateur australo-malaisien retrouve les véritables aventures paranormales des époux Warren. Car oui, Conjuring 2 est une histoire vraie, aussi incroyable que cela puisse paraître. C'était d'ailleurs un des points forts du premier opus - empaqueter un super film d'exorcisme avec des documents audio et photo historiques, afin de nous plonger un peu plus dans l'épouvante -, c'est toujours le cas dans cette suite. L'histoire se passe cette fois à Londres, quelque temps après la célèbre affaire Amityville, mais surtout après Harrisville, racontée dans le premier film. L'activité de Lorraine et Ed est désormais reconnue, ils passent à la télé et, malgré la réticence de la première qui veut protéger son mari après des visions particulièrement cauchemardesques (pour elle comme pour nous), cette célébrité naissante les conduit en Angleterre, à vérifier pour l'Eglise la "véracité" d'une prétendue possession subie par la famille Enfield.

On retrouve avec un immense plaisir (je parle pour moi) les beaux et géniaux Vera Farmiga et Patrick Wilson au casting. Premier bon point. On retrouve ensuite l'expertise de James Wan à la réalisation : les séquences d'exorcisme et d'apparitions sont flippantes, le rythme est soutenu, les rebondissements sont légion, et l'atmosphère générale angoissante. Second bon point. Même si le genre peut paraître éculé, et si ce second Conjuring n'apporte rien de réellement nouveau, l'ensemble est réalisé avec une telle sincérité, une telle maîtrise qu'on ne peut que tomber sous le charme - et prier pour que les mauvais esprits laissent tranquille nos deux époux. Dernier bon point, l'histoire un peu plus retorse, qui oppose sans cesse les convictions du "chasseur de fantôme" qui veut aider cette famille terrifiée, et les obligations du soldat de Dieu, qui doit rendre des comptes à l'Eglise. La foi de Lorraine est éprouvée, tandis que c'est aux forces vitales de son mari que les démons en veulent. Divertissant sans être novateur, mais habile, terrifiant, formidablement monté et post-monté (les effets sont impeccables, jusqu'au générique final), ce second volet est à conseiller à tous les amateurs du genre. Qui ne demanderont qu'une chose, comme moi : que James Wan s’attelle vite à sa suite, dès qu'il aura une nouvelle fois changé de sujet en réalisant Aquaman pour DC !

vendredi 10 juin 2016

| Avis en vrac ¦ Green Room, Captain America : Civil War, Eddie The Eagle, Elle

Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac :

Green Room de Jeremy Saulnier

 

Thriller, épouvante-horreur, action, USA, 2015, 1H36
Avec Anton Yelchin, Imogen Poots, Patrick Stewart 
Sortie le 27 avril 2016


Festival de Cannes 2015 - Quinzaine des réalisateurs




Le subjectif : Voilà presque un an maintenant que j'ai découvert Green Room au Festival de Cannes 2015, où il était présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Ce serait mentir que de dire que je ne me suis pas remis du film après tous ces mois. Mais je ne mentirais pas en revanche en affirmant que c'est une claque qui prend aux tripes quiconque se laisse saisir par l'envoutante histoire de ce thriller fermement teinté d'horreur. L'histoire, justement : menacé de mort après avoir assisté à un meurtre suite à son concert, le groupe de punk The Ain't Rights se voit traqué et entraîné dans une spirale de violence que rien ne semble pouvoir stopper. Deux (trois) ans après avoir déjà fait frémir la Quinzaine, et plus globalement l'industrie du cinéma, avec l'excellent thriller Blue Ruin, l'Américain Jeremy Saulnier livre un nouveau long-métrage méchamment démonstratif. Rythmé par le rock violent des musiciens, Green Room plonge le spectateur dans une trépidante chasse à l'homme, sanglante et cruelle, majoritairement située en huis-clos dans une salle de concert (mais aussi ses alentours et son backstage, la fameuse "green room"), au fin fond de l'Oregon. Un lieu hostile à nos jeunes punks, puisque peuplé essentiellement de skinheads. Des néo-nazis amateurs de chants et sonorités situés à l'autre extrême du spectre musical... et sociétal.

Si cette virée en enfer est aussi viscérale, c'est en partie grâce aux acteurs qui en campent les différents protagonistes. Les trois plus connus jouent aussi les trois personnages principaux. Le chanteur à la fois frêle et leader est interprété par Anton Yelchin (révélé dans le merveilleux Alpha Dog et membre important de l'équipage des nouveaux Star Trek), le rôle de la copine de la victime, elle aussi menacée de subir le même sort, est attribué à Imogen Poots (la jeune héroïne de 28 Semaines plus tard), tandis que l'immense Patrick Stewart (le professeur Xavier "vieux" de tous les X-Men) est Darcy Banker, le terrible chef du gang des méchants. On retrouve d'autres "gueules" connues, comme par exemple Joe Cole, qui joue ici un musicien courageux et qu'on a découvert dans l'excellente série Peaky Blinders. Bref, le casting est très bon, tout comme la fureur qui se déchaîne sur eux en une petite centaine de minutes. Poisseuse, âpre, vicieuse, la bataille rangée à laquelle se livrent les deux camps est souvent insoutenable, tous les coups étant bons, même les plus vils et bas, pour mettre à genoux l'ennemi. Pour réussir ce genre de film, la délivrance attendue par les héros doit être ressentie de la même manière par le spectateur. Si Green Room est inoubliable, c'est parce qu'il relève ce défi avec brio.

jeudi 14 avril 2016

| Avis ¦ 13 Hours, Michael Bay repart en guerre

13 Hours de Michael Bay

 

Action, guerre, drame, USA, 2016, 2H24
Avec John Krasinski, James Badge Dale, Max Martini
Sortie le 30 mars 2016


L'objectif : Benghazi (Libye), 11 septembre 2012. Face à des assaillants sur-armés et bien supérieurs en nombre, six hommes ont eu le courage de tenter l’impossible. Leur combat a duré 13 heures. Ceci est une histoire vraie.


Le subjectif : Au commencement, Michael Bay crée des films d'action à grand spectacle. Avec Jerry Bruckheimer, son producteur, il enchaîne dans les années 1990 les succès comme les perles, et comme autant de films cultes, qui raisonnent encore et toujours dans le cœur de n'importe quel cinéphile bercé par cette époque où l'entertainment est roi : je pense à Bad Boys et Bad Boys 2, Rock ou Armageddon. Et puis, au tournant des années 2000, au détour d'un film SF plus humaniste, Michael Bay entame un virage. Si The Island est un four (pourtant très plaisant), il introduit son réalisateur dans une voie nouvelle, symbolisée par une rencontre. Exit Bruckheimer, bonjour Spielberg. Suite à son (premier) échec au box-office, le réalisateur s'associe en effet au papa d'E.T., amoureux comme lui des belles histoires et des beaux effets. Kaboom ! Le nouveau Michael Bay est né. Après la déception, place aux Decepticons : le Californien retrouve le succès avec la saga Transformers. On pense alors le réalisateur une nouvelle fois enfermé dans une case, englué dans cette fresque, parfois grotesque, de gros robots rutilants qui défouraillent. On se trompe. Encore. En 2013, Bay sort de sa casquette No Pain No Gain, petit bijou d'inventivité, esthétiquement fabuleux et foutrement drôle. Trois ans plus tard, après un nouvel intermède "robostylisé", le voilà qu'il déboule encore hors des sentiers battus pour s’adonner à un genre nouveau : le film de guerre.

vendredi 1 avril 2016

| Avis ¦ Batman V Superman, entre prémices et promesses


Batman V Superman de Zack Snyder

 

Action, Fantastique, Univers DC, USA, 2H33
Avec Ben Affleck, Henry Cavill, Jesse Eisenberg
Sortie le 23 mars 2016


L'objectif : Craignant que Superman n'abuse de sa toute-puissance, le Chevalier noir décide de l'affronter : le monde a-t-il davantage besoin d'un super-héros aux pouvoirs sans limite ou d'un justicier à la force redoutable mais d'origine humaine ? Pendant ce temps-là, une terrible menace se profile à l'horizon…



Le subjectif : Quatre ans après la réunion sur grand écran des Avengers de Marvel, et un an avant l'équivalent DC que représente la Justice League, voilà que 2016 nous offre deux des plus grands affrontements que ces deux grandes maisons de comics aient connus. Batman contre Superman côté DC, dans le film qui nous intéresse ici, et Captain America face à Iron Man pour Marvel dans le troisième volet des aventures ciné de Steve Rogers, qui sortira le 28 avril. Les amateurs de combats épiques en collants et armures, et d'intrigues tirées d'arcs narratifs profonds et souvent fouillés sont comblés : en ce début de printemps, les super-héros se matent à la pelle. Vu le manque d'expérience de la Warner dans l'exercice du "film choral de super-héros" et les premiers retours critiques comme publics plutôt voire carrément négatifs, je n'étais pourtant pas forcément rassuré avant d'aller voir ce Batman V Superman : L'Aube de la justice. En sortant de la salle, un constat rapide s'est imposé : j'étais plus frustré que déçu.

mardi 22 mars 2016

| Avis ¦ Triple 9, fondu au noir

Triple 9 de John Hillcoat

 

Thriller, policier, action, USA, 2016, 1H56
Avec Casey Affleck, Chiwetel Ejiofor, Anthony Mackie
Sortie le 16 mars 2016


L'objectif : Ex-agent des Forces Spéciales, Michael Atwood et son équipe de flics corrompus attaquent une banque en plein jour. Alors qu'il enquête sur ce hold-up spectaculaire, l'inspecteur Jeffrey Allen ignore encore que son propre neveu Chris, policier intègre, est désormais le coéquipier de l'un des malfrats. À la tête de la mafia russo-israélienne, la redoutable Irina Vlaslov ordonne à l'équipe d'effectuer un dernier braquage extrêmement risqué. Michael ne voit qu'une seule issue : détourner l'attention de l'ensemble des forces de police en déclenchant un code "999" – signifiant "Un policier est à terre". Mais rien ne se passe comme prévu…


Le subjectif : Les films de braquage ne sont pas si nombreux. En tout cas, rares sont ceux à avoir réellement marqué le 7e art, ou le cœur des cinéphiles. En ce qui me concerne, et en s'arrêtant aux 30 dernières années, je retiendrais quelques pépites : maligne (Inside Man), spectaculaire (Point Break), plutôt drôle (Ocean's Eleven) ou carrément jouissive (Fast Five), (sur)prenante (Inception) ou tout simplement au-dessus des nuages (Heat). Je pourrais même citer un super film de casse signé Ben Affleck (The Town), et un autre réalisé par un Français (Antigang). Bon, finalement ça en fait un paquet. Mais une chose est sûre : peu, voire aucun, ne possède dans son casting une galerie de gueules comme celle qui figure à l'affiche de Triple 9 de John Hillcoat. L'énoncé des acteurs masculins donne le tournis : Chiwetel Ejiofor, Aaron Paul, Anthony Mackie, Clifton Collins, Norman Reedus, Casey Affleck, Woody Harrelson... Vous pouvez ajouter à cela Kate Winslet, qui campe une baronne de la pègre israélo-russe, mais aussi Gal Gadot et Teresa Palmer dans des rôles secondaires, et vous obtenez un casting en or.

samedi 12 mars 2016

| Saturday Fight Fever ¦ Grabbers / Attack the Block

Après de longs mois d'absence et pour la sixième édition du Saturday Fight Fever, je profite du récent ajout sur Netflix de la comédie SF horrifique britannique Grabbers de Jon Wright, pour parler, enfin, d'une autre pépite du genre : Attack the Block de Joe Cornish, sortie en 2010.

Crouch, touch, pause... ENGAGE !

 






Grabbers
de Jon Wright
Comédie, SF, épouvante-horreur, UK-Irlande, 2012, 1H30
Avec Richard Coyle, Ruth Bradley, Russell Tovey
Sortie le 1er janvier 2013 en DVD
Attack the Block
de Joe Cornish
Action, SF, épouvante-horreur, UK, 2011, 1H28
Avec Nick Frost, Jodie Whittaker, John Boyega
Sortie le 20 juillet 2011

Le projet


Un film britannique mêlant horreur et humour, envahisseurs et cul-terreux, ça vous dit quelque chose ? Pas étonnant, puisque le pitch de départ de Grabbers est un hommage très appuyé aux Shaun of the Dead, Hot Fuzz ou encore Lesbian Vampire Killers, qui doivent très certainement remplir vos armoires à DVD si tant est que vous aimiez ces séries Z foutraques mais sincères. Rien de nouveau sous le ciel couvert de Grande-Bretagne, donc, mais une comédie parodique sanguinolente de plus est toujours bonne à prendre, et voilà notre intérêt qui est immédiatement relancé. D'autant que depuis le mois dernier le film est dispo sur Netflix... 

dimanche 14 février 2016

| Avis ¦ Deadpool, même pas mal (du tout) !


Deadpool de Tim Miller

 

Action, aventure, comédie, Marvel, USA, 2016, 1H48
Avec Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein 
Sortie le 10 février 2016


L'objectif : Deadpool, est l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. A l'origine, il s'appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool va traquer l'homme qui a bien failli anéantir sa vie.



Le subjectif : Dès le générique d'ouverture, le ton de ce nouveau Marvel est donné. En gratifiant acteurs, producteurs et réalisateur de surnoms gratinés comme "meuf super bonne", "des culs" ou "blaireau surpayé", Deadpool annonce la couleur : il sera irrévérencieux, ou ne sera pas. Cette information est tout sauf une surprise, pour tous ceux ayant goûté à l'énorme campagne promotionnelle du film, comme pour les fidèles des aventures du mercenaire en lycra rouge aux capacités régénératrices. Car si Wade Wilson - l'humain en phase terminale à qui on injecte des gènes mutants lui octroyant un facteur guérisseur illimité et quasi-instantané qui se cache derrière le costume rouge et noir - fait partie de l'univers Marvel, il ne ressemble en rien à l'archétype du super-héros que la Maison des idées nous sert sur grand écran depuis presque dix ans maintenant. Deadpool est "dérangé", sacrément vulgaire et adepte du découpage d'ennemis qui tache. En gros, son univers se compose d'élucubrations à tendance schizophréniques (Wade Wilson se parle régulièrement à lui-même, mais pas que, nous y reviendrons), d'insultes, de blagues pas toujours très fines et autres allusions scabreuses, et d'hémoglobine.

lundi 31 mars 2014

| Avis en vrac ¦ Snowpiercer, La Stratégie Ender, Le Loup de Wall Street, Yves Saint Laurent

Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certaines critiques. Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac :

Snowpiercer de Bong Joon-Ho

 

Drame, SF, action, Corée du Sud-France-USA, 2013, 2H06
Avec Chris Evans, Jamie Bell, Tilda Swinton 
Sortie le 30 octobre 2013






Le subjectif : Parmi tous les films de SF sortis en 2013, celui que j'attendais le plus était Snowpiercer. Adapté de la BD française homonyme (Le Transperceneige), c'était le premier film "international" du réalisateur coréen Bong Joon-Ho, auteur de Memories of Murder, The Host ou Mother, et comptant parmi mes cinéastes préférés. A chaud, j'ai été assez déçu. La faute à des ellipses scénaristiques, des petits "couacs" comme le coup des allumettes ou du manteau de fourrure, ou un trop grand affranchissement de la BD. Mais avec du recul, j'ai appris à aimer ce long-métrage. Snowpiercer est tout d'abord très bien réalisé. Malgré un univers clos très particulier (les protagonistes progressent dans un train en mouvement, dans un décor enneigé), le rendu est toujours cohérent et les scènes d'action efficaces. Il est ensuite servi par un casting brillant (Chris Evans, Jamie Bell et mon "chouchou" Song Kang-Ho, fidèle du réalisateur). Enfin, son histoire fait résonner les luttes de classe et les actes de révolution et de résistance de l'Humanité. En cela, il s'impose comme une œuvre importante.

| Avis ¦ Captain America : Le soldat de l'hiver, Marvel tient son film référence

 

Captain America, le soldat de l'hiver de Joe & Anthony Russo

 

Aventure, action, Marvel, USA, 2014, 2H08
Avec Chris Evans, Scarlett Johansson, Samuel L. Jackson 
Sortie le 26 mars 2014


L'objectif : Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Steve Rogers aka Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s'adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d'intrigues qui met le monde en danger. S'associant à Black Widow, Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante, tout en repoussant des tueurs professionnels envoyés pour le faire taire. Quand l'étendue du plan maléfique est révélée, Captain America et Black Widow sollicite l'aide d'un nouvel allié, le Faucon. Cependant, ils se retrouvent bientôt face à un inattendu et redoutable ennemi - le Soldat de l'Hiver.



Le subjectif : Soyons clairs, Captain America : First Avenger m'avait laissé sur ma faim. Sans être un mauvais film - il était plutôt bon, bien réalisé par Joe Johnston et surtout très bien joué par Chris Evans et Hugo Weaving - il m'avait semblé stigmatiser le manque d'audace de Marvel. Je voyais dans ce long-métrage sorti en 2011 les mêmes lacunes que dans nombre de "premiers films d'une nouvelle trilogie", à savoir une intrigue limitée (concentrée sur les origines du héros, en l'occurrence les années 1940) et un manque de profondeur général. En lui-même, le film était décevant. Mais en l'intégrant dans l'immense structure "marvelienne", l'introduction de ce nouveau personnage s'est avérée concluante. La première confirmation fût l'énorme succès (critique et commercial) du film Avengers. La seconde correspond à l'excellente publicité dont semble jouir ce Captain America, le soldat de l'hiver.

mardi 3 décembre 2013

| Avis ¦ Hunger Games - L'embrasement, retour de flamme ?


Hunger Games - L'embrasement de Francis Lawrence

 

SF, action, drame, USA, 2013, 2H26
Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Woody Harrelson 
Sortie le 27 novembre 2013


L'objectif : Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark. Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…



Le subjectif : Un peu plus d'un an après le succès monstre du premier volet (aux recettes presque 10 fois supérieures au budget de 78 millions de $), la trilogie littéraire Hunger Games est de retour sur grand écran. Après Gary Ross, c'est Francis Lawrence qui est chargé de l'adaptation. L'Américano-autrichien est un habitué des portages, ayant réalisé jusque-là Constantine, Je suis une légende et De l'eau pour les éléphants, qui sont tous des BD ou romans. Lawrence a également l'avantage de connaître les exigences des blockbusters : toucher un large public, tourner avec de gros moyens, mais aussi côtoyer des "stars" (Keanu Reeves, Will Smith, etc.).

lundi 4 novembre 2013

| Avis ¦ Thor - Le Monde des ténèbres, de la suite dans les idées


Thor - Le Monde des ténèbres d'Alan Taylor

 

Action, Marvel, USA, 2013, 1H52
Avec Chris Hemsworth, Natalie Portman, Tom Hiddleston 
Sortie le 30 octobre 2013


L'objectif : Thor : Le Monde des ténèbres nous entraîne dans les nouvelles aventures de Thor, le puissant Avenger, qui lutte pour sauver la Terre et les neuf mondes d’un mystérieux ennemi qui convoite l’univers tout entier… Après les films Marvel Thor et Avengers, Thor se bat pour restaurer l’ordre dans le cosmos, mais une ancienne race, sous la conduite du terrible Malekith, un être assoiffé de vengeance, revient pour répandre les ténèbres. Confronté à un ennemi que même Odin et Asgard ne peuvent contrer, Thor doit s’engager dans son aventure la plus dangereuse et la plus personnelle, au cours de laquelle il va devoir s’allier au traître Loki pour sauver non seulement son peuple et ceux qui lui sont chers, mais aussi l’univers lui-même.



Le subjectif : C'est peu dire que les adaptations de comics, DC comme Marvel, m'ont rarement enthousiasmé ces dernières années. Hormis la trilogie de Nolan sur Batman et Avengers de Joss Whedon, toutes m'avaient laissé en bouche un goût d'inachevé, voire de gâchis. Ce fût le cas également pour le premier Thor, ébauche rutilante ou entrée en matière bien maigrelette, qui m'avait laissé sur ma faim. Deux ans plus tard, beaucoup et peu de choses ont changé : si le réalisateur/dramaturge Kenneth Branagh a laissé sa place, la quasi totalité du casting (à une exception  - mineure - près) est reconduite.

mardi 22 octobre 2013

| Avis ¦ Malavita, mal au cinéma

Malavita de Luc Besson


Action, comédie, USA-France, 2013, 1H51
Avec Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Tommy Lee Jones  
Sortie le 23 octobre 2013



L'objectif : Fred Blake alias Giovanni Manzoni, repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s’installe avec sa famille dans un petit village de Normandie. Malgré d’incontestables efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien…



Le subjectif : Soyons clair, même si le film de Luc Besson avait pu attiser le feu de ma curiosité (surtout parce qu'il était adapté d'un livre de l'excellent Tonino Benacquista), je n'attendais rien de Malavita. Par conséquent, je n'ai pas été déçu. Sans entrer dans une comparaison point par point de l’œuvre originale (une bonne adaptation n'est pas forcément fidèle), ce qui (me) gène majoritairement dans ce portage ciné, c'est qu'il manque cruellement de profondeur. De matière, d'émotion, de caractère. On a l'impression que Luc Besson s'est contenté de suivre la trame "mafieuse" du bouquin homonyme pour en tirer une énième comédie noire (disons plutôt grisounette) sur ce milieu.

jeudi 19 septembre 2013

| Avis ¦ White House Down, deux de chute


White House Down de Roland Emmerich

 

Action, USA, 2013, 2H11
Avec Channing Tatum, Jamie Foxx, Maggie Gyllenhaal 
Sortie le 4 septembre 2013


L'objectif : Membre de la police du Capitole, John Cale vient de se voir refuser le job dont il rêvait : assurer la protection du président des États-Unis. Espérant éviter à sa fille une déception lorsqu’il lui apprendra la nouvelle, il l’emmène visiter la Maison-Blanche. C’est à ce moment qu’un groupe paramilitaire lourdement armé attaque le bâtiment. Alors que le gouvernement américain sombre dans le chaos, Cale va tenter de sauver sa fille, le président, et le pays tout entier…



Le subjectif : La Maison blanche est décidément très convoitée. Cible d'une première attaque en mars dernier, orchestrée par des Nord-Coréens dans le film d'Antoine Fuqua Olympus Has Fallen (La Chute de la Maison blanche en VF), la voilà de nouveau aux prises avec des méchants prêts à la faire partir en fumée, dans White House Down de Roland Emmerich. Et même si le premier film était très bon, avec Gerard Butler et Aaron Eckhart respectivement en sauveur et président des États-Unis, je serais tenté de dire que ce nouveau film confirme l'adage : c'est encore meilleur la seconde fois. Et pourtant, après le "bide" que fût 2012, le retour d'Emmerich aux films d'action n'avait rien pour me convaincre...

mercredi 18 septembre 2013

| Avis ¦ No Pain No Gain, du sang, de la sueur et du rire


No Pain No Gain de Michael Bay


Drame, USA, 2013, 2H09
Avec Mark Wahlberg, Dwayne Johnson, Ed Harris
Sortie le 28 août 2013 


L'objectif : À Miami, Daniel Lugo (Mark Wahlberg), coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve… Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients et… lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle (Dwayne Johnson) et Adrian Doorbal (Anthony Mackie), aussi influençables qu’ambitieux. NO PAIN NO GAIN s’inspire de l’histoire incroyable mais vraie de trois kidnappeurs amateurs qui, entre octobre 1994 et juin 1995, se sont retrouvés embarqués dans une série d’actes criminels qui ont bouleversé leurs vies.


Le subjectif : La "tagline" de l'affiche française résume assez bien No Pain No Gain : "Ils voulaient vivre le rêve américain. Ils l'ont volé.Ça c'est pour l'histoire, celle de Daniel Lugo et de ses deux acolytes bodybuilders. Une histoire vraie, assez sordide, d'enlèvement et d'extorsion, qui s'est déroulée à Miami entre octobre 1994 et juin 1995. Une autre affiche du film prend quant à elle le parti d'introduire No Pain No Gain comme "Le meilleur film de Michael Bay". Derrière ce film d'action (très) musclé, on retrouve en effet le réalisateur de productions débridées et décomplexées de mon adolescence (Rock, Armageddon), des Bad Boys ou encore de la récente superstructure Transformers.

dimanche 18 août 2013

| Avis ¦ Elysium, SF sans frontières


Elysium de Neill Blomkamp

 

Action, thriller, SF, USA, 2013, 1H50
Avec Matt Damon, Jodie Foster, Sharlto Copley 
Sortie le 17 juillet 2013


L'objectif : En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de ne propager. Max, un homme ordinaire pour qui rejoindre Elysium est plus que vital, est la seule personne ayant une chance de rétablir l’égalité entre ces deux mondes. Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, il hésite à prendre part à cette mission des plus dangereuses -  s’élever contre la Secrétaire Delacourt et ses forces armées – mais s’il réussit, il pourra sauver non seulement sa vie mais aussi celle de millions de personnes sur Terre.



Le subjectif : Avant de parler d'Elysium, impossible de ne pas mentionner District 9, le précédent et premier film du réalisateur Neill Blomkamp. Ce long-métrage fût, en 2009, un succès autant critique que commercial. Une claque visuelle et viscérale doublée d'une aventure fantastique et humaine, le tout profondément ancré dans l'Histoire de la patrie de son auteur : l'Afrique du Sud. Un contexte socio-politique, celui de l'apartheid, qui transpirait d'un récit épique avec beaucoup d'intelligence. Façonné avec un budget ridicule, au vu de ses ambitions et du résultat final, de 30 millions de $, District 9 a rapidement créé le "buzz" et fait de Neill Blomkamp un homme à suivre pour Hollywood. Plus de quatre ans après, revoilà le petit génie de 33 ans (!) derrière un projet sensiblement plus ambitieux, de par ses moyens (100 millions de $), son casting et ses objectifs.

dimanche 11 août 2013

| Avis ¦ Lone Ranger, western interminable, mais pas minable



Lone Ranger de Gore Verbinski


Western, action, aventure, USA, 2013, 2H29
Avec Johnny Depp, Armie Hammer, Tom Wilkinson 
Sortie le 7 août 2013



L'objectif : Tonto, le guerrier indien, raconte comment John Reid, un ancien défenseur de la loi, est devenu un justicier légendaire. Ces deux héros à part vont devoir apprendre à faire équipe pour affronter le pire de la cupidité et de la corruption. Le tandem fait des étincelles et entraîne le public dans un tourbillon de surprises et d’humour.



Le subjectif : Feuilleton radio, série télé, films (deux long-métrages sortis en 1956 et 1981) et même jeu vidéo, le CV de la franchise Lone Ranger a de quoi impressionner. Lancée il y a quatre-vingt ans sur les ondes, la voici de retour sur grand écran cette année, non sans heurts. Après avoir été relancée par Jerry Bruckheimer, avec le réalisateur et l'acteur des trois premiers Pirates des Caraïbes, le film a tout simplement été annulé pendant plusieurs mois par Disney. Et si Lone Ranger est parvenu jusqu'à nous, moyennant quelques coupes budgétaires, la malédiction colle toujours à la peau du justicier solitaire : le box-office laisse d'ores et déjà craindre un nouvel échec commercial après le bide John Carter. Et concrètement ? Le résultat n'est guère plus brillant...
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