Comédie, aventure, France, 2017, 1H34 Avec Vanessa Guide, Alison Wheeler, Margot Bancilhon Sortie le 22 mars 2017
L'objectif : La folle aventure de trois copines invitées au mariage de leur meilleure amie au Brésil. À peine arrivées à Rio, elles tuent accidentellement un jeune homme trop insistant. Dès lors, tout s'emballe !
Le subjectif : En décembre dernier, grâce à l'association Cannes Cinéma et à la 29e édition des Rencontres cinématographiques, j'ai eu l'immense privilège de m'entretenir avec Patrick Mille - l'interview en deux parties est à retrouver par ici et puis par là - mais également la chance de découvrir en avant-première son dernier film, Going to Brazil. Fan de l'acteur, que j'ai notamment adoré dans 99 Francs ou La Jungle, je ne savais pas vraiment quoi attendre de son deuxième long-métrage, cinq ans après le drame intimiste Mauvaise fille, très bonne adaptation du livre du même nom de son épouse Justine Lévy. Très rapidement, pourtant, j'ai été conquis par la fraîcheur, l'énergie communicative et la force humoristique de cette comédie à nulle autre pareille. Et pour cause ! Sous ses airs noirs de virée chaotique où les dangers et les drames s'accumulent dans le voyage de trois jeunes Françaises invitées au mariage d'une quatrième amie au Brésil, Going to Brazil invite à rire. Non pas par accident, mais par maîtrise d'un genre. Un genre généralement propre à nos voisins anglo-saxons et auquel la France rechigne à se risquer, préférant les bons mots et autres vannes faciles.
Comédie dramatique, policier, USA, 2017, 1H57 Avec Ewan McGregor, Ewen Bremner, Robert Carlyle Sortie le 1er mars 2017
L'objectif : D’abord, une bonne occasion s’est présentée. Puis vint la trahison. Vingt ans plus tard, certaines choses ont changé, d’autres non. Mark Renton revient au seul endroit qu’il ait jamais considéré comme son foyer. Spud, Sick Boy et Begbie l’attendent. Mais d’autres vieilles connaissances le guettent elles aussi : la tristesse, le deuil, la joie, la vengeance, la haine, l’amitié, le désir, la peur, les regrets, l’héroïne, l’autodestruction, le danger et la mort. Toutes sont là pour l’accueillir, prêtes à entrer dans la danse...
Le subjectif : Comme un symbole, T2 Trainspotting débute par une chute. Celle de Mark Renton, joué par Ewan McGregor et héros du premier film sorti en 1996. Visiblement plus affûté qu'il y a vingt ans, "Rent-Boy" (littéralement "jeune prostitué") se prend pourtant les pieds dans un tapis de course rutilant dans une salle de sport qui l'est tout autant, avant de s'effondrer lamentablement. Si ma première réflexion a été d'y voir une petite "vengeance" de Danny Boyle à l'égard d'un acteur qui a longtemps refusé de tourner la suite de Trainspotting - à cause notamment du film La Plage et du choix du réalisateur de lui préférer DiCaprio -, il ne fait aucun doute que la culbute avait plus valeur de métaphore. D'autant que quelques minutes plus tard, c'est un autre personnage principal de l'histoire, le terrible Begbie (Robert Carlyle), qui choit à son tour. Deux chutes, l'une accidentelle et ridicule, l'autre volontaire et causée par de mauvaises intentions, qui font office d'entrée en matière savoureuse et pleine de sens. Deux chutes qui précèdent la présentation de deux autres membres du premier long-métrage, Spud (Ewen Bremner) et Sick Boy (Johnny Lee Miller). Deux chutes qui introduisent, enfin, la suite tant attendue d'un film qui a marqué toute une génération autant qu'il a lancé la carrière de son réalisateur. Un film auquel on ne croyait plus, la faute à la brouille Boyle-McGregor, mais qui a fini par se relever et se présenter devant nos yeux. Heureux.
Comédie dramatique, biopic, France, 2017, 1H50 Avec Pablo Pauly, Soufiane Guerrab, Moussa Mansaly Sortie le 1er mars 2017
L'objectif : Se laver, s'habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens.... Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s'engueuler, se séduire mais surtout trouver l'énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l'histoire d'une renaissance, d'un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.
Le subjectif : En 2006, j'avais 20 piges, et comme beaucoup de monde, j'écoutais la radio. Comme beaucoup de monde toujours, cette année-là je découvrais la voix rauque et envoûtante d'un artiste sans nom - de ceux que l'on entend et écoute pour la première fois. Ce chanteur, ou plutôt ce "slameur", c'était Grand Corps Malade. Sa chanson, 6e sens. Première plongée dans son univers, dans sa musique, dans ses textes, ce "single" m'a tout de suite conquis, parlé, bouleversé. Il racontait justement l'histoire d'un bouleversement, l'histoire d'une nouvelle façon d'appréhender la vie : celle des handicapés. Celle d'un handicapé, la sienne, Fabien Marsaud. Texte personnel et puissant, 6e sens cherchait plus à tirer des réflexions que des larmes de ceux qui l'écoutaient. Il parlait d'un monde fragile mais de courage où la faiblesse physique devenait force mentale, d'un sixième sens qu'était l'envie de vivre. C'est ce titre qui a le premier parcouru les ondes et diffusé la voix de son auteur. Plus de dix ans et cinq albums plus tard, Grand Corps Malade joint les actes à la parole et illustre d'images animées les puissants textes qu'il a écrit, réalisant avec Patients un premier film aussi fort et drôle qu'intelligent. Poignant.
Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac des films :
Your Name de Makoto Shinkai
Animation, drame, romance, Japon, 2016, 1H46 Avec les voix de Ryûnosuke Kamiki, Mone Kamishiraishi, Masami Nagasawa Sortie le 28 décembre 2016
Le subjectif : Comme souvent, c'est en en ayant entendu énormément de bien que je suis allé voir en salle Your Name en janvier dernier, environ deux semaines après sa sortie française. Fan d'animation et toujours très attentif quand elle vient du pays du soleil levant, je n'avais aucune raison de douter. D'autant plus qu'outre le bouche à oreilles euphorique et le succès critique, ce long-métrage avait déjà battu tous les records au Japon, devenant par exemple le premier film hors Studio Ghibli à dépasser les 10 milliards de Yen de recettes. Et je n'ai pas encore parlé de l'histoire. L'histoire de Mitsuha, adolescente "coincée" dans ses montagnes et ses traditions ancestrales, mais également l'histoire de Taki, jeune lycéen vivant à Tokyo et partagé entre son boulot de serveur et ses amis. L'histoire, enfin, de leurs "rencontres", fantastiques ou oniriques, au beau milieu de leurs rêves respectifs. Bref, l'œuvre de Makato Shinkai, dont je ne connaissais absolument pas le travail jusque-là, avait tout pour me plaire. Je n'ai pas été déçu.
La première réussite du film d'animation de Shinkai est... l'animation. Visuellement, c'est magnifique. Les lumières et événements naturels (sans trop spoiler, il est question d'une chute de météorite) sont superbement mise en images. Les paysages sont eux aussi splendides, qu'ils s'agisse de ceux de Tokyo ou du village de montagne. Même chose pour les personnages, au "chara-design" très shojo/shonen (mangas pour jeunes filles/garçons) - ce qui est normal puisqu'on parle d'une idylle adolescente. Autre point (très très très) fort : la musique. La bande originale est tout simplement géniale, très pop et rythmée quand il le faut, pour accompagner les séquences énergiques et drôles qui émaillent les aventures de Mitsuha et Taki, mais également douce et enlevée quand le film cherche à nous émouvoir. Ce qui, soyons clair, arrive souvent. La faute à une romance originale et touchante, qui se teint de fantastique et de féerie pour mieux nous transporter et nous surprendre. Il y a l'humour, il y a l'amour, il y a l'émotion, et puis tous les thèmes abordés (le spectre de l'oubli, la force des sentiments, la fin de l'enfance, etc). Il y a le suspens aussi, l'inquiétude également, que l'on ressent en même temps que nos deux héros. Deux héros singuliers à l'histoire exaltante que je ne suis pas prêt d'oublier, comme Your Name, premier coup de cœur animé de 2017.
Comédie musicale, romance, USA, 2016, 2H08 Avec Ryan Gosling, Emma Stone, John Legend Sortie le 25 janvier 2017
L'objectif : Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent… Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ? ?
Le subjectif : Nous sommes début 2014. La carrière du jeune réalisateur Damien Chazelle s'envole à Sundance, au rythme des percussions du personnage principal de son second film Whiplash, qui vient d'y être présenté. Adapté d'un court-métrage du même nom déjà plébiscité l'année précédente au même festival de Sundance, le film décroche le Grand Prix du jury et le Prix du public. Quelques mois plus tard, rebelote à Deauville. Parallèlement au succès critique et public qui suit cet état de grâce festivalier, l'interprète J.K. Simmons rafle à son tour plusieurs récompenses, et pas des moindres : Oscar, Golden Globe et BAFTA du meilleur acteur dans un second rôle. Bref, Whiplash, son casting (on n'oublie pas l'excellent premier rôle Miles Teller), sa musique (composée par Justin Hurwitz, ami de Chazelle depuis leurs études de ciné à Harvard) et son réalisateur marquent les esprits. Forcément, le retour de ce dernier derrière une caméra était donc attendu. Et c'est un euphémisme. Depuis les premières images et les premières projections, La La Land est accompagné d'un enthousiasme rarement vu auparavant. Une auréole de superlatifs et de commentaires dithyrambiques qui pouvait laisser dubitatif voire sceptique. C'était mon cas, je l'avoue, étant un amateur prudent de comédies musicales et romantiques. On va pas se mentir : le film mérite tout ce qui a été dit sur lui. Et là encore, c'est un euphémisme.
Comédie, France, 2016, 1H35 Avec Aïssa Maïga, Lucien Jean-Baptiste, Zabou Breitman Sortie le 18 janvier 2017
L'objectif : Paul est marié à Sali. Tout irait pour le mieux s’ils arrivaient à avoir un enfant. Jusqu'au jour où Sali reçoit l'appel qu'ils attendent depuis si longtemps : leur dossier d'adoption est approuvé. Il est adorable, il a 6 mois, il s'appelle Benjamin. Il est blond aux yeux bleus et il est blanc. Eux… sont noirs !
Le subjectif : Longtemps, très longtemps même, Lucien Jean-Baptiste n'a été, pour moi en tout cas, qu'une voix. Il était le docteur Christopher "Turk", c'est-à-dire la doublure française du personnage incarné par l'acteur Donald Faison dans la (meilleure) série (humoristique) hospitalière de tous les temps, j'ai nommé Scrubs (2001-2008). Je sais, la VO c'est mieux, et patati, et patata. Mais à l'heure où le travail de doublage est bafoué sur l'autel du "starsystem" (Hanouna qui double Sausage Party, les YouTubeurs Wartek et Natoo et les footballeurs Griezmann et Matuidi - oui, oui - embauchés pour Lego Batman, etc.), il est important de rappeler et de révéler le nom de ceux dont c'est le métier. Lucien Jean-Baptiste, au même titre qu'Alexis Tomassian qui doublait JD, le comparse de Turk dans Scrubs, en fait partie. Mais ce n'est plus son seul "atout". Car comme nous l'avions vu l'an dernier avec DieuMerci!, Lucien Jean-Baptiste est également un comédien et un réalisateur de (grand) talent. Il le prouve une fois de plus avec Il a déjà tes yeux : un troisième long-métrage, sans conteste moins autobiographique que le précédent, mais toujours aussi maîtrisé et euphorisant.
Cigognes et compagnie de Nicholas Stoller et Doug Sweetland
Film d'animation, comédie, famille, USA, 2016, 1H48 Avec les voix VF de Florent Peyre, Bérengère Krief, Issa Doumbia Sortie le 12 octobre 2016
L'objectif : Pendant longtemps, les cigognes livraient les bébés. Désormais, elles
acheminent des colis pour un géant de l'Internet. Junior, coursier star
de l'entreprise, s'apprête à être promu. Mais il actionne
accidentellement la Machine à Fabriquer les Bébés… qui produit une
adorable petite fille, en totale infraction avec la loi ! Avec l'aide
de son ami Tulip, seul être humain sur le Mont Cigogne, Junior se
précipite pour effectuer sa toute première livraison de bébé. Le temps
presse car son patron ne tardera pas à apprendre la nouvelle… Junior
pourra-t-il redonner aux cigognes la vraie mission qui est la leur ?
Le subjectif : 2016, année de l'animation ? On est "seulement" en novembre, mais ça y ressemble fortement. D'accord, d'accord, c'est de plus en plus le cas, les studios rivalisant d'imagination pour produire chaque année (voire plusieurs fois par an) des films d'animation de plus en plus magnifiques, drôles, intelligents et destinés à tous les publics. Mais en 2016, l'addition de succès et de réussites donne carrément le tournis ! Voyez plutôt : Cigognes et compagnie débarque après Zootopie (Disney), Tout en haut du monde (Sacrebleu productions), Kung-Fu Panda 3 (DreamWorks), Le Monde de Dory (Pixar), L'Âge de glace 5 (Fox), Angry Birds (Sony), Comme des bêtes (Illumination), Kubo et l'armure magique (Laika)... Une liste hallucinante, composée de très bons, voire carrément d'excellents films ! Et ce n'est pas fini : Les Trolls de DreamWorks, le nouveau Disney Vaiana ou même le déjanté Sausage Party de Seth Rogen sont (presque) déjà là ! Mais qui s'en plaindra ? Surtout pas moi !
Comédie, France, 1H37 Avec Romain Duris, Michel Blanc, Gustave Kervern Sortie le 31 août 2016
L'objectif : Jacques habite une petite ville dont tous les habitants ont été mis sur la paille suite à un licenciement boursier. L'usine a fermé, sa copine est partie et les dettes s’accumulent. Alors quand le bookmaker mafieux du coin, lui propose de tuer sa femme, Jacques accepte volontiers...
Le subjectif : Pascal Chaumeil nous a quitté fin août 2015, et le vide qu'il a créé dans le cinéma français est à la mesure de la réussite de son dernier long-métrage, en salles un an après sa disparition tragique. En 2010, déjà, la sortie de son premier film laissait présager tout le talent du réalisateur pour raconter des histoires savoureuses et originales, bien différentes de ce que pouvait proposer la comédie française. Porté par le duo (impérial) Vanessa Paradis-Romain Duris, L'Arnacœur est rapidement devenu un immense succès critique et populaire. Pascal Chaumeil, venu du petit écran (Blague à part, Engrenages, mais surtout Fais pas ci, Fais pas ça), a poursuivi sa route avec le très bon Un plan parfait en 2012, et par une parenthèse anglo-allemande pour A Long Way Down il y a deux ans. En 2015, il accepte de mettre en boîte l'adaptation du roman Un petit boulot d'Iain Levinson - Since The Layoffs en VO - scénarisée par Michel Blanc. Emporté par un cancer au sujet duquel il ne dira rien, le réalisateur a juste le temps de finir de tourner et de monter son dernier long-métrage - un sacré grand boulot.
Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac de films vus cet été :
Conjuring 2 : Le cas Enfield de James Wan
Épouvante-horreur, USA, 2015, 2H13 Avec Vera Farmiga, Patrick Wilson, Frances O'Connor Sortie le 29 juin 2016
Le subjectif : Trois ans (presque) tout pile après le premier volet, mais également après la suite d'Insidious et, plus surprenant, après le 7e et dernier épisode de Fast and Furious (une franche réussite), James Wan, le gourou du cinéma d'épouvante, créateur de la franchise Saw avec trois fois rien, revient nous foutre les "chocottes" avec la suite de Conjuring. Dans ce second épisode intitulé Le cas Enfield, le réalisateur australo-malaisien retrouve les véritables aventures paranormales des époux Warren. Car oui, Conjuring 2 est une histoire vraie, aussi incroyable que cela puisse paraître. C'était d'ailleurs un des points forts du premier opus - empaqueter un super film d'exorcisme avec des documents audio et photo historiques, afin de nous plonger un peu plus dans l'épouvante -, c'est toujours le cas dans cette suite. L'histoire se passe cette fois à Londres, quelque temps après la célèbre affaire Amityville, mais surtout après Harrisville, racontée dans le premier film. L'activité de Lorraine et Ed est désormais reconnue, ils passent à la télé et, malgré la réticence de la première qui veut protéger son mari après des visions particulièrement cauchemardesques (pour elle comme pour nous), cette célébrité naissante les conduit en Angleterre, à vérifier pour l'Eglise la "véracité" d'une prétendue possession subie par la famille Enfield.
On retrouve avec un immense plaisir (je parle pour moi) les beaux et géniaux Vera Farmiga et Patrick Wilson au casting. Premier bon point. On retrouve ensuite l'expertise de James Wan à la réalisation : les séquences d'exorcisme et d'apparitions sont flippantes, le rythme est soutenu, les rebondissements sont légion, et l'atmosphère générale angoissante. Second bon point. Même si le genre peut paraître éculé, et si ce second Conjuring n'apporte rien de réellement nouveau, l'ensemble est réalisé avec une telle sincérité, une telle maîtrise qu'on ne peut que tomber sous le charme - et prier pour que les mauvais esprits laissent tranquille nos deux époux. Dernier bon point, l'histoire un peu plus retorse, qui oppose sans cesse les convictions du "chasseur de fantôme" qui veut aider cette famille terrifiée, et les obligations du soldat de Dieu, qui doit rendre des comptes à l'Eglise. La foi de Lorraine est éprouvée, tandis que c'est aux forces vitales de son mari que les démons en veulent. Divertissant sans être novateur, mais habile, terrifiant, formidablement monté et post-monté (les effets sont impeccables, jusqu'au générique final), ce second volet est à conseiller à tous les amateurs du genre. Qui ne demanderont qu'une chose, comme moi : que James Wan s’attelle vite à sa suite, dès qu'il aura une nouvelle fois changé de sujet en réalisant Aquaman pour DC !
La Nouvelle Vie de Paul Sneijder de Thomas Vincent
Comédie dramatique, France, 2016, 1H54 Avec Thierry Lhermitte, Géraldine Pailhas, Pierre Curzi Sortie le 8 juin 2016
L'objectif : Suite à un rarissime accident, Paul Sneijder ouvre les yeux sur la réalité de sa vie de « cadre supérieur » à Montréal : son travail ne l’intéresse plus, sa femme l’agace et le trompe, ses deux fils le méprisent… Comment continuer à vivre dans ces conditions ? En commençant par changer de métier : promeneur de chiens par exemple ! Ses proches accepteront-ils ce changement qui le transformera en homme libre ?
Le subjectif : Entre deux ou trois films de super-héros, après un Festival de Cannes aussi éreintant qu'enthousiasmant, et alors que les sorties françaises s'additionnent dangereusement, je ne m'attendais pas à être surpris dans une salle obscure. Convaincu par de nombreuses critiques positives et ne sachant que faire d'autre de mon vendredi, j'ai malgré tout poussé la porte de l'un de mes deux cinémas cannois préférés (les locaux comprendront), décidé à découvrir l'aventure du héros campé par Thierry Lhermitte. D'abord happé par la beauté des plans fixes se succédant à l'écran, et qui mettaient en valeur un Montréal enneigé, j'ai ensuite été intrigué par l'histoire de Paul Sneijder. Ce fameux Paul Sneijder que le titre me présentait, et que je savais extirpé d'un bouquin du Toulousain Jean-Paul Dubois, Le Cas Sneijder. Happé, puis intrigué, pour finalement être ravi par le film de Thomas Vincent, émouvant et original de bout en bout, profondément humain et universel, tout en restant le récit d'une histoire personnelle douloureuse et particulière.
Le Film du samedi soir,
c'est une petite comédie sans prétention, une série B bien barrée, un
film d'horreur poussiéreux, une aventure de gosses oubliée, une sortie
directe en DVD... Voire aussi, et c'est pas incompatible avec le reste,
un long-métrage dispo sur Netflix. Bref, un film que je vous conseille et vous recommande chaudement. Aujourd'hui, on est samedi, et le film de ce samedi soir est :
La Folle Journée de Ferris Bueller de John Hughes
Comédie (dramatique), USA, 1986, 1H42
Avec Steve Martin, John Candy, Laila Robins
Sortie le 11 juin 1986 aux USA, le 17 décembre chez nous etdispo sur Netflix.
L'histoire : Un cancre invétéré, Ferris Bueller, convainc sa petite amie et son
meilleur ami hypocondriaque (dont le père a une Ferrari) de sécher les
cours pour aller passer la journée à Chicago. Pendant qu'ils font les
400 coups dans la grande ville, le proviseur et la sœur de Ferris
tente, chacun de leurs côtés, de prouver aux parents que leur fils est
un cancre et qu'il a séché.
On y est, arrêtez tout, c'est aujourd'hui : ce 11 juin 2016, le film cultissime de John Hugues La Folle Journée de Ferris Bueller fête ses 30 ans ! Voilà trois décennies, jour pour jour, que sa pellicule a ravi les salles et ses spectateurs américains. Comme vous le savez si vous me lisez régulièrement, j'ai décidé de rendre hommage à ce chef-d’œuvre de la comédie américaine et à son réalisateur en consacrant quatre Films du samedi soir à quatre longs-métrages de John Hugues. Quatre films qui sont d'ailleurs disponibles sur Netflix- parce que les choses sont bien faites ! Après Sixteen Candles et Un ticket pour deux, et avant (promis c'est pour bientôt) l'autre long-métrage culte du réalisateur, j'ai nommé The Breakfast Club, voici donc ma petite contribution à la célébration du 30e anniversaire de ce classique du cinéma. La Folle Journée de Ferris Bueller est le 4e film de son réalisateur, même s'il n'est sorti qu'un an à peine après le premier, Une créature de rêve. Une nouvelle fois, John Hugues traite de l'adolescence. Une nouvelle fois, le jeune réalisateur (36 ans au moment de la sortie) impose cette thématique comme un genre à part entière, avec inventivité, sincérité et talent. J'ai pour habitude d'aimer les films que je vous présente dans cette rubrique, mais c'est encore plus vrai concernant celui-ci. De bout en bout, La Folle Journée de Ferris Bueller m'a charmé, m'a fait rire et m'a ému.
Le Film du samedi soir,
c'est une petite comédie sans prétention, une série B bien barrée, un
film d'horreur poussiéreux, une aventure de gosses oubliée, une sortie
directe en DVD... Voire aussi, et c'est pas incompatible avec le reste,
un long-métrage dispo sur Netflix. Bref, un film que je vous conseille et vous recommande chaudement. Aujourd'hui, on est samedi, et le film de ce samedi soir est :
Un ticket pour deux de John Hughes
Comédie, road-trip, USA, 1987, 1H33
Avec Steve Martin, John Candy, Laila Robins
Sortie le 4 mai 1984 aux USA, le 2 février 2010 en DVD etdispo sur Netflix.
L'histoire : Le seul désir de Neal Page, c'est de rentrer à temps
chez lui pour fêter Thanksgiving. Mais son avion étant annulé pour
cause de mauvais temps, il doit se rabattre sur d'autres moyens de
transport. Ce qui ne serait pas un problème en soi, s'il ne devait
également s’accommoder de la compagnie de Del Griffith, un vendeur
ambulant bavard qui ne veut plus le lâcher...
Cette année, le 11 juin plus
précisément, le quatrième et cultissime film de John Hughes, La Folle journée de Ferris Bueller fêtera ses 30 ans.
Pour rendre hommage à ce classique de la comédie américaine, je vous propose quatre Film(s) du samedi soir dédiés à John Hughes jusqu'au fameux 11 juin 2016. Parce que la vie est bien faite, les quatre films en question - les quatre plus célèbres - sont tous disponibles sur Netflix. Après Sixteen Candles (Seize bougies pour Sam),
intéressons-nous à Un ticket pour deux, sorti en 1987. Planes, Trains and Automobiles(en
VO) raconte l'histoire, ou plutôt le calvaire de Neal Page, un
publicitaire qui ne demandait pourtant qu'à rentrer chez lui à temps
pour fêter Thanksgiving avec les siens. Problème : une météo capricieuse
cloue son avion au sol, l'obligeant à trouver d'autres moyens de
transport. Et ce n'est que le début des galères, puisque Neal va devoir
en plus se coltiner un compagnon de voyage pour le moins encombrant. Del
Griffith, vendeur ambulant dont le bavardage n'a d'égal que sa
gentillesse, excède notre père de famille sur tous les points. Opposés
mais forcés de se supporter, Neal et Del nous embarquent dans un
road-movie hilarant !
Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé,
mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici
le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques
synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac :
Les Ardennes de Robin Pront
Thriller, drame, Belgique-Pays-Bas, 2016, 1H33 Avec Jeroen Perceval, Kevin Janssens, Veerle Baetens Sortie le 13 avril 2016
Le subjectif : Plus que la promesse de voir un "nouveau Bullhead" ou un film "dans la veine des frères Coen", c'est la présence au casting de Veerle Baetens qui m'a convaincu d'aller voir Les Ardennes. L'actrice, merveilleuse dans le non moins merveilleux Alabama Monroe (mon coup de cœur 2013), est ici au cœur d'un triangle amoureux qui va vite virer au drame ultra-violent. Son personnage, Sylvie, était la petite amie d'un malfrat violent, Kenneth, jusqu'à ce que celui-ci ne finisse en prison à la suite d'un cambriolage ayant mal tourné. Son frère David, qui s'en était sorti de justesse, a toujours été là pour lui, jusqu'à sa remise en liberté quatre ans plus tard. Problème : Sylvie et David s'aiment, et Kenneth ne se doute de rien. Alors qu'il veut recommencer sa vie là où il l'avait laissée, les choses ne vont pas se dérouler comme il le voudrait. Et la mauvaise histoire belge de dérouler son intrigue brutale, sur fond de peinture sociale noire.
Oui, Les Ardennes est un polar vraiment très sombre, aux personnages que rien ni personne ne va épargner, et qui semblent être abonnés au forfait "mauvais choix et mauvaises rencontres". Pétri de bonnes idées de mise en scène (ce plan dans le restaurant avec le travelling avant immensément ralenti, toute la fin du film), d'une intrigue prenante aux rebondissements (trop) incessants, et surtout doté d'un excellent casting (le héros Jeroen Perceval, tout en sobriété, est fabuleux), le premier long-métrage de Robin Pront reste malgré tout difficile d'accès. La faute à une surenchère de violence (même si les retournements de situation sanglant font, il est vrai, penser aux meilleurs Coen), mais surtout à une bande-son mal orchestrée, comme cette satanée musique techno beaucoup, beaucoup trop forte. Tellement dérangeante qu'elle m'a fait quitter la salle avant la fin du générique. Oui c'est subjectif, mais c'est une fausse note.
Le Film du samedi soir, c'est une petite comédie sans prétention, une série B bien barrée, un film d'horreur poussiéreux, une aventure de gosses oubliée, une sortie directe en DVD... Voire aussi, et c'est pas incompatible avec le reste, un long-métrage dispo sur Netflix. Bref, un film que je vous conseille et vous recommande chaudement. Aujourd'hui, on est samedi, et le film de ce samedi soir est :
Sixteen Candles de John Hughes
Comédie, romance, teen-movie, USA, 1984, 1H33
Avec Molly Ringwald, Michael Schoeffling, Haviland Morris
Sortie le 4 mai 1984 aux USA, le 6 mai 1998 en DVD etdispo sur Netflix.
L'histoire : La journée d'anniversaire d'une adolescente de 16 ans amoureuse du garçon le plus populaire du lycée et aimé du garçon le moins en vue. Et, avec ses parents qui oublient son anniversaire, des grands-parents envahissants et un étudiant étranger sur les bras, tout est fait pour que cette journée soit inoubliable !
Comme vous le savez bien évidemment tous, cette année je fête mes 30 ans. Ce dont vous ne vous doutez peut-être pas en revanche, c'est qu'un autre trentième anniversaire va être célébré en 2016. Le 11 juin, plus précisément. En effet, à cette même date sortait en 1986 le quatrième film de John Hughes, La Folle journée de Ferris Bueller. Pour rendre hommage à ce classique de la comédie américaine, un samedi sur trois, jusqu'au tant attendu 11 juin 2016, je vous proposerai un Film du samedi soir spécial John Hughes. Parce que la vie est bien faite, les quatre films en question - les quatre plus célèbres - sont tous disponibles sur Netflix. Pour commencer, je vais vous parler de Sixteen Candles (Seize bougies pour Sam), qui est également le tout premier long-métrage du réalisateur. Sorti en 1984, il raconte la "folle journée" de Samantha, qui fête son 16e anniversaire dans l'indifférence générale. Obnubilée par le mariage de sa grande sœur, toute sa famille snobe en effet Sam. Pour ne rien arranger, la jeune fille, amoureuse en secret de Jake, garçon le plus populaire de son lycée, subit la cour éhontée de Ted, un "geek" téméraire et entreprenant (qui s'avèrera être l'atout comique numéro 1 du film). Bref, pour ses 16 ans, rien ne va se passer comme prévu - ou en tout cas comme Sam l'aurait voulu.
Le Film du samedi soir,
c'est une petite comédie sans prétention, une série B bien barrée, un
film d'horreur poussiéreux, une aventure de gosses oubliée, une sortie
directe en DVD... Voire aussi, et c'est pas incompatible avec le reste, un long-métrage dispo sur Netflix. Bref, un film que je vous conseille et vous
recommande chaudement. Aujourd'hui, on est samedi, et le film de ce samedi
soir est :
Dope de Rick Famuyiwa
Comédie dramatique, Feel-good teen movie, USA, 2015, 1H44
Avec Shameik Moore, Tony Revolori, Kiersey Clemons
Sortie le 4 novembre 2015 au ciné et le 23 mars 2016 en DVD
(Cannes 2015 - Quinzaine des réalisateurs : film de clôture)
L'histoire : Malcom fait tout pour survivre dans un quartier chaud du sud de Los Angeles, jonglant entre inscriptions et entretiens pour entrer à l’université. Une invitation à une soirée underground va l’entrainer dans une aventure qui pourrait bien le faire passer du statut de « geek » à celui de mec cool, un « dope », pour finalement être lui-même.
Pour le 2e Film du samedi soir de l'année, je vais légèrement "casser les codes". Aujourd'hui, pas de vieillerie, d'exclu Netflix ou de "Direct to DVD". Le long-métrage dont je vais vous parler est bien sorti en salles, le 4 novembre dernier, mais est passé inaperçu : il a accumulé péniblement moins de 40 000 entrées en France, alors qu'il a dépassé les 14 millions de $ de recettes aux États-Unis (pour un budget de 700 000). C'est donc pour réparer cette injustice française et parce que le film, déjà dispo en VOD, sort mercredi en DVD, que je suis heureux de vous présenter Dope. Sensation du festival de Sundance 2015, où il a glané le Prix spécial du jury pour son montage, puis Prix du public à Deauville en septembre dernier, le long-métrage de Rick Famuyiwa est (surtout) mon gros coup de cœur de la Quinzaine des réalisateurs 2015. Tragi-comédie américaine sur fond de "dope" et de hip-hop, produite par Pharell Williams et Forest Whitaker, Dope intègre facilement le classement des films les plus cools et pétillants de tous les temps. Vous êtes prévenus !
Comédie, France, 1H35 Avec Lucien Jean-Baptiste, Baptiste Lecaplain, Firmine Richard Sortie le 9 mars 2016
(Festival international du film de comédie de l'Alpe-d'Huez 2016 - Hors-compétition)
L'objectif : À sa sortie de prison, Dieumerci, 44 ans, décide de changer de vie et de suivre son rêve : devenir comédien. Pour y arriver, il s’inscrit à des cours de théâtre qu'il finance par des missions d'intérim. Mais il n'est pas au bout de ses peines. Son binôme Clément, 22 ans, lui est opposé en tout. Dieumerci va devoir composer avec ce petit "emmerdeur". Il l’accueille dans sa vie précaire faite d'une modeste chambre d'hôtel et de chantiers. Au fil des galères et des répétitions, nos deux héros vont apprendre à se connaître et s’épauler pour tenter d'atteindre l'inaccessible étoile.
Le subjectif : Il y a une dizaine d'années, je découvrais sur la télé de mon papa, canal TPS Cinéstar, la sitcom médicale américaine Scrubs. Le début d'une belle et longue histoire d'amour non seulement avec la série, mais aussi avec ses personnages, leurs interprètes (Zach Braff et Donald Faison pour le duo principal) et, parce que j'ai découvert Scrubs en VF, leurs doubleurs francophones. Adorant les personnages de JD et Turk, j'ai adoré leur version française : elles font partie de moi. Je sais, "la VO c'est mieux", toussa... Mais le travail de doublure voix est un vrai boulot de comédien, et certains sont non seulement très doués, mais nous marquent aussi profondément. C'est donc en regardant Scrubs que j'ai découvert Alexis Tomassian et Lucien Jean-Baptiste, à travers leur voix. Et vous commencez à voir où je veux en venir. Quelques années plus tard, je découvrais au cinéma La Première Étoile, et faisais enfin connaissance avec le visage derrière le talent de Lucien Jean-Baptiste, auteur, réalisateur et acteur. Il y a quelques jours, je l'ai retrouvé pour son troisième long-métrage, inspiré de sa propre expérience : DieuMerci !
Après de longs mois d'absence et pour la sixième édition du Saturday Fight Fever, je profite du récent ajout sur Netflix de la comédie SF horrifique britannique Grabbers de Jon Wright, pour parler, enfin, d'une autre pépite du genre : Attack the Block de Joe Cornish, sortie en 2010.
Crouch, touch, pause... ENGAGE !
Grabbers
de Jon Wright Comédie, SF, épouvante-horreur, UK-Irlande, 2012, 1H30 Avec Richard Coyle, Ruth Bradley, Russell Tovey Sortie le 1er janvier 2013 en DVD
Attack the Block
de Joe Cornish Action, SF, épouvante-horreur, UK, 2011, 1H28 Avec Nick Frost, Jodie Whittaker, John Boyega Sortie le 20 juillet 2011
Le projet
Un film britannique mêlant horreur et humour, envahisseurs et cul-terreux, ça vous dit quelque chose ? Pas étonnant, puisque le pitch de départ de Grabbers est un hommage très appuyé aux Shaun of the Dead, Hot Fuzz ou encore Lesbian Vampire Killers, qui doivent très certainement remplir vos armoires à DVD si tant est que vous aimiez ces séries Z foutraques mais sincères. Rien de nouveau sous le ciel couvert de Grande-Bretagne, donc, mais une comédie parodique sanguinolente de plus est toujours bonne à prendre, et voilà notre intérêt qui est immédiatement relancé. D'autant que depuis le mois dernier le film est dispo sur Netflix...
Le Film du samedi soir,
c'est une petite comédie sans prétention, une série B bien barrée, un
film d'horreur poussiéreux, une aventure de gosses oubliée, une sortie
directe en DVD... Voire aussi, et c'est pas incompatible avec le reste, un long-métrage dispo sur Netflix. Bref, un film que je vous conseille et vous
recommande chaudement. Aujourd'hui, on est samedi, et le film de ce samedi
soir est :
Admis à tout prix de Steve Pink
Comédie, Feel-good teen movie, USA, 2006, 1H30
Avec Justin Long, Blake Lively, Jonah Hill
Sortie le 18 août 2009 (en DVD)
L'histoire : Lassé d'essuyer des refus dans les universités auxquelles il a postulé, Bartlebly Gaines a trouvé la solution idéale pour assurer son avenir et réconforter les parents : créer sa propre faculté ! C'est ainsi qu'avec l'aide de ses amis, le jeune homme reprend un vieil institut psychiatrique désaffecté, engage l'oncle déjanté de son meilleur ami comme doyen de l'université et crée un faux site web pour promouvoir l'établissement. Le "South Harmon Institute of Technology" est né !
Je vais vous épargner le traditionnel discours sur "le retour du Film du samedi soir", et vous la faire courte. Admis à tout prix (Accepted en VO) est un "teen movie" américain sans prétention qui m'est tombé dessus sans prévenir, un soir de désert télévisuel. Affublé de la mention "Par les créateurs de Menteur Menteur et Bruce Tout puissant", le film était auparavant sorti chez nous en 2009, directement en DVD. Soit trois ans pile poil après avoir débarqué dans les salles américaines. De mon côté, je l'ai donc récemment découvert sur Netflix - ce qui me permet de vous annoncer qu'une sous-rubrique "Dispo sur Netflix" viendra désormais vous éclairer sur les productions à mater sur ce "cher" réseau de streaming légal... Bref. Quelles ne furent pas ma surprise, ma joie, mon excitation en visionnant cette sympathique comédie qui n'a d'autre prétention que de "se sentir bien" (feel-good, je tiens à employer un vocabulaire français). Un film qui utilise tous les codes du teen movie classique, mais qui insuffle une joyeuse énergie et qui, surtout, aborde une thématique tout sauf éculée : l'éducation populaire.
Comédie, drame, France, Belgique, 2016, 1H41 Avec Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde, Vincent Lacoste Sortie le 2 mars 2016
L'objectif : Tous les ans, Bruno fait la route des vins… sans quitter le salon de l’Agriculture ! Mais cette année, son père, Jean, venu y présenter son taureau champion Nabuchodonosor, décide sur un coup de tête de l’emmener faire une vraie route des vins afin de se rapprocher de lui. Et s’ils trinquent au Saint Amour, ils trinqueront bien vite aussi à l’amour tout court en compagnie de Mike, le jeune chauffeur de taxi embarqué à l’improviste dans cette tournée à hauts risques entre belles cuvées et toutes les femmes rencontrées au cours de leur périple…
Le subjectif : Pour les présenter, on pourrait résumer les truculents Gustave Kervern et Benoît Delépine aux deux reporters alcooliques et/ou calamiteux Gustave de Kervern et Michael Kael, les deux personnages ô combien iconiques et vitrioleurs qu'ils campent depuis 1992 dans Groland. Ce serait déjà beaucoup, mais tellement peu, au final. Car voilà six longs-métrages que le duo s'exprime sur grand écran, pour le plus grand plaisir de tous les amoureux de leur humour corrosif si particulier, né il y a plus de vingt ans sur Canal. De leur premier film Aaltra en 2004 à Near Death Experience en 2014, les deux comparses n'ont jamais baissé pavillon, continuant à diffuser leur style vindicatif et provocant. À la fois satirique et tendre, fabuleusement facétieux et en même temps profondément humain, le cinéma de Kervern et Delépine ne laisse jamais indifférent. C'est donc avec bonheur et bonne humeur que j'ai retrouvé leur univers dans Saint Amour, en même temps qu'un duo d'acteurs aussi atypique qu'eux, et qui ne leur était pas étranger.
Film d'animation Disney, comédie, aventure, policier, USA, 2016, 1H48 Avec les voix VF de Marie-Eugénie Maréchal, Alexis Victor, Pascal Elbé Sortie le 17 février 2016
L'objectif : Zootopie est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux l'y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d’autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde à sa place à Zootopie ! Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque...
Le subjectif : Le passage de Disney de l'animation en 2D à la 3D est une histoire intéressante et complexe - que j'avais essayé de démêler, avec plus ou moins de clarté et de réussite, dans ma critique de La Princesse et la Grenouille, il y a quelques années. Après un début compliqué, marqué (ou pas) par trois productions que presque tout le monde a oublié (Dinosaures, The Wildet Chicken Little), les studios Disney ont enclenché la seconde dès 2006, rassérénés par le rachat de Pixar, mais, surtout, par l'arrivée du nouveau directeur créatif John Lasseter. Le papa des Toy Stories a tapé dans la souricière, revigorant l'animation par ordinateur de la firme, et lançant Bienvenue chez les Robinson, puis Volt en 2008, qui fût le premier long-métrage Disney de ce type à rencontrer un vrai succès. Certainement satisfait du travail effectué par le réalisateur Byron Howard, Lasseter lui a confié les rennes du projet suivant : Raiponce. Là aussi, le succès fût au rendez-vous. Différentes des "pépites" de Pixar, ces productions Disney en images de synthèse avaient une personnalité propre qui ravissait la presse et enchantait les spectateurs. Tant et si bien que les films en 3D se sont enchaînés : avant Les Nouveaux Héros l'an dernier, il y a eu La Reine des neiges pour le Noël 2013, et, l'année précédente, Les Mondes de Ralph, réalisé par Rich Moore.