Comédie, aventure, France, 2017, 1H34 Avec Vanessa Guide, Alison Wheeler, Margot Bancilhon Sortie le 22 mars 2017
L'objectif : La folle aventure de trois copines invitées au mariage de leur meilleure amie au Brésil. À peine arrivées à Rio, elles tuent accidentellement un jeune homme trop insistant. Dès lors, tout s'emballe !
Le subjectif : En décembre dernier, grâce à l'association Cannes Cinéma et à la 29e édition des Rencontres cinématographiques, j'ai eu l'immense privilège de m'entretenir avec Patrick Mille - l'interview en deux parties est à retrouver par ici et puis par là - mais également la chance de découvrir en avant-première son dernier film, Going to Brazil. Fan de l'acteur, que j'ai notamment adoré dans 99 Francs ou La Jungle, je ne savais pas vraiment quoi attendre de son deuxième long-métrage, cinq ans après le drame intimiste Mauvaise fille, très bonne adaptation du livre du même nom de son épouse Justine Lévy. Très rapidement, pourtant, j'ai été conquis par la fraîcheur, l'énergie communicative et la force humoristique de cette comédie à nulle autre pareille. Et pour cause ! Sous ses airs noirs de virée chaotique où les dangers et les drames s'accumulent dans le voyage de trois jeunes Françaises invitées au mariage d'une quatrième amie au Brésil, Going to Brazil invite à rire. Non pas par accident, mais par maîtrise d'un genre. Un genre généralement propre à nos voisins anglo-saxons et auquel la France rechigne à se risquer, préférant les bons mots et autres vannes faciles.
Action, aventure, univers Marvel, USA, 2016, 2H17 Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen Sortie le 1er mars 2017
L'objectif : Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui.
Le subjectif : La bande-annonce (ci-dessus) ne laissait guère place au doute : le film Logan incarne la "dernière heure" de Wolverine au cinéma. Si on peut toutefois et sans risque avancer qu'il renaîtra de ses cendres d'une manière ou d'une autre, dans un nouvel univers/film (avec ou sans la Fox, avec ou sans les Avengers) et sous les traits d'un nouvel acteur, la romance qui lie le personnage Marvel le plus vu sur nos écrans ces dernières années et son interprète a (bel et bien) vécu. "Son heure est venue", Hugh Jackman dépose (enfin) les lames, après pas moins de neuf films dans la peau du plus teigneux et emblématique des X-Men : James "Logan" Howlett, plus connu sous les sobriquets de Wolverine ou Serval. Après un travail d'équipe dans X-Men, X-Men 2 (le meilleur) et L'Affrontement final (le pire), puis dans la nouvelle trilogie X-Men : Le Commencement, Days of Future Past et Apocalypse, et après une expérience solo (plus que) mitigée dans X-Men : Origins et Wolverine : Le Combat de l'immortel, le plus barbu des mutants porte donc ses derniers coups de griffes sous les traits de l'acteur australien dans Logan de James Mangold. Adapté du très bon comics de Mark Millar Old Man Logan, ce dernier film se voulait crépusculaire, sombre et beaucoup plus adulte qu'aucune autre histoire de la maison des idées portée au ciné. Mission réussie ? Oh que oui !
Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac des films :
Your Name de Makoto Shinkai
Animation, drame, romance, Japon, 2016, 1H46 Avec les voix de Ryûnosuke Kamiki, Mone Kamishiraishi, Masami Nagasawa Sortie le 28 décembre 2016
Le subjectif : Comme souvent, c'est en en ayant entendu énormément de bien que je suis allé voir en salle Your Name en janvier dernier, environ deux semaines après sa sortie française. Fan d'animation et toujours très attentif quand elle vient du pays du soleil levant, je n'avais aucune raison de douter. D'autant plus qu'outre le bouche à oreilles euphorique et le succès critique, ce long-métrage avait déjà battu tous les records au Japon, devenant par exemple le premier film hors Studio Ghibli à dépasser les 10 milliards de Yen de recettes. Et je n'ai pas encore parlé de l'histoire. L'histoire de Mitsuha, adolescente "coincée" dans ses montagnes et ses traditions ancestrales, mais également l'histoire de Taki, jeune lycéen vivant à Tokyo et partagé entre son boulot de serveur et ses amis. L'histoire, enfin, de leurs "rencontres", fantastiques ou oniriques, au beau milieu de leurs rêves respectifs. Bref, l'œuvre de Makato Shinkai, dont je ne connaissais absolument pas le travail jusque-là, avait tout pour me plaire. Je n'ai pas été déçu.
La première réussite du film d'animation de Shinkai est... l'animation. Visuellement, c'est magnifique. Les lumières et événements naturels (sans trop spoiler, il est question d'une chute de météorite) sont superbement mise en images. Les paysages sont eux aussi splendides, qu'ils s'agisse de ceux de Tokyo ou du village de montagne. Même chose pour les personnages, au "chara-design" très shojo/shonen (mangas pour jeunes filles/garçons) - ce qui est normal puisqu'on parle d'une idylle adolescente. Autre point (très très très) fort : la musique. La bande originale est tout simplement géniale, très pop et rythmée quand il le faut, pour accompagner les séquences énergiques et drôles qui émaillent les aventures de Mitsuha et Taki, mais également douce et enlevée quand le film cherche à nous émouvoir. Ce qui, soyons clair, arrive souvent. La faute à une romance originale et touchante, qui se teint de fantastique et de féerie pour mieux nous transporter et nous surprendre. Il y a l'humour, il y a l'amour, il y a l'émotion, et puis tous les thèmes abordés (le spectre de l'oubli, la force des sentiments, la fin de l'enfance, etc). Il y a le suspens aussi, l'inquiétude également, que l'on ressent en même temps que nos deux héros. Deux héros singuliers à l'histoire exaltante que je ne suis pas prêt d'oublier, comme Your Name, premier coup de cœur animé de 2017.
Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac de films vus cet été :
Conjuring 2 : Le cas Enfield de James Wan
Épouvante-horreur, USA, 2015, 2H13 Avec Vera Farmiga, Patrick Wilson, Frances O'Connor Sortie le 29 juin 2016
Le subjectif : Trois ans (presque) tout pile après le premier volet, mais également après la suite d'Insidious et, plus surprenant, après le 7e et dernier épisode de Fast and Furious (une franche réussite), James Wan, le gourou du cinéma d'épouvante, créateur de la franchise Saw avec trois fois rien, revient nous foutre les "chocottes" avec la suite de Conjuring. Dans ce second épisode intitulé Le cas Enfield, le réalisateur australo-malaisien retrouve les véritables aventures paranormales des époux Warren. Car oui, Conjuring 2 est une histoire vraie, aussi incroyable que cela puisse paraître. C'était d'ailleurs un des points forts du premier opus - empaqueter un super film d'exorcisme avec des documents audio et photo historiques, afin de nous plonger un peu plus dans l'épouvante -, c'est toujours le cas dans cette suite. L'histoire se passe cette fois à Londres, quelque temps après la célèbre affaire Amityville, mais surtout après Harrisville, racontée dans le premier film. L'activité de Lorraine et Ed est désormais reconnue, ils passent à la télé et, malgré la réticence de la première qui veut protéger son mari après des visions particulièrement cauchemardesques (pour elle comme pour nous), cette célébrité naissante les conduit en Angleterre, à vérifier pour l'Eglise la "véracité" d'une prétendue possession subie par la famille Enfield.
On retrouve avec un immense plaisir (je parle pour moi) les beaux et géniaux Vera Farmiga et Patrick Wilson au casting. Premier bon point. On retrouve ensuite l'expertise de James Wan à la réalisation : les séquences d'exorcisme et d'apparitions sont flippantes, le rythme est soutenu, les rebondissements sont légion, et l'atmosphère générale angoissante. Second bon point. Même si le genre peut paraître éculé, et si ce second Conjuring n'apporte rien de réellement nouveau, l'ensemble est réalisé avec une telle sincérité, une telle maîtrise qu'on ne peut que tomber sous le charme - et prier pour que les mauvais esprits laissent tranquille nos deux époux. Dernier bon point, l'histoire un peu plus retorse, qui oppose sans cesse les convictions du "chasseur de fantôme" qui veut aider cette famille terrifiée, et les obligations du soldat de Dieu, qui doit rendre des comptes à l'Eglise. La foi de Lorraine est éprouvée, tandis que c'est aux forces vitales de son mari que les démons en veulent. Divertissant sans être novateur, mais habile, terrifiant, formidablement monté et post-monté (les effets sont impeccables, jusqu'au générique final), ce second volet est à conseiller à tous les amateurs du genre. Qui ne demanderont qu'une chose, comme moi : que James Wan s’attelle vite à sa suite, dès qu'il aura une nouvelle fois changé de sujet en réalisant Aquaman pour DC !
Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé,
mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici
le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques
synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac :
Les Ardennes de Robin Pront
Thriller, drame, Belgique-Pays-Bas, 2016, 1H33 Avec Jeroen Perceval, Kevin Janssens, Veerle Baetens Sortie le 13 avril 2016
Le subjectif : Plus que la promesse de voir un "nouveau Bullhead" ou un film "dans la veine des frères Coen", c'est la présence au casting de Veerle Baetens qui m'a convaincu d'aller voir Les Ardennes. L'actrice, merveilleuse dans le non moins merveilleux Alabama Monroe (mon coup de cœur 2013), est ici au cœur d'un triangle amoureux qui va vite virer au drame ultra-violent. Son personnage, Sylvie, était la petite amie d'un malfrat violent, Kenneth, jusqu'à ce que celui-ci ne finisse en prison à la suite d'un cambriolage ayant mal tourné. Son frère David, qui s'en était sorti de justesse, a toujours été là pour lui, jusqu'à sa remise en liberté quatre ans plus tard. Problème : Sylvie et David s'aiment, et Kenneth ne se doute de rien. Alors qu'il veut recommencer sa vie là où il l'avait laissée, les choses ne vont pas se dérouler comme il le voudrait. Et la mauvaise histoire belge de dérouler son intrigue brutale, sur fond de peinture sociale noire.
Oui, Les Ardennes est un polar vraiment très sombre, aux personnages que rien ni personne ne va épargner, et qui semblent être abonnés au forfait "mauvais choix et mauvaises rencontres". Pétri de bonnes idées de mise en scène (ce plan dans le restaurant avec le travelling avant immensément ralenti, toute la fin du film), d'une intrigue prenante aux rebondissements (trop) incessants, et surtout doté d'un excellent casting (le héros Jeroen Perceval, tout en sobriété, est fabuleux), le premier long-métrage de Robin Pront reste malgré tout difficile d'accès. La faute à une surenchère de violence (même si les retournements de situation sanglant font, il est vrai, penser aux meilleurs Coen), mais surtout à une bande-son mal orchestrée, comme cette satanée musique techno beaucoup, beaucoup trop forte. Tellement dérangeante qu'elle m'a fait quitter la salle avant la fin du générique. Oui c'est subjectif, mais c'est une fausse note.
Aventure, SF, drame, USA, 2016, 1H51 Avec Michael Shannon, Jaeden Lieberher, Joel Edgerton Sortie le 16 mars 2016
L'objectif : Fuyant d'abord des fanatiques religieux et des forces de police, Roy, père de famille et son fils Alton, se retrouvent bientôt les proies d'une chasse à l'homme à travers tout le pays, mobilisant même les plus hautes instances du gouvernement fédéral. En fin de compte, le père risque tout pour sauver son fils et lui permettre d'accomplir son destin. Un destin qui pourrait bien changer le monde pour toujours.
Le subjectif : Quand on invoque l'héritage de Steven Spielberg - peut-être le faiseur de film le plus brillant des 40 dernières années -, il existe deux catégories de cinéma. L'hommage appuyé voire revendiqué, souvent présomptueux ou maladroit, pas forcément dénué de talent mais trop intéressé pour devenir intéressant, et l'hommage deviné. Si à la première on peut classer le très pompeux (dans tous les sens du terme) Super 8, du « fils prodigue » J.J. Abrams, la seconde convient parfaitement à toute la filmographie de Jeff Nichols. À 37 ans et en trois films, le natif de Little Rock, dans l’Arkansas, a déjà mis tout le monde d'accord. Shotgun Stories (2007), Take Shelter (2011) et Mud (2012) sont tout simplement devenus des œuvres cultes, et nombreux sont ceux à voir dans sa réalisation la filiation directe et assumée de "papi" Spielberg. Autant dire que la sortie de Midnight Special, premier véritable long-métrage estampillé SF du réalisateur, était attendue. Je n’ai pas été déçu.
L'objectif : Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.
Le subjectif : Après Star Wars VII, The Revenant est certainement le film dont on a le plus entendu parler ces derniers mois. Dès la diffusion du teaser-trailer sur la toile, les premières mâchoires se sont décrochées. Il faut dire que ce film hors-normes aux conditions de tournage chaotiques et au scénario de vengeance teinté de survie extrême, inspiré de l'histoire vraie du trappeur Hugh Glass, avait de quoi intéresser les cinéphiles. Réalisé par le Mexicain Alejandro González Iñárritu, moins d'un an après qu'il eut glané le plus beau des Oscars pour Birdman, The Revenant est surtout devenu très vite le film pouvant ENFIN permettre à Leonardo DiCaprio de décrocher la statuette dorée du Meilleur acteur. Cette critique arrivant tard, nous savons tous que la consécration tant attendue est survenue - autant pour Leo que pour Iñárritu, qui est reparti avec l'Oscar du Meilleur réalisateur. Le film est donc sorti, les avis sont tombés, et se sont avérés plutôt partagés : tantôt dithyrambiques, tantôt dubitatifs. The Revenant semble ne laisser personne indifférent.
Film d'animation, aventure, France, 2016, 1H20 Avec les voix de Christa Théret, Féodor Atkine, Thomas Sagols Sortie le 27 janvier 2016
L'objectif :
1882, Saint-Pétersbourg. Sacha, jeune fille de l’aristocratie russe, a toujours été fascinée par la vie d’aventure de son grand-père, Oloukine. Explorateur renommé, concepteur d’un magnifique navire, le Davaï, il n’est jamais revenu de sa dernière expédition à la conquête du Pôle Nord. Sacha décide de partir vers le Grand Nord, sur la piste de son grand-père pour retrouver le fameux navire.
Le subjectif : Tout en haut du monde est une histoire d'amour et d'aventures humaines, et je voudrais commencer cet article par un hommage à celui qui, depuis ma naissance, est le protagoniste d'une de mes plus belles histoires d'amour et d'aventure. Celui qui m'a parlé de ce merveilleux film français, et sans qui je ne me serais pas déplacé pour le voir au ciné. Celui qui, depuis tout petit, m'a initié au cinéma d'animation, en me faisant systématiquement découvrir chaque nouveau Disney. Celui de qui j'ai pu m'éloigner malgré moi, malgré nous, mais avec qui je me suis retrouvé, avec qui nous nous sommes retrouvés : mon papa. Merci papa pour ce judicieux conseil, et pour toute la passion de la BD, des dessins et de l'animation que tu as fait naître en moi !
Tout en haut du monde est donc une histoire d'amour, et d'aventures humaines. C'est le récit de l'épopée de la jeune Sacha, sur le point d'entrer dans l'âge adulte, mais qui va décider de braver tous les dangers et risquer de perdre tout ce qu'elle a, tout ce qu'elle est, pour retrouver son grand-père explorateur disparu sur la banquise, et son mythique navire. Pour ça, elle va devoir parcourir un univers qui n'est pas le sien, des environnements hostiles, partir à l'aventure sur le toit du monde pour les retrouver, et sauver l'honneur de sa famille. Cette aventure, où se mêlent aristocratie russe de la fin du XIXe siècle et conquête du Pôle Nord, a immédiatement plu à Rémi Chayé, dont c'est la première réalisation. Emballé par le récit incroyable de ce bateau prisonnier des glaces et de tous ceux décidés à le retrouver, et très intéressé par cette époque et ses peintres russes, par les films en costume, les lithographies de Daumier et les romans de Jules Verne, le jeune Français va signer une œuvre à la hauteur de ces références, à la dimension épique et à l'esthétique qui atteignent des sommets.
Film d'animation Disney, comédie, aventure, policier, USA, 2016, 1H48 Avec les voix VF de Marie-Eugénie Maréchal, Alexis Victor, Pascal Elbé Sortie le 17 février 2016
L'objectif : Zootopie est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux l'y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d’autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde à sa place à Zootopie ! Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque...
Le subjectif : Le passage de Disney de l'animation en 2D à la 3D est une histoire intéressante et complexe - que j'avais essayé de démêler, avec plus ou moins de clarté et de réussite, dans ma critique de La Princesse et la Grenouille, il y a quelques années. Après un début compliqué, marqué (ou pas) par trois productions que presque tout le monde a oublié (Dinosaures, The Wildet Chicken Little), les studios Disney ont enclenché la seconde dès 2006, rassérénés par le rachat de Pixar, mais, surtout, par l'arrivée du nouveau directeur créatif John Lasseter. Le papa des Toy Stories a tapé dans la souricière, revigorant l'animation par ordinateur de la firme, et lançant Bienvenue chez les Robinson, puis Volt en 2008, qui fût le premier long-métrage Disney de ce type à rencontrer un vrai succès. Certainement satisfait du travail effectué par le réalisateur Byron Howard, Lasseter lui a confié les rennes du projet suivant : Raiponce. Là aussi, le succès fût au rendez-vous. Différentes des "pépites" de Pixar, ces productions Disney en images de synthèse avaient une personnalité propre qui ravissait la presse et enchantait les spectateurs. Tant et si bien que les films en 3D se sont enchaînés : avant Les Nouveaux Héros l'an dernier, il y a eu La Reine des neiges pour le Noël 2013, et, l'année précédente, Les Mondes de Ralph, réalisé par Rich Moore.
Action, aventure, comédie, Marvel, USA, 2016, 1H48 Avec Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein Sortie le 10 février 2016
L'objectif : Deadpool, est l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. A
l'origine, il s'appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces
Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors
norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool.
Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool
va traquer l'homme qui a bien failli anéantir sa vie.
Le subjectif : Dès le générique d'ouverture, le ton de ce nouveau Marvel est donné. En gratifiant acteurs, producteurs et réalisateur de surnoms gratinés comme "meuf super bonne", "des culs" ou "blaireau surpayé", Deadpool annonce la couleur : il sera irrévérencieux, ou ne sera pas. Cette information est tout sauf une surprise, pour tous ceux ayant goûté à l'énorme campagne promotionnelle du film, comme pour les fidèles des aventures du mercenaire en lycra rouge aux capacités régénératrices. Car si Wade Wilson - l'humain en phase terminale à qui on injecte des gènes mutants lui octroyant un facteur guérisseur illimité et quasi-instantané qui se cache derrière le costume rouge et noir - fait partie de l'univers Marvel, il ne ressemble en rien à l'archétype du super-héros que la Maison des idées nous sert sur grand écran depuis presque dix ans maintenant. Deadpool est "dérangé", sacrément vulgaire et adepte du découpage d'ennemis qui tache. En gros, son univers se compose d'élucubrations à tendance schizophréniques (Wade Wilson se parle régulièrement à lui-même, mais pas que, nous y reviendrons), d'insultes, de blagues pas toujours très fines et autres allusions scabreuses, et d'hémoglobine.
Captain America, le soldat de l'hiver de Joe & Anthony Russo
Aventure, action, Marvel, USA, 2014, 2H08 Avec Chris Evans, Scarlett Johansson, Samuel L. Jackson Sortie le 26 mars 2014
L'objectif : Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Steve Rogers aka Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s'adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d'intrigues qui met le monde en danger. S'associant à Black Widow, Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante, tout en repoussant des tueurs professionnels envoyés pour le faire taire. Quand l'étendue du plan maléfique est révélée, Captain America et Black Widow sollicite l'aide d'un nouvel allié, le Faucon. Cependant, ils se retrouvent bientôt face à un inattendu et redoutable ennemi - le Soldat de l'Hiver.
Le subjectif : Soyons clairs, Captain America : First Avengerm'avait laissé sur ma faim. Sans être un mauvais film - il était plutôt bon, bien réalisé par Joe Johnston et surtout très bien joué par Chris Evans et Hugo Weaving - il m'avait semblé stigmatiser le manque d'audace de Marvel. Je voyais dans ce long-métrage sorti en 2011 les mêmes lacunes que dans nombre de "premiers films d'une nouvelle trilogie", à savoir une intrigue limitée (concentrée sur les origines du héros, en l'occurrence les années 1940) et un manque de profondeur général. En lui-même, le film était décevant. Mais en l'intégrant dans l'immense structure "marvelienne", l'introduction de ce nouveau personnage s'est avérée concluante. La première confirmation fût l'énorme succès (critique et commercial) du film Avengers. La seconde correspond à l'excellente publicité dont semble jouir ce Captain America, le soldat de l'hiver.
Aventure, comédie dramatique, USA, 2013, 1H54 Avec Ben Stiller, Kristen Wiig, Adam Scott Sortie le 1er janvier 2014
L'objectif : Walter Mitty est un homme ordinaire, enfermé dans son quotidien, qui
n’ose s’évader qu’à travers des rêves à la fois drôles et extravagants.
Mais confronté à une difficulté dans sa vie professionnelle, Walter doit
trouver le courage de passer à l'action dans le monde réel. Il embarque
alors dans un périple incroyable, pour vivre une aventure bien plus
riche que tout ce qu'il aurait pu imaginer jusqu’ici. Et qui devrait
changer sa vie à jamais.
Le subjectif : De l'ombre à la lumière ; de la solitude morne et routinière à l'épanouissement le plus exaltant ; de la désuétude d'une salle d'archivage photo au sommet de l'Himalaya... Voici l'incroyable trajectoire, l'incroyable voyage de Ben Stiller - ou plutôt du personnage titre incarné par l'acteur, dans La vie rêvée de Walter Mitty. Un film adapté d'une nouvelle de l'écrivain, humoriste et caricaturiste américain James Thurber, publiée en 1939 et qui racontait l'histoire dudit Walter Mitty échappant à son quotidien - et à son épouse - en se plongeant dans des divagations toutes plus loufoques les unes que les autres. Les fameux "rêves" qui servent de matière de départ au film de Ben Stiller.
Drame, aventure, USA, 2013, 1H46 Avec Robert Redford Sortie le 11 décembre 2013
L'objectif : Au cours d'un voyage en solitaire à travers l'Océan Indien, un homme découvre à son réveil que la coque de son voilier de 12 mètres a été percée lors d'une collision avec un container flottant à la dérive. Privé de sa radio et de son matériel de navigation, l'homme se laisse prendre dans une violente tempête. Malgré ses réparations, son génie marin et une force physique défiant les années, il y survit de justesse. Avec un simple sextant et quelques cartes marines pour établir sa position, il doit s'en remettre aux courants pour espérer se rapprocher d'une voie de navigation et héler un navire de passage. Mais le soleil implacable, la menace des requins et l'épuisement de ses maigres réserves forcent ce marin forcené à regarder la mort en face.
Le subjectif : Applaudi par la critique pour sa récupération de la crise boursière (l'an dernier avec Margin Call, inspiré de faits réels), le jeune réalisateur J.C. Chandor a le vent en poupe. Alors quand on apprend que son nouveau projet met en scène un unique acteur, l'immense Robert Redford, aux prises avec une mer déchaînée et une mort certaine, notre intérêt ne cesse de croître. D'autant plus que ce film, All Is Lost, a glané en septembre dernier le Prix du Jury du 39e festival du cinéma américain de Deauville. Ne reste plus qu'à prendre place pour 1h46 de ce qu'on présente comme un huis clos à ciel ouvert "à la Gravity". Et prier pour ne pas être déçu.
Animation, aventure, USA, 2013, 1H42 Avec les voix VF de Emmylou Homs, Anaïs Delva, Danny Boon Sortie le 4 décembre 2013
L'objectif : Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un
incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté,
et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine
des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel…
En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de
bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets
escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.
Le subjectif : Au milieu des années 2000, sans doute échaudé par la concurrence de DreamWorks et rassuré par la réussite de Pixar (qu'il rachètera en 2006), Disney a entrepris un virage vers le tout-numérique. Et si le succès économique a été au rendez-vous (du moins au début), les films qui ont suivi n'ont pas vraiment marqué les amateurs du studio : Chicken Little, The Wild, Bienvenue chez les Robinson, Volt... Certainement conscient qu'il lui fallait renouer avec ses "origines", Disney a surpris son monde en présentant La princesse et la grenouilleen 2009, un conte de fée en 2D aux messages très contemporains. La révolution "féérique" s'est poursuivie l'année d'après avec l'excellent Raiponce, à ce jour film d'animation le plus cher de l'histoire (260 millions d'€).
Animation, aventure, comédie, USA, 2013, 1H36 Avec les voix de Ryan Reynolds, Paul Giamatti, Michael Peña Sortie le 16 octobre 2013
L'objectif : Turbo est un escargot qui n’a qu’un seul rêve en tête : être incroyablement rapide ! Son obsession pour la vitesse l’a rendu quelque peu impopulaire chez les siens, où lenteur et prudence sont de rigueur. Mais il est hors de question pour lui de se conformer. C’est alors que se produit un étrange accident qui lui donne soudainement le pouvoir de foncer à toute vitesse. Il s’embarque alors dans une aventure extraordinaire pour accomplir son invraisemblable destinée : courir contre le plus grand champion de course automobile, Guy La Gagne. Avec l’aide d’une équipe d’escargots aussi rusés que stylés, l’ultime outsider Turbo mettra tout son cœur – et sa coquille, pour prouver qu’aucun rêve n’est trop grand, aucun rêveur n’est trop petit.
Le subjectif : Décidément, DreamWorks Animation a décidé de frapper fort cette année. Après l'excellent Les Croods, sorti en avril dernier et énorme succès au box-office (une suite est en préparation), le studio de Jeffrey Katzenberg remet le couvert avec un second film original : Turbo. Dotés du même budget de 135 millions de $, ces deux sorties témoignent de la volonté des créateurs de Shrek et Madagascar de poursuivre leur formidable et irrésistible ascension. Je ne le dirai jamais assez : depuis le phénoménal Dragons (2010), le studio ne cesse de produire des long-métrages de qualité, superbes visuellement et profonds du point de vue de l'histoire.
Western, action, aventure, USA, 2013, 2H29 Avec Johnny Depp, Armie Hammer, Tom Wilkinson Sortie le 7 août 2013
L'objectif : Tonto, le guerrier indien, raconte comment John Reid, un ancien défenseur de la loi, est devenu un justicier légendaire. Ces deux héros à part vont devoir apprendre à faire équipe pour affronter le pire de la cupidité et de la corruption. Le tandem fait des étincelles et entraîne le public dans un tourbillon de surprises et d’humour.
Le subjectif : Feuilleton radio, série télé, films (deux long-métrages sortis en 1956 et 1981) et même jeu vidéo, le CV de la franchise Lone Ranger a de quoi impressionner. Lancée il y a quatre-vingt ans sur les ondes, la voici de retour sur grand écran cette année, non sans heurts. Après avoir été relancée par Jerry Bruckheimer, avec le réalisateur et l'acteur des trois premiers Pirates des Caraïbes, le film a tout simplement été annulé pendant plusieurs mois par Disney. Et si Lone Ranger est parvenu jusqu'à nous, moyennant quelques coupes budgétaires, la malédiction colle toujours à la peau du justicier solitaire : le box-office laisse d'ores et déjà craindre un nouvel échec commercial après le bide John Carter. Et concrètement ? Le résultat n'est guère plus brillant...
Action, fantastique, SF, USA, 2013, 2H10 Avec Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi Sortie le 17 juillet 2013
L'objectif : Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju. Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau (Charlie Hunnam) et une jeune femme en cours d’entraînement (Rinko Kikuchi) qui font équipe pour manoeuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente….
Le subjectif : Depuis Blade II, en 2002, Guillermo del Toro avait pris la bonne habitude de sortir un nouveau film tous les deux ans. Le réalisateur mexicain, auteur auparavant de Mimic ou L'Echine du diable, s'était ainsi fait connaître du grand public, mais s'était surtout constitué son "fan club". Après le vampire incarné par Wesley Snipes, del Toro a mis tout le monde d'accord avec un autre super-héros : Hellboy. Le temps de deux films aussi géniaux que boudés par le public, Guillermo del Toro s'est forgé une étiquette de "faiseur de monstres" qui n'a pas disparu - loin de là - avec Le Labyrinthe de Pan, son film le plus personnel. Sorti en 2006 et acclamé par la critique, il a précédé un Hellboy II : Les Légions d'or maudites, qui fût une déception au box-office. Après cinq années de silence (et le projet avorté de Bilbo le Hobbit), le Mexicain est de retour avec le long-métrage le plus ambitieux, le plus cher et le plus attendu de sa longue carrière : Pacific Rim.
Action, aventure, DC, USA, UK, 2013, 2H20 Avec Henry Cavill, Amy Adams, Michael Shannon Sortie le 19 juin 2013
L'objectif : Un petit garçon découvre qu'il possède des pouvoirs surnaturels et qu'il n'est pas né sur Terre. Plus tard, il s'engage dans un périple afin de comprendre d'où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s'il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l'espoir pour toute l'humanité.
Le subjectif : Après avoir débarrassé le chevalier noir de l'embarrassante image que lui avait collé Joel Schumacher (plutôt dans le film Batman et Robin que dans Batman Forever, d'ailleurs), le réalisateur de la "nouvelle trilogie", Christopher Nolan, a eu la (bonne) idée de faire pareil avec l'homme d'acier. Superman, alias Clark Kent, ou Khal-El. Un des plus anciens super-héros (pour ne pas dire le plus vieux), précurseur des adaptations ciné (la première en 1950, suivie d'une tétralogie culte de 78 à 87 avec le mythique Christopher Reeve) et un des personnages de fiction les plus connus et les plus aimés de tout l'univers, tout simplement.
Epic : la bataille du royaume secret de Chris Wedge
Animation, aventure, USA, 2013, 1H42 Avec les voix VF de Mélanie Laurent, Jérémie Renier, Garou Sortie le 22 mai 2013
L'objectif : L'histoire d'une guerre insoupçonnable qui fait rage autour de nous. Lorsqu'une adolescente se retrouve plongée par magie dans cet univers caché, elle doit s'allier à un groupe improbable de personnages singuliers et pleins d'humour afin de sauver leur monde... et le nôtre.
Le subjectif : En une dizaine d'années, la Fox, par sa filière Blue Sky Studios, est devenue un poids lourd du cinéma d'animation, au même titre que Disney, DreamWorks ou Columbia. Pour forcer le destin, la major s'est appuyée sur sa franchise L'Âge de Glace, dont les quatre long-métrages ont rapporté plus de 2,8 milliards de dollars. Lancée par Chris Wedge en 2002, cette saga mondialement (re)connue a été suivie par d'autres succès du box-office : Robots (du même réalisateur), Horton et Rio. Cette année, ce même Chris Wedge est de retour avec Epic : la bataille du royaume secret, un film au ton et aux ambitions plus matures, complexes et profonds que les précédentes productions Blue Sky. L'objectif ? Rattraper Pixar et DreamWorks dans le domaine de l'émotion...
Action, aventure, SF, Américain, 2013, 2H06 Avec Tom Cruise, Olga Kurylenko, Morgan Freeman Sortie le 10 avril 2013
L'objectif : 2077, la Terre a été dévastée suite à une guerre avec des extraterrestre, finalement vaincus. L'humanité a été déportée sur Titan, une lune de Saturne, et toute personne a vu sa mémoire effacée. Sur Terre, Jack Harper et sa compagne Victoria participent à la sécurisation de l'extraction des dernières ressouces naturelles nécessaires à la survie de l'humanité, contre des aliens toujours présents. Jusqu'au jour où un vaisseau spatilal terrien issu du passé s'écrase sur Terre. A la rescousse d'éventuels survivants, Jack sauve une des membres d'équipage qui va lui révéler le vrai sens de sa mission...
Le subjectif : En 2010, Disney
dépoussiérait le mythe Tron en lui offrant une suite en 3D.
A la baguette, la souris plaçait Joseph Kosinski, un jeune
réalisateur qui s'était fait les dents sur des bandes-annonces
commerciales de jeux-vidéos (Halo 3 et Gears of War),
et qui voyait là une chance de percer dans le métier. Commencer par
un blockbuster attendu depuis trois décennies et doté d'un budget
pharaonique (170 millions de $) demandait des reins solides, mais le
résultat fût concluant. Malgré des critiques mitigées, Tron
Legacy a plus que doublé sa mise de départ, et Disney a confié
à Kosinski une seconde suite. Avant ça, l'Américain de 38 ans
revient aux affaires avec Oblivion. Ce long-métrage SF est
armé d'un solide budget (140 millions de $), d'une star galactique
(Tom Cruise, qui n'avait pas touché au genre depuis La Guerre des
Mondes) et d'un scénario tiré du roman graphique homonyme,
co-écrit par Kosinski afin de démarcher des producteurs...