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jeudi 17 mars 2016

| Avis ¦ Midnight Special, l'aventure SF sous influence



Midnight Special de Jeff Nichols

 

Aventure, SF, drame, USA, 2016, 1H51
Avec Michael Shannon, Jaeden Lieberher, Joel Edgerton
Sortie le 16 mars 2016


L'objectif : Fuyant d'abord des fanatiques religieux et des forces de police, Roy, père de famille et son fils Alton, se retrouvent bientôt les proies d'une chasse à l'homme à travers tout le pays, mobilisant même les plus hautes instances du gouvernement fédéral. En fin de compte, le père risque tout pour sauver son fils et lui permettre d'accomplir son destin. Un destin qui pourrait bien changer le monde pour toujours.


Le subjectif : Quand on invoque l'héritage de Steven Spielberg - peut-être le faiseur de film le plus brillant des 40 dernières années -, il existe deux catégories de cinéma. L'hommage appuyé voire revendiqué, souvent présomptueux ou maladroit, pas forcément dénué de talent mais trop intéressé pour devenir intéressant, et l'hommage deviné. Si à la première on peut classer le très pompeux (dans tous les sens du terme) Super 8, du « fils prodigue » J.J. Abrams, la seconde convient parfaitement à toute la filmographie de Jeff Nichols. À 37 ans et en trois films, le natif de Little Rock, dans l’Arkansas, a déjà mis tout le monde d'accord. Shotgun Stories (2007), Take Shelter (2011) et Mud (2012) sont tout simplement devenus des œuvres cultes, et nombreux sont ceux à voir dans sa réalisation la filiation directe et assumée de "papi" Spielberg. Autant dire que la sortie de Midnight Special, premier véritable long-métrage estampillé SF du réalisateur, était attendue. Je n’ai pas été déçu.

samedi 12 mars 2016

| Saturday Fight Fever ¦ Grabbers / Attack the Block

Après de longs mois d'absence et pour la sixième édition du Saturday Fight Fever, je profite du récent ajout sur Netflix de la comédie SF horrifique britannique Grabbers de Jon Wright, pour parler, enfin, d'une autre pépite du genre : Attack the Block de Joe Cornish, sortie en 2010.

Crouch, touch, pause... ENGAGE !

 






Grabbers
de Jon Wright
Comédie, SF, épouvante-horreur, UK-Irlande, 2012, 1H30
Avec Richard Coyle, Ruth Bradley, Russell Tovey
Sortie le 1er janvier 2013 en DVD
Attack the Block
de Joe Cornish
Action, SF, épouvante-horreur, UK, 2011, 1H28
Avec Nick Frost, Jodie Whittaker, John Boyega
Sortie le 20 juillet 2011

Le projet


Un film britannique mêlant horreur et humour, envahisseurs et cul-terreux, ça vous dit quelque chose ? Pas étonnant, puisque le pitch de départ de Grabbers est un hommage très appuyé aux Shaun of the Dead, Hot Fuzz ou encore Lesbian Vampire Killers, qui doivent très certainement remplir vos armoires à DVD si tant est que vous aimiez ces séries Z foutraques mais sincères. Rien de nouveau sous le ciel couvert de Grande-Bretagne, donc, mais une comédie parodique sanguinolente de plus est toujours bonne à prendre, et voilà notre intérêt qui est immédiatement relancé. D'autant que depuis le mois dernier le film est dispo sur Netflix... 

lundi 31 mars 2014

| Avis en vrac ¦ Snowpiercer, La Stratégie Ender, Le Loup de Wall Street, Yves Saint Laurent

Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certaines critiques. Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac :

Snowpiercer de Bong Joon-Ho

 

Drame, SF, action, Corée du Sud-France-USA, 2013, 2H06
Avec Chris Evans, Jamie Bell, Tilda Swinton 
Sortie le 30 octobre 2013






Le subjectif : Parmi tous les films de SF sortis en 2013, celui que j'attendais le plus était Snowpiercer. Adapté de la BD française homonyme (Le Transperceneige), c'était le premier film "international" du réalisateur coréen Bong Joon-Ho, auteur de Memories of Murder, The Host ou Mother, et comptant parmi mes cinéastes préférés. A chaud, j'ai été assez déçu. La faute à des ellipses scénaristiques, des petits "couacs" comme le coup des allumettes ou du manteau de fourrure, ou un trop grand affranchissement de la BD. Mais avec du recul, j'ai appris à aimer ce long-métrage. Snowpiercer est tout d'abord très bien réalisé. Malgré un univers clos très particulier (les protagonistes progressent dans un train en mouvement, dans un décor enneigé), le rendu est toujours cohérent et les scènes d'action efficaces. Il est ensuite servi par un casting brillant (Chris Evans, Jamie Bell et mon "chouchou" Song Kang-Ho, fidèle du réalisateur). Enfin, son histoire fait résonner les luttes de classe et les actes de révolution et de résistance de l'Humanité. En cela, il s'impose comme une œuvre importante.

| Avis ¦ Captain America : Le soldat de l'hiver, Marvel tient son film référence

 

Captain America, le soldat de l'hiver de Joe & Anthony Russo

 

Aventure, action, Marvel, USA, 2014, 2H08
Avec Chris Evans, Scarlett Johansson, Samuel L. Jackson 
Sortie le 26 mars 2014


L'objectif : Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Steve Rogers aka Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s'adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d'intrigues qui met le monde en danger. S'associant à Black Widow, Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante, tout en repoussant des tueurs professionnels envoyés pour le faire taire. Quand l'étendue du plan maléfique est révélée, Captain America et Black Widow sollicite l'aide d'un nouvel allié, le Faucon. Cependant, ils se retrouvent bientôt face à un inattendu et redoutable ennemi - le Soldat de l'Hiver.



Le subjectif : Soyons clairs, Captain America : First Avenger m'avait laissé sur ma faim. Sans être un mauvais film - il était plutôt bon, bien réalisé par Joe Johnston et surtout très bien joué par Chris Evans et Hugo Weaving - il m'avait semblé stigmatiser le manque d'audace de Marvel. Je voyais dans ce long-métrage sorti en 2011 les mêmes lacunes que dans nombre de "premiers films d'une nouvelle trilogie", à savoir une intrigue limitée (concentrée sur les origines du héros, en l'occurrence les années 1940) et un manque de profondeur général. En lui-même, le film était décevant. Mais en l'intégrant dans l'immense structure "marvelienne", l'introduction de ce nouveau personnage s'est avérée concluante. La première confirmation fût l'énorme succès (critique et commercial) du film Avengers. La seconde correspond à l'excellente publicité dont semble jouir ce Captain America, le soldat de l'hiver.

jeudi 27 mars 2014

| Avis ¦ Her, I.A. mon amour









Her de Spike Jonze

 

Drame, romance, SF, USA, 2013, 2H06
Avec Joaquin Phoenix, (la voix de) Scarlett Johansson, Amy Adams   
Sortie le 19 mars 2014


L'objectif : Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l'acquisition d'un programme informatique ultramoderne, capable de s'adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de 'Samantha', une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux…



Le subjectif : Icône du cinéma indépendant depuis son premier long-métrage, le génial et atypique Dans la peau de John Malkovich, Spike Jonze s'était auparavant révélé avec des spots publicitaires et clips musicaux (pour Björk, Fat Boy Slim, Daft Punk, Arcade Fire, etc.). Et le jeune cinéaste a encore d'autres atouts, puisqu'il est également acteur (Les rois du désert, Le loup de Wall Street) et producteur (tous les films et émissions TV des Jackass). Bref, Spike Jonze ne manque jamais d'idées audacieuses et exaltantes. C'était le cas en 2009 avec son adaptation du livre pour enfants Max et les Maximonstres, qui est devenu entre ses mains "un film sur l'enfance". C'est le cas cette année avec Her, une histoire d'amour entre un homme et une intelligence artificielle.

mardi 3 décembre 2013

| Avis ¦ Hunger Games - L'embrasement, retour de flamme ?


Hunger Games - L'embrasement de Francis Lawrence

 

SF, action, drame, USA, 2013, 2H26
Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Woody Harrelson 
Sortie le 27 novembre 2013


L'objectif : Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark. Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…



Le subjectif : Un peu plus d'un an après le succès monstre du premier volet (aux recettes presque 10 fois supérieures au budget de 78 millions de $), la trilogie littéraire Hunger Games est de retour sur grand écran. Après Gary Ross, c'est Francis Lawrence qui est chargé de l'adaptation. L'Américano-autrichien est un habitué des portages, ayant réalisé jusque-là Constantine, Je suis une légende et De l'eau pour les éléphants, qui sont tous des BD ou romans. Lawrence a également l'avantage de connaître les exigences des blockbusters : toucher un large public, tourner avec de gros moyens, mais aussi côtoyer des "stars" (Keanu Reeves, Will Smith, etc.).

vendredi 25 octobre 2013

| Avis ¦ Gravity, dans l'espace personne ne vous entendra crier (au génie)

Gravity d'Alfonso Cuarón

 

SF, drame, USA - UK, 2013, 1H30
Avec Sandra Bullock, George Clooney, Ed Harris
Sortie le 23 octobre 2013


L'objectif : Pour sa première expédition à bord d'une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l'astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu'il s'agit apparemment d'une banale sortie dans l'espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l'univers. Le silence assourdissant autour d'eux leur indique qu'ils ont perdu tout contact avec la Terre - et la moindre chance d'être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d'autant plus qu'à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d'oxygène qu'il leur reste. Mais c'est peut-être en s'enfonçant plus loin encore dans l'immensité terrifiante de l'espace qu'ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre...



Le subjectif : Son Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban (le 3e) n'était peut-être pas le meilleur de la saga (quoique), mais il a eu le mérite de faire entrer Alfonso Cuarón à Hollywood. Et deux ans plus tard, le réalisateur mexicain bouleversait le monde du cinéma, et notamment celui de la SF, avec Les fils de l'homme. Un chef-d’œuvre d'anticipation aux nombreux passages devenus cultes (cf. LA scène de la voiture) qui ont propulsé leur auteur dans la légende. Sept longues années sont passées, mais l'aura dont bénéficie Cuarón ne semble pas prête à disparaître. En témoigne l'avalanche de critiques dithyrambiques sous laquelle croule son nouveau film : Gravity.

dimanche 18 août 2013

| Avis ¦ Elysium, SF sans frontières


Elysium de Neill Blomkamp

 

Action, thriller, SF, USA, 2013, 1H50
Avec Matt Damon, Jodie Foster, Sharlto Copley 
Sortie le 17 juillet 2013


L'objectif : En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de ne propager. Max, un homme ordinaire pour qui rejoindre Elysium est plus que vital, est la seule personne ayant une chance de rétablir l’égalité entre ces deux mondes. Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, il hésite à prendre part à cette mission des plus dangereuses -  s’élever contre la Secrétaire Delacourt et ses forces armées – mais s’il réussit, il pourra sauver non seulement sa vie mais aussi celle de millions de personnes sur Terre.



Le subjectif : Avant de parler d'Elysium, impossible de ne pas mentionner District 9, le précédent et premier film du réalisateur Neill Blomkamp. Ce long-métrage fût, en 2009, un succès autant critique que commercial. Une claque visuelle et viscérale doublée d'une aventure fantastique et humaine, le tout profondément ancré dans l'Histoire de la patrie de son auteur : l'Afrique du Sud. Un contexte socio-politique, celui de l'apartheid, qui transpirait d'un récit épique avec beaucoup d'intelligence. Façonné avec un budget ridicule, au vu de ses ambitions et du résultat final, de 30 millions de $, District 9 a rapidement créé le "buzz" et fait de Neill Blomkamp un homme à suivre pour Hollywood. Plus de quatre ans après, revoilà le petit génie de 33 ans (!) derrière un projet sensiblement plus ambitieux, de par ses moyens (100 millions de $), son casting et ses objectifs.

mardi 16 juillet 2013

| Avis ¦ Pacific Rim, quand l'action épique tutoie le sublime


Pacific Rim de Guillermo del Toro 

 

Action, fantastique, SF, USA, 2013, 2H10
Avec Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi
Sortie le 17 juillet 2013


L'objectif : Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju. Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau (Charlie Hunnam) et une jeune femme en cours d’entraînement (Rinko Kikuchi) qui font équipe pour manoeuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente….



Le subjectif : Depuis Blade II, en 2002, Guillermo del Toro avait pris la bonne habitude de sortir un nouveau film tous les deux ans. Le réalisateur mexicain, auteur auparavant de Mimic ou L'Echine du diable, s'était ainsi fait connaître du grand public, mais s'était surtout constitué son "fan club". Après le vampire incarné par Wesley Snipes, del Toro a mis tout le monde d'accord avec un autre super-héros : Hellboy. Le temps de deux films aussi géniaux que boudés par le public, Guillermo del Toro s'est forgé une étiquette de "faiseur de monstres" qui n'a pas disparu - loin de là - avec Le Labyrinthe de Pan, son film le plus personnel. Sorti en 2006 et acclamé par la critique, il a précédé un Hellboy II : Les Légions d'or maudites, qui fût une déception au box-office. Après cinq années de silence (et le projet avorté de Bilbo le Hobbit), le Mexicain est de retour avec le long-métrage le plus ambitieux, le plus cher et le plus attendu de sa longue carrière : Pacific Rim.

lundi 15 avril 2013

| Avis ¦ Oblivion, une SF inoubliable


Oblivion de Joseph Kosinski 


Action, aventure, SF, Américain, 2013, 2H06
Avec Tom Cruise, Olga Kurylenko, Morgan Freeman
Sortie le 10 avril 2013 


L'objectif : 2077, la Terre a été dévastée suite à une guerre avec des extraterrestre, finalement vaincus. L'humanité a été déportée sur Titan, une lune de Saturne, et toute personne a vu sa mémoire effacée. Sur Terre, Jack Harper et sa compagne Victoria participent à la sécurisation de l'extraction des dernières ressouces naturelles nécessaires à la survie de l'humanité, contre des aliens toujours présents. Jusqu'au jour où un vaisseau spatilal terrien issu du passé s'écrase sur Terre. A la rescousse d'éventuels survivants, Jack sauve une des membres d'équipage qui va lui révéler le vrai sens de sa mission...



Le subjectif : En 2010, Disney dépoussiérait le mythe Tron en lui offrant une suite en 3D. A la baguette, la souris plaçait Joseph Kosinski, un jeune réalisateur qui s'était fait les dents sur des bandes-annonces commerciales de jeux-vidéos (Halo 3 et Gears of War), et qui voyait là une chance de percer dans le métier. Commencer par un blockbuster attendu depuis trois décennies et doté d'un budget pharaonique (170 millions de $) demandait des reins solides, mais le résultat fût concluant. Malgré des critiques mitigées, Tron Legacy a plus que doublé sa mise de départ, et Disney a confié à Kosinski une seconde suite. Avant ça, l'Américain de 38 ans revient aux affaires avec Oblivion. Ce long-métrage SF est armé d'un solide budget (140 millions de $), d'une star galactique (Tom Cruise, qui n'avait pas touché au genre depuis La Guerre des Mondes) et d'un scénario tiré du roman graphique homonyme, co-écrit par Kosinski afin de démarcher des producteurs...

lundi 18 mars 2013

| Avis ¦ Cloud Atlas, la tête dans les nuages



Cloud Atlas de Tom Tykwer, Lana et Andy Wachowski 


SF, Thriller, drame, Américain, 2012, 2H45
Avec Tom Hanks, Halle Berry, Jim Broadbent
Sortie le 13 mars 2013 


L'objectif : À travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces temps, des êtres se croisent et se retrouvent d’une vie à l’autre, naissant et renaissant successivement… Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur leur parcours, dans le passé, le présent et l’avenir lointain, un tueur devient un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution. Tout, absolument tout, est lié.



Le subjectif : Il aura donc fallu attendre un peu plus de quatre ans pour retrouver les Wachowski derrière une caméra. La dernière fois, au printemps 2008, Speed Racer, film de SF un peu fou-fou et flashy, n'avait ni trouvé son public, ni séduit la critique. Depuis, les deux frères se sont transformés en frère et soeur (Larry devenant Lana), mais n'ont pas perdu leurs ambitions cinématographiques. Avec l'aide de l'Allemand Tom Tykwer, réalisateur des excellents Cours, Lola, Cours et Le Parfum, les Wachowski adaptent le roman La Cartographie des nuages, et offrent une fresque démesurée et totalement atypique, s'étalant sur cinq siècles et plusieurs espaces-temps.

samedi 9 février 2013

| Le Film du samedi soir ¦ Dredd

Avant-propos : Avec ce concept de « Film du samedi soir », je choisis de vous parler d'un petit métrage qui me tient à cœur. Il s'agit, chaque semaine, de fouiller mes étagères de DVD pour mettre en avant une petite comédie sans prétention, une série B bien barrée, un film d'horreur poussiéreux, une aventure de gosses oubliée... Bref, sortir du placard des trucs qui me font vibrer et aimer le cinéma, des productions totalement mésestimées, méprisées ou méconnues, et que j'estime être le remède parfait pour vos silencieuses soirées de samedi. Et vous savez quoi ? ça tombe bien, ce soir, on est justement samedi...

Dredd de Pete Travis


Action, SF, Thriller, USA-UK-Inde, 2012, 1H35
Avec Karl Urban, Olivia Thirlby, Lena Headey
Sortie le 11 février 2013 (en DVD)

L'histoire : Dans un avenir proche, les États-Unis ne sont plus qu’un immense désert irradié. Mega City-One est une métropole tentaculaire rongée par le vice. La seule forme d’autorité restante est représentée par les juges, une police urbaine qui cumule toutes les fonctions : flic, juge et bourreau. Une nouvelle drogue se propage, la Slo-Mo, qui permet de percevoir la réalité au ralenti. Sa distribution est contrôlée par Ma-Ma, ancienne prostituée, devenue baronne de la drogue. Dredd, le juge ultime, va se voir assigner une mission dans les environs de la tour de Ma-Ma et va devoir s’y confronter.



Pour le retour du Film du samedi soir - et c'est une habitude maintenant - je vais vous parler d'un long-métrage sorti en France uniquement en DVD. Plus exactement, d'un long-métrage qui sortira en France en DVD, ce lundi 11 février. Ce film, c'est Dredd, de Pete Travis. Adapté d'une BD britannique de la fin des années 1970, il succède à Judge Dredd, sorti en 1995, avec Sylvester Stallone dans le rôle titre. L'histoire se concentre encore et toujours autour du célèbre "juge" (à la fois juré et bourreau), qui s'éverTUE à faire régner la loi et l'ordre dans une ville de plus de 800 millions d'habitants, s'étendant de Boston à Washington : Mega City-One. Une ville située dans un futur proche, construite sur les ruines de "notre" présent, qu'on survole le temps d'une petite scène d'introduction assez classieuse. Suite à quoi on retrouve le juge Dredd flanqué du juge Anderson, une jeune recrue "mutante" qui a des dons de médium et peut lire dans les pensées. Tous deux partent pour une nouvelle mission, en plein cœur d'un building d'une centaine d'étages contrôlé par des trafiquants de drogue.

vendredi 8 juin 2012

| Le Film du samedi soir ¦ Dead Leaves

Avant-propos : Avec ce concept de « Film du samedi soir », je choisis de vous parler d'un petit métrage qui me tient à cœur. Il s'agit, chaque semaine, de fouiller mes étagères de DVD pour mettre en avant une petite comédie sans prétention, une série B bien barrée, un film d'horreur poussiéreux, une aventure de gosses oubliée... Bref, sortir du placard des trucs qui me font vibrer et aimer le cinéma, des productions totalement mésestimées, méprisées ou méconnues, et que j'estime être le remède parfait pour vos silencieuses soirées de samedi. Et vous savez quoi ? ça tombe bien, ce soir, on est justement samedi...

Dead Leaves de Hiroyuki Imaishi

Animation, Japon, 2004, 52 mn
Sortie le 25 avril 2007 (en DVD)

L'histoire : Pandy et Retro se réveillent nus sur Terre, sans aucun souvenir de leur passé. Après une course-poursuite dans les rues de Tokyo entre eux et la police, ils se retrouvent emprisonnés dans la prison lunaire appelée Dead Leaves. Un pénitencier glauque et futuriste d'où ils vont bien entendu essayer de s'échapper à tout prix, avec l'aide de leurs nombreux camarades de cellule... Le délire ne fait que commencer !


(Pardon pour la mocheté de la vidéo, j'ai privilégié le sous-titrage à la qualité de l'image)

Dead Leaves est un Ovni. Un bijou complètement déjanté, découvert par hasard il y a quelques années, en traînant sur des sites d'animés. Au milieu de centaines de séries japonaises scintillait cette étrangeté. Un film de 52 minutes (et non pas une OAV, littéralement "vidéo d'animation originale"), production différente et barrée qui ne pouvait sortir que d'un esprit japonais. Et si la lecture du synopsis ci-dessus ne vous a pas mis la puce à l'oreille, c'est peut-être parce qu'il n'était pas précisé que Retro, un des deux protagonistes principaux du film, est un homme avec une tête de téléviseur... Hum.

mercredi 30 mai 2012

| Avis ¦ Prometheus, la SF sans les frissons



Prometheus de Ridley Scott


SF, épouvante-horreur, USA, 2012, 2H03
Avec Michael Fassbender, Charlize Theron, Noomi Rapace
Sortie le 30 mai 2012


L'objectif : Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend.



Le subjectif : Trente ans qu'on attendait ça... Plus de trois décennies après le monument Alien, le huitième passager, Ridley Scott revient à la science-fiction. Et pas avec n'importe quel film : Prometheus, longtemps introduit comme la préquelle de la saga Alien, et aujourd'hui présenté comme l'explication de nombreux points de la franchise, devait être une claque intersidérale. Le long-métrage a d'ailleurs bénéficié d'une campagne de présentation et de communication rarement vue ailleurs, permettant d'un côté de gagner quelques millions de fans, et de l'autre de faire beaucoup couler d'encre.

lundi 30 avril 2012

| Avis ¦ Hunger Games, du spectacle et des idées



Hunger Games de Gary Ross


Action SF, USA, 2012, 2H22
Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth
Sortie le 21 mars 2012


L'objectif : Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l'Amérique du Nord, le Capitole, l'impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille - les "Tributs" - concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s'être rebellée et stratégie d'intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s'affronter jusqu'à la mort. L'unique survivant est déclaré vainqueur. La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années mais n'est plus désormais qu'une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l'arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l'amour...


Le subjectif : En pénétrant dans la salle de cinéma pour y voir Hunger Games, par un samedi d'avril pluvieux, et plus d'un mois après sa sortie, j'avais deux idées en tête. La première : que ce film devait être le nouveau Twilight. La seconde : que le pitch du film que j'allais voir ressemblait à Battle Royale. Un chef d’œuvre du début des années 2000, avec l'immense Kitano, admiré et adoré sur VHS. Et entre ces deux pensées, entre ces deux univers somme toute opposés, des tas de louanges entendues ça et là. Et une envie : celle de passer un bon moment.

mercredi 18 avril 2012

| Avis ¦ Lock Out, navet spatial


Lock Out de James Mather et Stephen Saint Leger


Thriller, Action, SF, USA / France, 2012, 1H38
Avec Guy Pearce, Maggie Grace, Vincent Regan
Sortie le 18 avril 2012


L'objectif : MS One est une prison spatiale expérimentale où les 500 criminels les plus dangereux au monde sont maintenus dans un sommeil artificiel. Chargée d’une mission humanitaire, la fille du Président des États-Unis, Émilie Warnock, arrive à bord de la station. Une mutinerie d’une rare violence y éclate. Émilie et l’équipe du MS One sont prises en otage par les détenus. Le Président décide d’y envoyer l’agent Snow avec pour seule et unique mission de sauver sa fille et personne d’autre…



Le subjectif : Il y a des bonnes, et il y a des mauvaises idées. Il y a l'idée du type qui a voulu comprendre pourquoi la pomme tombait ; et il y a celle de la femme qui a décidé de voir quel goût ça avait. C'est comme ça dans la vie, c'est comme ça pour le cinéma. Vous avez le mec qui décide de ressusciter les dinosaures, de leur insuffler la vie via des animatroniques, et de donner un sens à votre enfance ; et puis il y a Luc Besson. Entendons-nous bien : tirer sur le papa peroxydé du Grand Bleu et des Minimoys, de Léon et de Nikita, c'est à peu près aussi facile que de dégommer Marine Le Pen eu égard à son ascendance bor(g)née. Je ne me prive ni de l'un, ni de l'autre.

mercredi 24 août 2011

| Avis ¦ Cowboys et Envahisseurs, western digital



Cowboys et Envahisseurs de Jon Favreau


Western, SF, action, USA, 2011, 1H57
Avec Daniel Craig, Harrison Ford, Olivia Wilde
Sortie le 24 août 2011


L'objectif : Arizona, 1873. Un homme qui a perdu tout souvenir de son passé se retrouve à Absolution, petite ville austère perdue en plein désert. Le seul indice relatif à son histoire est un mystérieux bracelet qui enserre son poignet. Alors que la ville est sous l’emprise du terrible colonel Dolarhyde, les habitants d’Absolution vont être confrontés à une menace bien plus inquiétante, venue d’ailleurs...



Le subjectif : Une chose marrante m'est arrivée ce lundi soir, en me rendant au cinéma. Sans raison particulière, je me suis demandé pourquoi Alien : le huitième passager ne s'était pas appelé Envahisseur : le huitième passager. Après quoi j'ai répété plusieurs fois dans ma tête « Vachers et Envahisseurs », pensant que ça avait quand même moins de gueule. J'ai acheté ma place pour le dernier projet de Jon Favreau, un gars du Queens au prénom scandinave qui joue dans ses propres films, souvent des aventures spatiales d'ailleurs. J'y ai réfléchi encore un peu, au moment de me faufiler entre deux boutonneux métalliques pour trouver un siège. Et puis la bande-annonce d'un film avec Franck Dubosc sur un gros bateau corse m'a retourné le cerveau, et la première pensée comme la deuxième ont disparu. Le film a commencé. Un film avec des cowboys et, donc, des envahisseurs.

dimanche 21 août 2011

| Avis ¦ Super 8, l'hommage sans la magie



Super 8 de J.J. Abrams


Science-fiction, USA, 2011, 1H50
Avec Kyle Chandler, Joel Courtney, Elle Fanning
Sortie le 3 août 2011


L'objectif : Été 1979, une petite ville de l’Ohio. Alors qu'ils tournent un film en super 8, un groupe d’adolescents est témoin d'une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Ils ne tardent pas à comprendre qu'il ne s'agit pas d'un accident. Peu après, des disparitions étonnantes et des événements inexplicables se produisent en ville, et la police tente de découvrir la vérité… Une vérité qu’aucun d’entre eux n’aurait pu imaginer.



Le subjectif : Super 8 a commencé par un buzz. Un trailer lancé sur la toile où le spectateur pouvait voir, en plus d'un train filer dans la nuit noire à grande vitesse, deux noms totalement « bankables » se dessiner. Spielberg et Abrams. Très vite, on s'est pris d'affection pour ce projet. Et, entre attentes et ambitions, on y a vu tour à tour un film de grand divertissement, générationnel, bouleversant, hommage... Le projet s'est dévoilé, les premières critiques sont tombées. Presque toutes dithyrambiques, affables et unanimes : Super 8 était bien tout ce qu'on avait dit de lui, voire plus encore. C'est bien simple : avant de pénétrer dans la salle, je m'attendais à me délecter d'un met explosif en bouche, aux saveurs lointaines de mon enfance (The Goonies, Jurassic Park, E.T. étaient annoncés comme références, rien que ça !), à la trame d'aventure émouvante et passionnante. Certes, j'avais aussi lu quelques critiques néfastes, mais je voulais y croire. Moi aussi je voulais revivre dans le passé, me plonger dans ces souvenirs sucrés et oubliés. Mais non. Point de tout cela.

dimanche 14 août 2011

| Avis ¦ La Planète des Singes : les origines, quand l'évolution se fait révolution



La Planète des Singes : les origines de Rupert Wyatt


SF-Aventure, USA, 2011, 2H00
Avec Andy Serkis, James Franco, John Lithgow
Sortie le 10 août 2011


L'objectif : Dans un laboratoire, des scientifiques expérimentent un traitement sur des singes pour vaincre la maladie d’Alzheimer. Mais leurs essais ont des effets secondaires inattendus : ils découvrent que la substance utilisée permet d’augmenter radicalement l’activité cérébrale de leurs sujets. César, est alors le premier jeune chimpanzé faisant preuve d’une intelligence remarquable. Mais trahi par les humains qui l’entourent et en qui il avait confiance, il va mener le soulèvement de toute son espèce contre l’Homme dans un combat spectaculaire.



Le subjectif : Alors que l'été annonçait une multitude de films prêts à tout casser (Super 8, Green Lantern, Captain America, Cowboys vs Aliens, etc.), une clameur sourde mais persistante s'est faite entendre. Une rumeur presque irréelle selon laquelle, au milieu de tous ces blockbusters aux noms clinquants (Abrams, Reynolds, Johnson, Favreau, etc.), une bête de poils remisée aux oubliettes cinématographiques allait se révéler. Mieux, on a vite prédit, sur les réseaux sociaux comme dans les magazines ciné (plus timides), que ce singe allait tous les faire grimacer. Rise of the Planet of the Apes, sorte de préquelle à toute la saga du même nom initiée par le roman de Pierre Boulle (sorti en 63), est dans les salles françaises depuis mercredi. Louanges méritées ?

dimanche 3 juillet 2011

| Avis ¦ Transformers 3, le dernier Toy Bay




Transformers 3 : Dark of the Moon, de Michael Bay


SF-Action, USA, 2011, 2H35
Avec Shia LaBeouf, Rosie Huntington-Whiteley, Patrick Dempsey
Sortie le 29 juin 2011


L'objectif : Un événement mystérieux lié à notre passé éclate au grand jour. C’est la guerre qui menace aujourd’hui notre Terre ; une guerre d’une telle ampleur que l’aide des Transformers pourrait, cette fois, ne pas suffire à nous sauver.



Le subjectif : Trois fois de suite, Michael « Bad » Bay aura réussi son coup. Remplir des salles de cinéma pour voir se foutre sur la gueule des jouets pour gamins. Trois fois de suite. Sans crier au génie, on peut lui reconnaître un certain talent pour ce qui est de l'entertainment : des films qui claquent (et nous on aime quand ça claque) et qui divertissent. Depuis The Rock, Armageddon ou les Bad Boys, le Mr Kaboom d'Hollywood a eu le temps de s'imposer comme LE faiseur de « pop-corn-movie » outre-Atlantique. Steven Spielberg, en papa poule, avait flairé le bon coup, en devenant son producteur et mécène depuis 2007.
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