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lundi 6 mars 2017

| Avis ¦ Split, la personne aux 24 personnes


Split de M. Night Shyamalan

 

Thriller, fantastique, épouvante-horreur, USA, 2016, 1H57
Avec James McAvoy, James McAvoy, James McAvoy   
Sortie le 22 février 2017


L'objectif : Kevin a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, le docteur Fletcher, mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey, aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats.



Le subjectif : Son retour sur le devant de la scène, M. Night Shyamalan l'a amorcé fin 2015 avec le remarquable The Visit, aussi surprenant par sa qualité que par son côté dérangeant. Ce film d'épouvante ne ressemblait à aucun autre, et c'était une excellente nouvelle tant cette caractéristique définit (en partie) le cinéma du réalisateur. Qui n'a pas tressailli devant Sixième Sens et son implacable "twist" final, ou ne s'est pas extasié devant l'histoire totalement novatrice de super-héros servie dans Incassable ? Leur singularité, au-delà de leur capacité à créer la surprise et/ou l'effroi chez le spectateur, était de mêler les genres, d'inviter le surnaturel dans notre quotidien, de brouiller les pistes tout au long du film afin de mieux saisir lors de son dénouement. Certes, le cinéaste né en Inde s'est quelque peu perdu après ses (deux) premiers succès. Pas forcément en proposant de mauvais films (j'ai beaucoup d'affection pour toute sa filmo, hormis pour l'indigent After Earth, le seul qu'il n'ait pas scénarisé et cela ne peut pas être une coïncidence), mais en déclinant une idée et un format qui a fini par lasser. Le concept de "révélation ahurissante" avait ses limites. Tout comme - a-t-on pensé à tort - le cinéma de M. Night Shyamalan. Avec The Visit, donc, et surtout Split qui nous intéresse aujourd'hui, le réalisateur nous prouve - et paradoxalement c'est là aussi une vraie et réjouissante révélation - qu'on s'était bel et bien planté. Twist !

samedi 4 mars 2017

| Avis ¦ John Wick 2, la vengeance dans la peau


John Wick 2 de Chad Stahelski

 

Action, policier, thriller, USA, 2017, 2H03
Avec Keanu Reeves, Riccardo Scamarcio, Ruby Rose 
Sortie le 22 février 2017



L'objectif : John Wick est forcé de sortir de sa retraite volontaire par un de ses ex-associés qui cherche à prendre le contrôle d’une mystérieuse confrérie de tueurs internationaux. Parce qu’il est lié à cet homme par un serment, John se rend à Rome, où il va devoir affronter certains des tueurs les plus dangereux du monde.



Le subjectif : C'est vraiment peu dire que j'ai découvert John Wick sur le tard. Environ une douzaine d'heures avant de savourer sa suite au cinéma. Autant dire que j'avais le premier "chapitre" bien en tête au moment de me laisser choir dans les bras ensanglantés de notre ami en costard-cravate, archétype du vigilante classe à se damner. Car c'est l'image que j'avais eu le temps de me faire du personnage mis en scène par Chad Stahelski et David Leitch (non crédité au générique, mais réalisateur du prochain Deadpool), et habité avec grâce et crasse par le surprenant Keanu Reeves. Nerveux, passionné, poisseux, stylisé à l'extrême (cette fusillade au flingue dans sa villa !!!), John Wick premier du nom était une belle surprise, doté d'un charme suranné, presque anachronique. Avec peu, ce film donnait beaucoup. Un peu comme "la" ligne de son scénario : un tueur à gages à la retraite honore la mémoire de sa femme en pourchassant et exterminant tous ceux à l'origine du vol de sa voiture et de la mort de son chiot, cadeau posthume de sa défunte compagne. Pourtant, malgré les moqueries liés à ce dernier point - "tout ça pour un chien !" -, la quête frénétique et vengeresse de cet homme anéanti était à ce point hantée par l'amour et la mort, qu'elle n'en était que plus crédible. Et jouissive. Bizarrement, c'était dans son dénouement, après ladite vengeance, que John Wick perdait de son sel et, donc, de son intérêt. Peu importe, revoilà notre chevelu-barbu-en colère préféré pour la suite de sa "remontada" mortelle.

mardi 6 septembre 2016

| Avis ¦ Blood Father, père d'armes



Blood Father de Jean-François Richet

 

Action, thriller, France, 2016, 1H28
Avec Mel Gibson, Erin Moriarty, Diego Luna
Sortie le 31 août 2016



Festival de Cannes 2016 - Sélection officielle, séance de minuit

L'objectif : John Link n’a rien d’un tendre : ex-motard, ex-alcoolique, ex-taulard, il a pourtant laissé tomber ses mauvaises habitudes et vit reclus dans sa caravane, loin de toute tentation. C’est l’appel inattendu de sa fille Lydia, 17 ans, qui va lui faire revoir ses plans de se tenir tranquille… Celle-ci débarque chez lui après des années d’absence, poursuivie par des narcotrafiquants suite à un braquage qui a mal tourné. Lorsque les membres du cartel viennent frapper à la porte de John, ils sont loin de se douter à qui ils ont affaire…



Le subjectif : Il a beau avoir fêté ses 60 ans en janvier dernier, Mel Gibson n'a jamais semblé aussi intéressant, "bankable" et... beau que cette année. Et pourtant, depuis le début des années 2000, l'acteur traverse un chemin de croix cinématographique. La faute à des mauvais choix, des problèmes personnels, des déclarations très polémiques et la réalisation de long-métrages difficiles - inadaptés au grand public bien que dotés de grandes qualités (La Passion du christ, Apocalypto). Du coup, les rôles se sont faits rares : depuis Signes de M. Night Shyamalan en 2002, l'Australien n'a joué que dans six films - parmi lesquels l'admirable Le Complexe du castor de Jodie Foster et l'actioner Expendables 3. Mais l'époque des vaches maigres semble révolue pour celui qui vient de présenter à Venise Tu ne tueras point, une réalisation très attendue et déjà acclamée par la critique sur l'histoire vraie de Desmond Doss, héros américain de la Seconde Guerre mondiale qui refusait de porter une arme au combat en raison de ses croyances adventistes. En attendant sa sortie en novembre, Mel Gibson se rappelle à nos bons souvenirs dans Blood Father. Un excellent thriller musclé et nerveux, présenté en séance de minuit à Cannes en mai dernier, et, surtout, réalisé par Jean-François Richet.

dimanche 4 septembre 2016

| Avis ¦ Nerve, la mort en ligne

Nerve d'Ariel Schulman et Henry Joost

 

Thriller, USA, 2016, 1H37
Avec Emma Roberts, Dave Franco, Emily Meade
Sortie le 24 août 2016



L'objectif : En participant à Nerve, un jeu qui diffuse en direct sur Internet des défis filmés, Vee et Ian décident de s’associer pour relever des challenges de plus en plus risqués et gagner toujours plus d’argent. Mais bientôt les deux « Joueurs » s’aperçoivent que leurs moindres mouvements sont manipulés par une communauté anonyme de « Voyeurs ». Le jeu vire au cauchemar. Impossible d’arrêter…



Le subjectif : J'ai lu beaucoup de (bonnes) choses sur Nerve avant de me faufiler dans la salle obscure. D'abord, que c'était une version 2.0 du chef d’œuvre de David Fincher The Game, une version plus connectée au monde d'aujourd'hui mais qui conservait cette frontière si infime qu'elle en était anxiogène entre jeu et réalité. Comme le héros campé par Michael Douglas dans le film de 1997, celle de Nerve était prise au piège d'un jeu empiétant dangereusement sur son quotidien. J'ai aussi lu que c'était une critique des méfaits d'Internet, de l'absence de pudeur et de limite des réseaux sociaux, ou plus directement un questionnement sur les dangers de voir sa vie privée dévoilée et v(i)olée en ligne, tout en proposant un "divertissement pour ados à la Hunger Games et cie". Amateur de thriller à grand spectacle, pas forcément réfractaire aux bonnes productions "pour ado" (les deux Labyrinthe, notamment), et très intéressé par le sujet - notamment après avoir vu le docu interactif #DoNotTrack sur Arte - je n'ai pas hésité longtemps. D'autant que la bande-annonce donnait très envie, que les premiers retours étaient plutôt bons, et que les deux jeunes réalisateurs, auteurs du documentaire Catfish sur les affres d'un amour virtuel, étaient dignes de confiance.

vendredi 10 juin 2016

| Avis en vrac ¦ Green Room, Captain America : Civil War, Eddie The Eagle, Elle

Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac :

Green Room de Jeremy Saulnier

 

Thriller, épouvante-horreur, action, USA, 2015, 1H36
Avec Anton Yelchin, Imogen Poots, Patrick Stewart 
Sortie le 27 avril 2016


Festival de Cannes 2015 - Quinzaine des réalisateurs




Le subjectif : Voilà presque un an maintenant que j'ai découvert Green Room au Festival de Cannes 2015, où il était présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Ce serait mentir que de dire que je ne me suis pas remis du film après tous ces mois. Mais je ne mentirais pas en revanche en affirmant que c'est une claque qui prend aux tripes quiconque se laisse saisir par l'envoutante histoire de ce thriller fermement teinté d'horreur. L'histoire, justement : menacé de mort après avoir assisté à un meurtre suite à son concert, le groupe de punk The Ain't Rights se voit traqué et entraîné dans une spirale de violence que rien ne semble pouvoir stopper. Deux (trois) ans après avoir déjà fait frémir la Quinzaine, et plus globalement l'industrie du cinéma, avec l'excellent thriller Blue Ruin, l'Américain Jeremy Saulnier livre un nouveau long-métrage méchamment démonstratif. Rythmé par le rock violent des musiciens, Green Room plonge le spectateur dans une trépidante chasse à l'homme, sanglante et cruelle, majoritairement située en huis-clos dans une salle de concert (mais aussi ses alentours et son backstage, la fameuse "green room"), au fin fond de l'Oregon. Un lieu hostile à nos jeunes punks, puisque peuplé essentiellement de skinheads. Des néo-nazis amateurs de chants et sonorités situés à l'autre extrême du spectre musical... et sociétal.

Si cette virée en enfer est aussi viscérale, c'est en partie grâce aux acteurs qui en campent les différents protagonistes. Les trois plus connus jouent aussi les trois personnages principaux. Le chanteur à la fois frêle et leader est interprété par Anton Yelchin (révélé dans le merveilleux Alpha Dog et membre important de l'équipage des nouveaux Star Trek), le rôle de la copine de la victime, elle aussi menacée de subir le même sort, est attribué à Imogen Poots (la jeune héroïne de 28 Semaines plus tard), tandis que l'immense Patrick Stewart (le professeur Xavier "vieux" de tous les X-Men) est Darcy Banker, le terrible chef du gang des méchants. On retrouve d'autres "gueules" connues, comme par exemple Joe Cole, qui joue ici un musicien courageux et qu'on a découvert dans l'excellente série Peaky Blinders. Bref, le casting est très bon, tout comme la fureur qui se déchaîne sur eux en une petite centaine de minutes. Poisseuse, âpre, vicieuse, la bataille rangée à laquelle se livrent les deux camps est souvent insoutenable, tous les coups étant bons, même les plus vils et bas, pour mettre à genoux l'ennemi. Pour réussir ce genre de film, la délivrance attendue par les héros doit être ressentie de la même manière par le spectateur. Si Green Room est inoubliable, c'est parce qu'il relève ce défi avec brio.

mardi 3 mai 2016

| Avis en vrac ¦ Les Ardennes, Le Livre de la jungle, Tout pour être heureux, Le Chasseur et la Reine des glaces

Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac :

Les Ardennes de Robin Pront

 

Thriller, drame, Belgique-Pays-Bas, 2016, 1H33
Avec  Jeroen Perceval, Kevin Janssens, Veerle Baetens 
Sortie le 13 avril 2016




Le subjectif : Plus que la promesse de voir un "nouveau Bullhead" ou un film "dans la veine des frères Coen", c'est la présence au casting de Veerle Baetens qui m'a convaincu d'aller voir Les Ardennes. L'actrice, merveilleuse dans le non moins merveilleux Alabama Monroe (mon coup de cœur 2013), est ici au cœur d'un triangle amoureux qui va vite virer au drame ultra-violent. Son personnage, Sylvie, était la petite amie d'un malfrat violent, Kenneth, jusqu'à ce que celui-ci ne finisse en prison à la suite d'un cambriolage ayant mal tourné. Son frère David, qui s'en était sorti de justesse, a toujours été là pour lui, jusqu'à sa remise en liberté quatre ans plus tard. Problème : Sylvie et David s'aiment, et Kenneth ne se doute de rien. Alors qu'il veut recommencer sa vie là où il l'avait laissée, les choses ne vont pas se dérouler comme il le voudrait. Et la mauvaise histoire belge de dérouler son intrigue brutale, sur fond de peinture sociale noire.

Oui, Les Ardennes est un polar vraiment très sombre, aux personnages que rien ni personne ne va épargner, et qui semblent être abonnés au forfait "mauvais choix et mauvaises rencontres". Pétri de bonnes idées de mise en scène (ce plan dans le restaurant avec le travelling avant immensément ralenti, toute la fin du film), d'une intrigue prenante aux rebondissements (trop) incessants, et surtout doté d'un excellent casting (le héros Jeroen Perceval, tout en sobriété, est fabuleux), le premier long-métrage de Robin Pront reste malgré tout difficile d'accès. La faute à une surenchère de violence (même si les retournements de situation sanglant font, il est vrai, penser aux meilleurs Coen), mais surtout à une bande-son mal orchestrée, comme cette satanée musique techno beaucoup, beaucoup trop forte. Tellement dérangeante qu'elle m'a fait quitter la salle avant la fin du générique. Oui c'est subjectif, mais c'est une fausse note.

mardi 22 mars 2016

| Avis ¦ Triple 9, fondu au noir

Triple 9 de John Hillcoat

 

Thriller, policier, action, USA, 2016, 1H56
Avec Casey Affleck, Chiwetel Ejiofor, Anthony Mackie
Sortie le 16 mars 2016


L'objectif : Ex-agent des Forces Spéciales, Michael Atwood et son équipe de flics corrompus attaquent une banque en plein jour. Alors qu'il enquête sur ce hold-up spectaculaire, l'inspecteur Jeffrey Allen ignore encore que son propre neveu Chris, policier intègre, est désormais le coéquipier de l'un des malfrats. À la tête de la mafia russo-israélienne, la redoutable Irina Vlaslov ordonne à l'équipe d'effectuer un dernier braquage extrêmement risqué. Michael ne voit qu'une seule issue : détourner l'attention de l'ensemble des forces de police en déclenchant un code "999" – signifiant "Un policier est à terre". Mais rien ne se passe comme prévu…


Le subjectif : Les films de braquage ne sont pas si nombreux. En tout cas, rares sont ceux à avoir réellement marqué le 7e art, ou le cœur des cinéphiles. En ce qui me concerne, et en s'arrêtant aux 30 dernières années, je retiendrais quelques pépites : maligne (Inside Man), spectaculaire (Point Break), plutôt drôle (Ocean's Eleven) ou carrément jouissive (Fast Five), (sur)prenante (Inception) ou tout simplement au-dessus des nuages (Heat). Je pourrais même citer un super film de casse signé Ben Affleck (The Town), et un autre réalisé par un Français (Antigang). Bon, finalement ça en fait un paquet. Mais une chose est sûre : peu, voire aucun, ne possède dans son casting une galerie de gueules comme celle qui figure à l'affiche de Triple 9 de John Hillcoat. L'énoncé des acteurs masculins donne le tournis : Chiwetel Ejiofor, Aaron Paul, Anthony Mackie, Clifton Collins, Norman Reedus, Casey Affleck, Woody Harrelson... Vous pouvez ajouter à cela Kate Winslet, qui campe une baronne de la pègre israélo-russe, mais aussi Gal Gadot et Teresa Palmer dans des rôles secondaires, et vous obtenez un casting en or.

mardi 15 mars 2016

| Avis ¦ Room, master pièce


Room de Lenny Abrahamson

 

Drame, thriller, Canada-Irlande, 2015, 1H58
Avec Brie Larson, Jacob Tremblay, Joan Allen   
Sortie le 9 mars 2016


L'objectif : Jack, 5 ans, vit seul avec sa mère, Ma. Elle lui apprend à jouer, à rire et à comprendre le monde qui l’entoure. Un monde qui commence et s’arrête aux murs de leur chambre, où ils sont retenus prisonniers, le seul endroit que Jack ait jamais connu. L’amour de Ma pour Jack la pousse à tout risquer pour offrir à son fils une chance de s’échapper et de découvrir l’extérieur, une aventure à laquelle il n’était pas préparé.




Le subjectif : Après The Revenant, qui a permis à son interprète Leonardo DiCaprio de décrocher les distinctions de "Meilleur acteur" des trois cérémonies les plus prestigieuses du 7e art - derrière le Festival de Cannes -, à savoir les Oscars, les Golden Globes et les BAFA (British Academy Film Awards), je suis allé voir Room, qui a offert à son actrice principale les trois mêmes récompenses. Premier point : Brie Larson, à l'image de son homologue masculin, ne les a pas volées. La Californienne de 26 ans a mis tout le monde d'accord pour son premier grand rôle (après l'indé States of Grace, sorti en 2014). Et quel rôle ! Celui d'une jeune femme de 17 ans, kidnappée, séquestrée et violée pendant 7 ans, et mère d'un petit garçon venu au monde dans ces conditions inhumaines. À moins que ce film nous raconte bien plus que ça, bien plus qu'un rapt, un isolement et des sévices physiques et (a)moraux. À moins que Room soit à l'image de nos vies, protéiforme et méchamment complexe.

samedi 13 février 2016

| Avis ¦ Spotlight, au nom du pire


Spotlight de Tom McCarthy

 

Drame, Thriller, USA, 2015, 2H08
Avec Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams     
Sortie le 27 janvier 2015


(Oscars 2016 : Meilleur film - Meilleur scénario original)

L'objectif : Adapté de faits réels, Spotlight retrace la fascinante enquête du Boston Globe – couronnée par le prix Pulitzer – qui a mis à jour un scandale sans précédent au sein de l’Église catholique. Une équipe de journalistes d’investigation, baptisée Spotlight, a enquêté pendant 12 mois sur des suspicions d’abus sexuels au sein d’une des institutions les plus anciennes et les plus respectées au monde. L’enquête révèlera que L’Église catholique a protégé pendant des décennies les personnalités religieuses, juridiques et politiques les plus en vue de Boston, et déclenchera par la suite une vague de révélations dans le monde entier.




Le subjectif : A quelques jours de la 88e cérémonie des Oscars, grand-messe américaine du cinéma, le débat est plus que jamais ouvert sur l'identité des futurs lauréats. Parmi les prétendants crédibles, The Revenant, The Big Short, Seul sur Mars et Mad Max : Fury Road n'auront échappé à personne - même si le premier ne sortira qu'en fin de mois dans les salles françaises. Si Mad Max et The Revenant, le "film qui devrait enfin permettre à DiCaprio d'être consacré Meilleur acteur" et qui a déjà raflé plusieurs Golden Globes, trustent les nominations, un autre candidat figure en bonne position dans la course à l'Oscar du Meilleur long-métrage : Spotlight. Réalisé par Tom McCarthy - acteur, écrivain et réalisateur américain, auteur notamment de The Visitor, Grand prix du Festival du cinéma américain de Deauville 2008 -, ce grand film "basé sur une histoire vraie" s'attaque en même temps à un énorme scandale public, et à l'une des plus importantes enquêtes journalistiques du XXIe siècle.

jeudi 22 janvier 2015

| Avis ¦ Les Nouveaux sauvages, grince-sang-rire

Les Nouveaux sauvages de Damián Szifron

 

Comédie, thriller, drame, Argentine, 2014, 2H02
Avec Ricardo Darín, Oscar Martinez, Leonardo Sbaraglia
Sortie le 14 janvier 2015


L'objectif : L'inégalité, l'injustice et l'exigence auxquelles nous expose le monde où l'on vit provoquent du stress et des dépressions chez beaucoup de gens. Certains craquent. Les Nouveaux sauvages est un film sur eux. Vulnérables face à une réalité qui soudain change et devient imprévisible, les héros des Nouveaux sauvages franchissent l'étroite frontière qui sépare la civilisation de la barbarie. Une trahison amour, le retour d'un passé refoulé, la violence enfermée dans un détail quotidien, sont autant de prétextes qui les entraînent dans un vertige où ils perdent les pédales et éprouve l'indéniable plaisir du pétage de plombs.

(Sélection officielle, en compétition - Cannes 2014)



Le subjectif : Il y a huit mois, Les Nouveaux sauvages avait fait hurler de rire le Palais des festivals. Le film à sketch du réalisateur argentin Damián Szifron, grinçant et mordant à souhait, avait réveillé jury et spectateurs du 67e Festival de Cannes. Salves d'applaudissements nourris, fous rires en chœurs, satisfaction à l'unisson : si le film produit par Pedro Almodóvar est reparti bredouille de Cannes, il a quitté la Croisette avec une bonne étoile au-dessus de la tête. Car huit mois plus tard, Les Nouveaux sauvages nous refait le coup de l'unanimité critique, des éclats de rire en pagailles, et peut même se targuer de battre des records d'affluence dans les salles argentines. Sans oublier une nomination plus qu'évidente aux Oscars 2015, au titre de Meilleur film étranger.

lundi 31 mars 2014

| Avis ¦ Captain America : Le soldat de l'hiver, Marvel tient son film référence

 

Captain America, le soldat de l'hiver de Joe & Anthony Russo

 

Aventure, action, Marvel, USA, 2014, 2H08
Avec Chris Evans, Scarlett Johansson, Samuel L. Jackson 
Sortie le 26 mars 2014


L'objectif : Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Steve Rogers aka Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s'adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d'intrigues qui met le monde en danger. S'associant à Black Widow, Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante, tout en repoussant des tueurs professionnels envoyés pour le faire taire. Quand l'étendue du plan maléfique est révélée, Captain America et Black Widow sollicite l'aide d'un nouvel allié, le Faucon. Cependant, ils se retrouvent bientôt face à un inattendu et redoutable ennemi - le Soldat de l'Hiver.



Le subjectif : Soyons clairs, Captain America : First Avenger m'avait laissé sur ma faim. Sans être un mauvais film - il était plutôt bon, bien réalisé par Joe Johnston et surtout très bien joué par Chris Evans et Hugo Weaving - il m'avait semblé stigmatiser le manque d'audace de Marvel. Je voyais dans ce long-métrage sorti en 2011 les mêmes lacunes que dans nombre de "premiers films d'une nouvelle trilogie", à savoir une intrigue limitée (concentrée sur les origines du héros, en l'occurrence les années 1940) et un manque de profondeur général. En lui-même, le film était décevant. Mais en l'intégrant dans l'immense structure "marvelienne", l'introduction de ce nouveau personnage s'est avérée concluante. La première confirmation fût l'énorme succès (critique et commercial) du film Avengers. La seconde correspond à l'excellente publicité dont semble jouir ce Captain America, le soldat de l'hiver.

mardi 19 novembre 2013

| Avis ¦ Capitaine Phillips, Paul Greengrass de retour au sommet



Capitaine Phillips de Paul Greengrass


 

Drame, thriller, USA, 2013, 2H14
Avec Tom Hanks, Catherine Keener, Barkhad Abdi  
Sortie le 20 novembre 2013


L'objectif : Capitaine Phillips retrace l’histoire vraie de la prise d’otages du navire de marine marchande américain Maersk Alabama, menée en 2009 par des pirates somaliens. La relation qui s’instaure entre le capitaine Richard Phillips (Tom Hanks), commandant du bateau, et Muse (Barkhad Abdi), le chef des pirates somaliens qui le prend en otage, est au cœur du récit. Les deux hommes sont inévitablement amenés à s’affronter lorsque Muse et son équipe s’attaquent au navire désarmé de Phillips. À plus de 230 kilomètres des côtes somaliennes, les deux camps vont se retrouver à la merci de forces qui les dépassent.



Le subjectif : Après deux films historico-bouleversants (Bloody Sunday et Vol 93) et le lancement de la saga Jason Bourne dont il avait signé avec brio les deux premiers volets, l'Anglais Paul Greengrass m'avait légèrement déçu (et ennuyé) avec Green Zone. Pourtant, ce troisième film d'action tourné avec Matt Damon a confirmé si besoin que son réalisateur savait manier le thriller, l'action et les sujets politiques (et polémiques ?) comme personne. C'est donc avec une bonne dose d'excitation que je suis allé voir son nouveau projet, centré autour du personnage bien réel de Richard Phillips, un commandant de bateau pris en otage par des pirates somaliens en avril 2009.

lundi 21 octobre 2013

| Avis ¦ Prisoners, un thriller efficace et glaçant



Prisoners de Denis Villeneuve


 

Thriller, USA, 2013, 2H33
Avec Hugh Jackman, Jake Gyllenhaal, Melissa Leo 
Sortie le 9 octobre 2013


L'objectif : Dans la banlieue de Boston, deux fillettes de 6 ans, Anna et Joy, ont disparu. Le détective Loki privilégie la thèse du kidnapping suite au témoignage de Keller, le père d’Anna. Le suspect numéro 1 est rapidement arrêté mais est relâché quelques jours plus tard faute de preuve, entrainant la fureur de Keller. Aveuglé par sa douleur, le père dévasté se lance alors dans une course contre la montre pour retrouver les enfants disparus. De son côté, Loki essaie de trouver des indices pour arrêter le coupable avant que Keller ne commette l’irréparable… Les jours passent et les chances de retrouver les fillettes s’amenuisent…



Le subjectif : Trois ans après l'incroyable Incendies, film dramatique à mi-chemin entre le cinéma et le théâtre, Denis Villeneuve monopolise le grand écran en cette fin d'année 2013. Le réalisateur québécois y présente deux films. Enemy, avec Jake Gyllenhaal et Mélanie Laurent, dont la date de sortie française n'a pas encore été évoquée, et Prisoners, qui nous intéresse ici. Acclamé par la critique outre-Atlantique, ce thriller psychologique aborde le thème du kidnapping de manière noire et brute. Prisoners raconte l'épreuve vécue par deux familles victimes de l'enlèvement de leurs deux petites filles, et l'enquête de police qui se déroule en parallèle.

dimanche 18 août 2013

| Avis ¦ Elysium, SF sans frontières


Elysium de Neill Blomkamp

 

Action, thriller, SF, USA, 2013, 1H50
Avec Matt Damon, Jodie Foster, Sharlto Copley 
Sortie le 17 juillet 2013


L'objectif : En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de ne propager. Max, un homme ordinaire pour qui rejoindre Elysium est plus que vital, est la seule personne ayant une chance de rétablir l’égalité entre ces deux mondes. Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, il hésite à prendre part à cette mission des plus dangereuses -  s’élever contre la Secrétaire Delacourt et ses forces armées – mais s’il réussit, il pourra sauver non seulement sa vie mais aussi celle de millions de personnes sur Terre.



Le subjectif : Avant de parler d'Elysium, impossible de ne pas mentionner District 9, le précédent et premier film du réalisateur Neill Blomkamp. Ce long-métrage fût, en 2009, un succès autant critique que commercial. Une claque visuelle et viscérale doublée d'une aventure fantastique et humaine, le tout profondément ancré dans l'Histoire de la patrie de son auteur : l'Afrique du Sud. Un contexte socio-politique, celui de l'apartheid, qui transpirait d'un récit épique avec beaucoup d'intelligence. Façonné avec un budget ridicule, au vu de ses ambitions et du résultat final, de 30 millions de $, District 9 a rapidement créé le "buzz" et fait de Neill Blomkamp un homme à suivre pour Hollywood. Plus de quatre ans après, revoilà le petit génie de 33 ans (!) derrière un projet sensiblement plus ambitieux, de par ses moyens (100 millions de $), son casting et ses objectifs.

samedi 27 juillet 2013

| Le Film du samedi soir ¦ Welcome to the Punch

Le Film du samedi soir, c'est une petite comédie sans prétention, une série B bien barrée, un film d'horreur poussiéreux, une aventure de gosses oubliée, une sortie directe en DVD... Bref, un film passé à la trappe que je vous conseille et vous recommande chaudement. Ce soir, on est samedi, et le film du samedi soir est :

 


Welcome to the Punch d'Eran Creevy


Action, thriller, policier, USA UK, 2013, 1H39
Avec James McAvoy, Mark Strong, Andrea Riseborough
Sortie le 1er août 2013 (en DVD)





L'histoire : L’ancien criminel Jacob Sternwood doit quitter sa planque en Islande et revenir à Londres pour aider son fils impliqué dans un casse qui a mal tourné. Un retour au pays qui donne une chance à l’inspecteur Max Lewinsky d’attraper enfin l’homme qu’il n’a cessé de poursuivre depuis trois ans. L’un face à l’autre, c’est une véritable conspiration qu’ils vont mettre à jour et qu’ensemble ils vont devoir déjouer pour rester en vie…



Quand on me parle d'un film noir / polar britannique, mes yeux s'illuminent sans sourciller. Normal, avec un héritage aussi riche que peut avoir ce genre, à la fois très marqué esthétiquement, drôle (si on aime l'humour british) et irrévérencieux, la satisfaction est souvent au rendez-vous. Et si les maîtres se nomment Dany Boyle (Trainspotting, Petits meurtres entre amis ou Trance) ou Guy Ritchie (Snatch, Arnaques, crimes et botanique), d'autres réalisateurs ont repris le flambeau. Sans être exhaustif, de nombreuses pépites déferlent sur nos écrans depuis une dizaine d'années : Intermission, Petits meurtres à l'anglaise, Bons baisers de Bruges, L'Irlandais, Layer Cake... Layer Cake, avec Daniel Craig et réalisé par l'excellent Matthew Vaughn (Kick-Ass, X-Men : First Class) qui était pour l'occasion assisté d'un certain Eran Creevy. Ce Londonien de 37 ans, repéré en 2008 grâce à son thriller Shifty (inédit en France), revient cette année avec un polar bien de chez lui : Welcome to the Punch.

mercredi 24 juillet 2013

| Saturday Fight Fever ¦ Warm Bodies / All The Boys Love Mandy Lane

Pour la cinquième édition du Saturday Fight Fever, je profite de la sortie aujourd'hui en DVD de Warm Bodies pour rendre hommage à son jeune réalisateur : Jonathan Levine.  Parallèlement à cette "romance zombiesque", je vais analyser son premier long-métrage, le thriller horrifique All The Boys Love Mandy Lane, inédit en salles chez nous.

Crouch, touch, pause... ENGAGE !


Warm Bodies
Comédie, romance, épouvante-horreur, USA, 2013, 1H37
Avec Nicholas Hoult, Teresa Palmer, Analeigh Tipton
Sortie le 20 mars 2013
All The Boys Love Mandy Lane
Thriller, épouvante-horreur, USA, 2010, 1H28
Avec Amber Heard, Anson Mount, Michael Welch
Sortie le 3 août 2010 en DVD

Le projet


Après Le Retour des morts-vivants 3 ou, plus récemment, Zombie Honeymoon, un nouveau long-métrage cherchant à découvrir ce qui se cache dans le cœur mort des zombies a débarqué au printemps dernier. Warm Bodies, adaptation du roman homonyme d'Isaac Marion et franc succès au box-office (près de 117 millions de $ amassés dans le Monde, pour un budget de 35M$), raconte une histoire d'amour peu ordinaire entre un "cadavre" et une jeune femme. Shakespeare chez Romero, voilà à peu près ce que nous propose Jonathan Levine, son réalisateur, pour son quatrième film... 

mardi 4 juin 2013

| Avis ¦ Fast & Furious 6, mécanique bien huilée mais moteur en surchauffe

 

Fast & Furious 6 de Justin Lin


Action, thriller, USA, 2013, 2H10
Avec Vin Diesel, Paul Walker, Dwayne Johnson
Sortie le 22 mai 2013


L'objectif : Dom, Brian et toute leur équipe, après le casse de Rio, ayant fait tomber un empire en empochant 100 millions de dollars, se sont dispersés aux quatre coins du globe. Mais l’incapacité de rentrer chez eux, et l’obligation de vivre en cavale permanente, laissent à leur vie le goût amer de l’inaccomplissement. Pendant ce temps Hobbs traque aux quatre coins du monde un groupe de chauffeurs mercenaires aux talents redoutables, dont le meneur, Shaw est secondé d’une de main de fer par l’amour que Dom croyait avoir perdu pour toujours : Letty. La seule façon d’arrêter leurs agissements est de les détrôner en surpassant leur réputation. Hobbs demande donc à Dom de rassembler son équipe de choc à Londres. En retour ? Ils seront tous graciés et pourront retourner auprès des leurs, afin de vivre une vie normale..



Le subjectif : En charge de la franchise depuis le troisième épisode (Tokyo Drift), Justin Lin est une nouvelle fois aux manettes de ce Fast & Furious 6 très attendu. Quoi de plus normal, deux ans après le succès insolant du cinquième volet (près de 630 millions de $ de recettes), qui avait relancé la saga en la faisant basculer dans une autre dimension, celle des block-busters. Sa recette était simple : doper un concept usé jusqu'à la moelle (de la vitesse en string et siège baquet), avec de l'action et de l'humour. Autre idée de génie : faire revenir aux côtés de Vin Diesel et Paul Walker les acteurs des quatre premiers films, et leur adjoindre du sang neuf. Du sang de taureau, plus précisément, puisque Justin Lin a fait appel à Dwayne Johnson, alias The Rock, alias l'acteur le plus bankable du moment. Sans attendre la réponse du box-office, puisqu'une scène post-générique l'annonçait dans Fast Five, l'équipe s'est mis en route pour un nouveau volet.

mardi 28 mai 2013

| Avis ¦ Only God Forgives, l'art de (bien) présenter un navet


Only God Forgives de Nicolas Winding Refn


Drame, thriller, Danemark, France, 2013, 1H30
Avec Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas, Vithaya Pansringarm 
Sortie le 22 mai 2013


(Sélection officielle, en compétition - Cannes 2013)


L'objectif : À Bangkok, Julian (Ryan Gosling), qui a fui la justice américaine, dirige un club de boxe thaïlandaise servant de couverture à son trafic de drogue. Sa mère (Kristin Scott Thomas), chef d’une vaste organisation criminelle, débarque des États-Unis afin de rapatrier le corps de son fils préféré, Billy : le frère de Julian vient en effet de se faire tuer pour avoir sauvagement massacré une jeune prostituée. Ivre de rage et de vengeance, elle exige de Julian la tête des meurtriers. Julian devra alors affronter Chang (Vithaya Pansrigarm), un étrange policier à la retraite, adulé par les autres flics ….



Le subjectif : Il y a deux ans, un polar indépendant enflammait la Croisette. Drive régalait critiques, jury et public du Festival de Cannes 2011, en même temps qu'il consacrait (enfin) son réalisateur danois : Nicolas Winding Refn. Glanant le prix de la mise en scène, le trentenaire, auteur auparavant d'autres films chocs (la Trilogie Pusher et Valhalla Rising avec son compatriote Mads Mikkelsen, ou Bronson, adaptation sans concession d'une histoire vraie en milieu carcéral), entrait dans la cour des très grands. Deux ans plus tard, donc, il revient, avec son complice Ryan Gosling (que Drive a métamorphosé tout autant), pour présenter Only God Forgives. Un long-métrage situé dans les bas-fonds "cradingues" de la Thaïlande, annoncé d'une violence extrême mais étiqueté film "indépendant, d'auteur, racé, stylisé". Mouais.

mardi 21 mai 2013

| Avis ¦ Danny Boyle revient en Trance


Trance de Danny Boyle 


Thriller, Britannique, 2013, 1H35
Avec James McAvoy, Rosario Dawson, Vincent Cassel
Sortie le 8 mai 2013 


L'objectif : Commissaire-priseur expert dans les œuvres d’art, Simon se fait le complice du gang de Franck pour voler un tableau d’une valeur de plusieurs millions de dollars. Dans le feu de l’action, Simon reçoit un violent coup sur la tête. À son réveil, il n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. Ni les menaces ni la torture ne lui feront retrouver la mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose pour tenter de découvrir la réponse dans les méandres de l’esprit de Simon…




Le subjectif : Après moult aventures filmiques autour du globe (et au-delà, pour Sunshine), quelques statuettes dorées, un monstrueux intermède théâtral (l'adaptation de Frankenstein) et une mise en scène olympique, voilà Danny Boyle de retour chez lui. Et une chose est sûre, le Mancunien n'a rien perdu de ses habitudes, bien au contraire. Un peu moins de vingt ans après le début d'une carrière marqué par le thème de l'argent (Petits meurtres entre amis, Trainspotting et Une vie moins ordinaire constituant la Bag of money trilogy), le réalisateur s'interroge une nouvelle fois sur les conséquences que peuvent avoir l'appât du gain sur ses personnages. Dans Trance, point de millions miraculeusement gagnés, mais le braquage d'une toile de maître : Le Vol des Sorcières, de Goya. Le résultat est pourtant le même, le réalisateur mettant en scène trois protagonistes liés par le même désir de récupérer cette peinture.

lundi 8 avril 2013

| Avis ¦ 11.6, Cluzet immortalise Musulin


11.6 de Philippe Godeau


Thriller, France, 2013, 1H42
Avec François Cluzet, Bouli Lanners, Corinne Masiero
Sortie le 3 avril 2013


L'objectif :Toni Musulin est convoyeur de fonds depuis dix ans. Le 5 novembre 2009, à 10 heures du matin, il appuie doucement sur l’accélérateur de son fourgon blindé. À l’arrière de son véhicule, 11.6 millions d’euros…



Le subjectif : Ce fait divers avait tenu toute la France en émoi, à l'hiver 2009. Toni Musulin, un convoyeur de fonds lyonnais, avait détourné un camion blindé de sa société, emportant un pactole de 11.6 millions d'euros. Alors que la police avait retrouvé le camion ainsi qu'une grande partie de son contenu, Musulin était resté porté disparu, tout comme 2,5 millions d'euros. Quand le convoyeur-voleur s'est rendu, les spéculations sont allées bon train. Musulin avait-il préparé son coup, l'argent dormant bien au chaud et attendant le retour de son nouveau propriétaire, qui n'aurait que deux ou trois ans à tirer en cellule ? Le principal intéressé a toujours nié, et les questions sont restées en suspend...
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