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lundi 6 mars 2017

| Avis ¦ Split, la personne aux 24 personnes


Split de M. Night Shyamalan

 

Thriller, fantastique, épouvante-horreur, USA, 2016, 1H57
Avec James McAvoy, James McAvoy, James McAvoy   
Sortie le 22 février 2017


L'objectif : Kevin a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, le docteur Fletcher, mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey, aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats.



Le subjectif : Son retour sur le devant de la scène, M. Night Shyamalan l'a amorcé fin 2015 avec le remarquable The Visit, aussi surprenant par sa qualité que par son côté dérangeant. Ce film d'épouvante ne ressemblait à aucun autre, et c'était une excellente nouvelle tant cette caractéristique définit (en partie) le cinéma du réalisateur. Qui n'a pas tressailli devant Sixième Sens et son implacable "twist" final, ou ne s'est pas extasié devant l'histoire totalement novatrice de super-héros servie dans Incassable ? Leur singularité, au-delà de leur capacité à créer la surprise et/ou l'effroi chez le spectateur, était de mêler les genres, d'inviter le surnaturel dans notre quotidien, de brouiller les pistes tout au long du film afin de mieux saisir lors de son dénouement. Certes, le cinéaste né en Inde s'est quelque peu perdu après ses (deux) premiers succès. Pas forcément en proposant de mauvais films (j'ai beaucoup d'affection pour toute sa filmo, hormis pour l'indigent After Earth, le seul qu'il n'ait pas scénarisé et cela ne peut pas être une coïncidence), mais en déclinant une idée et un format qui a fini par lasser. Le concept de "révélation ahurissante" avait ses limites. Tout comme - a-t-on pensé à tort - le cinéma de M. Night Shyamalan. Avec The Visit, donc, et surtout Split qui nous intéresse aujourd'hui, le réalisateur nous prouve - et paradoxalement c'est là aussi une vraie et réjouissante révélation - qu'on s'était bel et bien planté. Twist !

lundi 16 janvier 2017

| Avis ¦ Quelques minutes après minuit, monstrueux chef-d'œuvre


Quelques minutes après minuit de Juan Antonio Bayona

 

Fantastique, drame, USA, 2016, 1H48
Avec Lewis MacDougall, Sigourney Weaver, Felicity Jones   
Sortie le 4 janvier 2017


L'objectif : Conor a de plus en plus de difficultés à faire face à la maladie de sa mère, à l’intimidation de ses camarades et à la fermeté de sa grand-mère. Chaque nuit, pour fuir son quotidien, il s’échappe dans un monde imaginaire peuplé de créatures extraordinaires. Mais c’est pourtant là qu’il va apprendre le courage, la valeur du chagrin et surtout affronter la vérité…



Le subjectif : "Fantastique, drame". C'est idiot, et futile, sans doute, mais il me semble que le genre d'un film n'a jamais aussi bien défini ce qu'il caractérise que celui de Quelques minutes après minuit. C'est vrai, c'est indubitablement vrai, le troisième long-métrage du Barcelonais Juan Antonio Bayona est un fantastique drame. Un fantastique, merveilleux et extraordinaire drame. Quelques minutes après les douze coups de minuit qui ont sonné le glas de 2016, quelques minutes après m'être confortablement installé dans ma salle obscure préférée, Quelques minutes après minuit est venu émerveillé ma journée, et magnifiquement lancer la nouvelle année. Sous ses airs de conte "enfantin", de portage ciné d'un roman à succès, ou encore d'histoire de monstre ; sous l'étiquette aussi du dernier film d'un réalisateur de génie (L'Orphelinat, The Impossible) qui prend son temps pour démontrer qu'il a le talent, l'âme et le souffle onirique d'un Spielberg auquel beaucoup le comparent déjà, ce fantastique drame ne m'avait pourtant pas préparé au choc que j'allais vivre, quelques minutes après. Et pourtant, quel choc ce fut.

vendredi 10 juin 2016

| Avis en vrac ¦ Green Room, Captain America : Civil War, Eddie The Eagle, Elle

Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac :

Green Room de Jeremy Saulnier

 

Thriller, épouvante-horreur, action, USA, 2015, 1H36
Avec Anton Yelchin, Imogen Poots, Patrick Stewart 
Sortie le 27 avril 2016


Festival de Cannes 2015 - Quinzaine des réalisateurs




Le subjectif : Voilà presque un an maintenant que j'ai découvert Green Room au Festival de Cannes 2015, où il était présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Ce serait mentir que de dire que je ne me suis pas remis du film après tous ces mois. Mais je ne mentirais pas en revanche en affirmant que c'est une claque qui prend aux tripes quiconque se laisse saisir par l'envoutante histoire de ce thriller fermement teinté d'horreur. L'histoire, justement : menacé de mort après avoir assisté à un meurtre suite à son concert, le groupe de punk The Ain't Rights se voit traqué et entraîné dans une spirale de violence que rien ne semble pouvoir stopper. Deux (trois) ans après avoir déjà fait frémir la Quinzaine, et plus globalement l'industrie du cinéma, avec l'excellent thriller Blue Ruin, l'Américain Jeremy Saulnier livre un nouveau long-métrage méchamment démonstratif. Rythmé par le rock violent des musiciens, Green Room plonge le spectateur dans une trépidante chasse à l'homme, sanglante et cruelle, majoritairement située en huis-clos dans une salle de concert (mais aussi ses alentours et son backstage, la fameuse "green room"), au fin fond de l'Oregon. Un lieu hostile à nos jeunes punks, puisque peuplé essentiellement de skinheads. Des néo-nazis amateurs de chants et sonorités situés à l'autre extrême du spectre musical... et sociétal.

Si cette virée en enfer est aussi viscérale, c'est en partie grâce aux acteurs qui en campent les différents protagonistes. Les trois plus connus jouent aussi les trois personnages principaux. Le chanteur à la fois frêle et leader est interprété par Anton Yelchin (révélé dans le merveilleux Alpha Dog et membre important de l'équipage des nouveaux Star Trek), le rôle de la copine de la victime, elle aussi menacée de subir le même sort, est attribué à Imogen Poots (la jeune héroïne de 28 Semaines plus tard), tandis que l'immense Patrick Stewart (le professeur Xavier "vieux" de tous les X-Men) est Darcy Banker, le terrible chef du gang des méchants. On retrouve d'autres "gueules" connues, comme par exemple Joe Cole, qui joue ici un musicien courageux et qu'on a découvert dans l'excellente série Peaky Blinders. Bref, le casting est très bon, tout comme la fureur qui se déchaîne sur eux en une petite centaine de minutes. Poisseuse, âpre, vicieuse, la bataille rangée à laquelle se livrent les deux camps est souvent insoutenable, tous les coups étant bons, même les plus vils et bas, pour mettre à genoux l'ennemi. Pour réussir ce genre de film, la délivrance attendue par les héros doit être ressentie de la même manière par le spectateur. Si Green Room est inoubliable, c'est parce qu'il relève ce défi avec brio.

mardi 3 mai 2016

| Avis en vrac ¦ Les Ardennes, Le Livre de la jungle, Tout pour être heureux, Le Chasseur et la Reine des glaces

Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac :

Les Ardennes de Robin Pront

 

Thriller, drame, Belgique-Pays-Bas, 2016, 1H33
Avec  Jeroen Perceval, Kevin Janssens, Veerle Baetens 
Sortie le 13 avril 2016




Le subjectif : Plus que la promesse de voir un "nouveau Bullhead" ou un film "dans la veine des frères Coen", c'est la présence au casting de Veerle Baetens qui m'a convaincu d'aller voir Les Ardennes. L'actrice, merveilleuse dans le non moins merveilleux Alabama Monroe (mon coup de cœur 2013), est ici au cœur d'un triangle amoureux qui va vite virer au drame ultra-violent. Son personnage, Sylvie, était la petite amie d'un malfrat violent, Kenneth, jusqu'à ce que celui-ci ne finisse en prison à la suite d'un cambriolage ayant mal tourné. Son frère David, qui s'en était sorti de justesse, a toujours été là pour lui, jusqu'à sa remise en liberté quatre ans plus tard. Problème : Sylvie et David s'aiment, et Kenneth ne se doute de rien. Alors qu'il veut recommencer sa vie là où il l'avait laissée, les choses ne vont pas se dérouler comme il le voudrait. Et la mauvaise histoire belge de dérouler son intrigue brutale, sur fond de peinture sociale noire.

Oui, Les Ardennes est un polar vraiment très sombre, aux personnages que rien ni personne ne va épargner, et qui semblent être abonnés au forfait "mauvais choix et mauvaises rencontres". Pétri de bonnes idées de mise en scène (ce plan dans le restaurant avec le travelling avant immensément ralenti, toute la fin du film), d'une intrigue prenante aux rebondissements (trop) incessants, et surtout doté d'un excellent casting (le héros Jeroen Perceval, tout en sobriété, est fabuleux), le premier long-métrage de Robin Pront reste malgré tout difficile d'accès. La faute à une surenchère de violence (même si les retournements de situation sanglant font, il est vrai, penser aux meilleurs Coen), mais surtout à une bande-son mal orchestrée, comme cette satanée musique techno beaucoup, beaucoup trop forte. Tellement dérangeante qu'elle m'a fait quitter la salle avant la fin du générique. Oui c'est subjectif, mais c'est une fausse note.

vendredi 1 avril 2016

| Avis ¦ Batman V Superman, entre prémices et promesses


Batman V Superman de Zack Snyder

 

Action, Fantastique, Univers DC, USA, 2H33
Avec Ben Affleck, Henry Cavill, Jesse Eisenberg
Sortie le 23 mars 2016


L'objectif : Craignant que Superman n'abuse de sa toute-puissance, le Chevalier noir décide de l'affronter : le monde a-t-il davantage besoin d'un super-héros aux pouvoirs sans limite ou d'un justicier à la force redoutable mais d'origine humaine ? Pendant ce temps-là, une terrible menace se profile à l'horizon…



Le subjectif : Quatre ans après la réunion sur grand écran des Avengers de Marvel, et un an avant l'équivalent DC que représente la Justice League, voilà que 2016 nous offre deux des plus grands affrontements que ces deux grandes maisons de comics aient connus. Batman contre Superman côté DC, dans le film qui nous intéresse ici, et Captain America face à Iron Man pour Marvel dans le troisième volet des aventures ciné de Steve Rogers, qui sortira le 28 avril. Les amateurs de combats épiques en collants et armures, et d'intrigues tirées d'arcs narratifs profonds et souvent fouillés sont comblés : en ce début de printemps, les super-héros se matent à la pelle. Vu le manque d'expérience de la Warner dans l'exercice du "film choral de super-héros" et les premiers retours critiques comme publics plutôt voire carrément négatifs, je n'étais pourtant pas forcément rassuré avant d'aller voir ce Batman V Superman : L'Aube de la justice. En sortant de la salle, un constat rapide s'est imposé : j'étais plus frustré que déçu.

mercredi 9 octobre 2013

| Avis ¦ C'est la fin, petit délire (et fin du monde) entre amis


C'est la fin de Seth Rogen et Evan Goldberg


Comédie, fantastique, USA, 2013, 1H47
Avec James Franco, Jonah Hill, Seth Rogen 
Sortie le 9 octobre 2013



L'objectif : Invités à une fête chez James Franco, Seth Rogen, Jonah Hill et leurs amis sont témoins de l'Apocalypse.




Le subjectif : Malgré les apparences, la fin du monde a encore de beaux jours devant elle. Même si l'ultimatum fixé par les Mayas au 21 décembre 2012 s'est avéré être un cuisant camouflet (qui en doutait ? Roland Emmerich ?), le dernier jour de l'Humanité continue de faire recette dans l'industrie du cinéma. Et en ce moment plus particulièrement, avec la sortie à quelques semaines d'intervalle de deux films sur le sujet. Deux films réunissant des castings de choix et de choc, de part et d'autre de l'Atlantique. Le dernier pub avant la fin du monde d'Edgar Wright, d'abord, avec les Britanniques Simon Pegg, Nick Frost et leurs petits camarades. Et This Is The End (C'est la fin, en VF), qui nous intéresse aujourd'hui, avec la "bande Apatow", une délirante troupe d'acteurs gravitant autour du Canadien Seth Rogen, également scénariste et réalisateur.

dimanche 25 août 2013

| Avis ¦ Conjuring : Les dossiers Warren, James Wan révise ses classiques

Conjuring : Les dossiers Warren de James Wan


Épouvante-horreur, fantastique, USA, 2013, 1H50
Avec Vera Farmiga, Patrick Wilson, Ron Livingston
Sortie le 21 août 2013


L'objectif : Avant Amityville, il y avait Harrisville… Conjuring : Les dossiers Warren, raconte l'histoire horrible, mais vraie, d'Ed et Lorraine Warren, enquêteurs paranormaux réputés dans le monde entier, venus en aide à une famille terrorisée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée… Contraints d'affronter une créature démoniaque d'une force redoutable, les Warren se retrouvent face à l'affaire la plus terrifiante de leur carrière…



Le subjectif : James Wan... Voilà un nom qui - si on est adepte du cinéma d'horreur - remémore bon nombre de sombres souvenirs, et des frissons à foison. Et pour cause. Derrière ce patronyme se cache tout simplement le génial réalisateur, en 2004, du premier Saw (une des licences horrifiques les plus rentables et les plus marquantes de ce début de siècle). Le jeune Australo-malaisien a enchaîné en 2007 avec un autre "petit" film d'horreur (Dead Silence, toujours avec une marionnette), et un "vigilante" musclé (Death Sentence, offrant un superbe rôle à Kevin Bacon), avant de marquer une pause de quatre ans. Le temps de concocter un Insidious aux petits oignons, au budget ridicule (1,5 millions de $) et au succès immédiat. Fort de ce retour en grâce, James Wan a mis les bouchées doubles. Après Conjuring, qui nous intéresse ici, le réalisateur a mis en boîte la suite d'Insidious (qui sortira le 3 octobre !), et a relevé le défi de réaliser... Fast and Furious 7 !

dimanche 4 août 2013

| Avis ¦ R.I.P.D. Brigade Fantôme, le spectre du bide

R.I.P.D. Brigade Fantôme de Robert Schwentke


Action, comédie, fantastique, USA, 2013, 1H36
Avec Jeff Bridges, Ryan Reynolds, Kevin Bacon 
Sortie le 31 juillet 2013



L'objectif : Dans le film d’aventures surnaturelles, R.I.P.D. Brigade Fantôme, Jeff Bridges et Ryan Reynolds jouent un tandem de flics d’un genre très spécial, puisque défunts, et envoyés par leur unité de police, le R.I.P.D. (Rest in Peace Department), pour protéger notre planète d’une recrudescence de créatures néfastes qui refusent de passer tranquillement dans l’autre monde.



Le subjectif : Après deux films plutôt mitigés (Flight Plan avec Jodie Foster, et RED et sa bande de pépés flingueurs), la sortie du nouveau long-métrage de Robert Schwentke, R.I.P.D. Brigade Fantôme, n'a provoqué chez moi aucune euphorie. Et c'est un euphémisme. "Buddy cop movie" à mi-chemin entre S.O.S. Fantômes et Men In Black, le film est également l'adaptation d'une bande-dessinée sortie il y a plus de dix ans, et éditée par Dark Horse Comics (derrière The Mask et HellBoy). On retrouve d'ailleurs à la production l'auteur de la BD homonyme : Peter M. Lenkov, un des créateurs de la série Hawaii Five-O. Un gage de satisfaction ? Pour peu qu'on aime ce genre de comédie policière fantastique à l'humour potache, pourquoi pas. Autrement, gare à la désillusion : malgré un budget conséquent (130 millions de $), R.I.P.D. ne vole jamais bien haut.

mardi 16 juillet 2013

| Avis ¦ Pacific Rim, quand l'action épique tutoie le sublime


Pacific Rim de Guillermo del Toro 

 

Action, fantastique, SF, USA, 2013, 2H10
Avec Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi
Sortie le 17 juillet 2013


L'objectif : Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju. Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau (Charlie Hunnam) et une jeune femme en cours d’entraînement (Rinko Kikuchi) qui font équipe pour manoeuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente….



Le subjectif : Depuis Blade II, en 2002, Guillermo del Toro avait pris la bonne habitude de sortir un nouveau film tous les deux ans. Le réalisateur mexicain, auteur auparavant de Mimic ou L'Echine du diable, s'était ainsi fait connaître du grand public, mais s'était surtout constitué son "fan club". Après le vampire incarné par Wesley Snipes, del Toro a mis tout le monde d'accord avec un autre super-héros : Hellboy. Le temps de deux films aussi géniaux que boudés par le public, Guillermo del Toro s'est forgé une étiquette de "faiseur de monstres" qui n'a pas disparu - loin de là - avec Le Labyrinthe de Pan, son film le plus personnel. Sorti en 2006 et acclamé par la critique, il a précédé un Hellboy II : Les Légions d'or maudites, qui fût une déception au box-office. Après cinq années de silence (et le projet avorté de Bilbo le Hobbit), le Mexicain est de retour avec le long-métrage le plus ambitieux, le plus cher et le plus attendu de sa longue carrière : Pacific Rim.

samedi 29 juin 2013

| Avis ¦ World War Z, des larmes et des morts

World War Z de Marc Forster


Action, fantastique, USA, 2013, 1H56
Avec Brad Pitt, Mireille Enos, Elyes Gabel
Sortie le 3 juillet 2013



L'objectif : Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos...



Le subjectif : Printemps 2009. Après quelques heures d'une lecture intense et bouleversante, je tombe amoureux de World War Z, un pavé SF écrit par Max Brooks. Immense amateur de tout ce qui touche aux goules, zombies et autres mort-vivants, j'ai dévoré d'une traite ce livre, encensé par la critique, qui expose une vision originale et sans concession de ce que serait une Terre toute entière livrée à ces bouffeurs de chair. Outre sa rigueur et son sérieux (s'appuyant sur les lois énoncées dans le Guide de survie en territoire zombie, écrit par Max Brooks trois ans auparavant), World War Z adopte une narration rafraîchissante. Jamais nommé, son narrateur est un enquêteur de la commission post-traumatique de l'ONU, chargé de remonter le cours de cette infection mondiale, désormais éradiquée. Au fil de ses interviews, le lecteur découvre ainsi les origines de la pandémie, les phases critiques qu'a subies l'Humanité, ainsi que le dénouement du conflit et ses nombreuses répercussions géopolitiques. Le livre est un best-seller. Hollywood va en faire un film.

samedi 6 avril 2013

| Avis ¦ Jack le chasseur de géants, Bryan Singer loin du compte


Jack le chasseur de géants de Bryan Singer 


Aventure, fantastique, USA, 2013, 1H50
Avec Nicholas Hoult, Eleanor Tomlinson, Ewan McGregor
Sortie le 27 mars 2013



L'objectif : Lorsqu’un jeune fermier ouvre par inadvertance la porte entre notre monde et celui d’une redoutable race de géants, il ne se doute pas qu’il a ranimé une guerre ancienne… Débarquant sur Terre pour la première fois depuis des siècles, les géants se battent pour reconquérir leur planète et le jeune homme, Jack, doit alors livrer le combat de sa vie pour les arrêter. Luttant à la fois pour le royaume, son peuple et l’amour d’une princesse courageuse, il affronte des guerriers invincibles dont il s’imaginait qu’ils n’existaient que dans les contes. L’occasion, pour lui, de devenir une légende à son tour.



Le subjectif : Bryan Singer est talentueux. Dans sa courte filmographie, plusieurs films peuvent ainsi être élevés au rang de classiques : l'incroyable Usual Suspects, avec Kevin Spacey (Keyser Söze) ; ou les deux premiers X-Men, qui ont lancé la « Marvel mania ». Pourtant, après ce diptyque au succès super-héroïque, le jeune réalisateur va connaître quelques difficultés. Laissant à Brett Ratner le soin de réaliser le troisième X-Men (le désespérant L'Affrontement final), Bryan Singer s'acoquine avec le grand rival de Marvel, DC Comics, pour redonner vie au mythe de Superman. Doté d'un budget gargantuesque de 260 millions de $, Superman Returns est un échec financier qui fait vaciller son auteur. Préférant se replonger dans des projets plus personnels (notamment l'excellent Walkyrie, avec Tom Cruise, sur le complot contre Hitler en 1944), Singer laisse tomber les blockbusters. Jusqu'à ce qu'il prenne les rênes, une fois de plus à la surprise générale, de Jack le chasseur de géants.

samedi 3 novembre 2012

| Le Film du samedi soir ¦ Incidents de parcours

Avant-propos : Avec ce concept de « Film du samedi soir », je choisis de vous parler d'un petit métrage qui me tient à cœur. Il s'agit, chaque semaine, de fouiller mes étagères de DVD pour mettre en avant une petite comédie sans prétention, une série B bien barrée, un film d'horreur poussiéreux, une aventure de gosses oubliée... Bref, sortir du placard des trucs qui me font vibrer et aimer le cinéma, des productions totalement mésestimées, méprisées ou méconnues, et que j'estime être le remède parfait pour vos silencieuses soirées de samedi. Et vous savez quoi ? ça tombe bien, ce soir, on est justement samedi...














Incidents de parcours de George A. Romero


Fantastique, épouvante-horreur, USA, 1988, 1H53
Avec John Pankow, Jason Beghe, Kate McNeil
Sortie le 5 octobre 2004 (en DVD)

L'histoire : Allan (Jason Beghe), jeune scientifique à l'avenir brillant, est un jour victime d'un accident qui le paralyse totalement. Grâce à Ella, une petite guenon que lui a donnée son ami Geoffrey (John Pankow), Allan reprend gout à la vie. Seulement Geoffrey est un génie de la recherche scientifique. Sa dernière trouvaille: augmenter l'intelligence des primates en leur injectant un sérum constitué de tissus du cerveau humain. Bien entendu, la petite guenon d'Allan, dressée par la charmante Melanie (Kate McNeill) n'a pas échappé à ses expériences. Et Ella va bientôt développer un comportement agressif envers tous ceux qui s'approchent de lui...


Fatalement, quand on pense George A. Romero, on pense "zombies". C'est presque inévitable, et pour cause : le bonhomme, qui file vers ses 73 ans, a réalisé en la matière plusieurs films cultes. D'abord La Nuit des morts-vivants, sorti en 1968, qui a révolutionné le genre (comme quoi à l'époque, il ne suffisait pas de sortir dans la rue). Ensuite l'indétrônable Zombie (version européenne de Dawn of the Dead, remontée avec une autre pointure de l'horreur, Dario Argento), à mon sens le meilleur film sur les morts-vivants de tous les temps. Avec le dernier en date, Survival of the Dead (DTV sorti en 2009), le réalisateur de Pittsburgh a tourné six long-métrages sur le sujet. Mais au milieu de toutes ces productions, encensées ou raillées, George Andrew Romero a sorti quelques pépites injustement méconnues du "grand public". Je pense notamment à Martin, histoire d'un homme croyant mordicus qu'il est un vampire, à The Crazies, "remaké" récemment par Hollywood, ou à Creepshow, film d'horreur à sketches, scénarisé par Stephen King himself et hommage aux comics américains des années 1950. Mais surtout, et c'est l'objet de ce 16e Film du samedi soir, je pense à Monkey Shines, Incidents de parcours en français. Sortie trois ans après Le Jour des morts-vivants, cette adaptation du roman homonyme de Michael Stewart (1983) est sans doute son meilleur film en dehors de la Saga des Morts-vivants. Voire, peut-être, son meilleur film, tout court.

mercredi 8 août 2012

| Avis ¦ Abraham Lincoln : Chasseur de vampires, l'odyssée d'Abe


Abraham Lincoln : Chasseur de vampires de Timur Bekmambetov


Action, fantastique, épouvante, USA, 2012, 1H45
Avec Benjamin Walker, Dominic Cooper, Anthony Mackie
Sortie le 8 août 2012



L'objectif : L'Histoire reconnait Abraham Lincoln comme le seizième président des États-Unis pour avoir sauvé l'Union et libéré des millions d'esclaves, mais avait cependant dissimulé la vérité cachée derrière la guerre de Sécession : sa chasse contre les morts-vivants, cent-quarante ans durant.



Le subjectif : Entre la resucée du film de danse sexy et la version masculine de Mes Meilleures Amies, j'ai choisi en ce mercredi 8 août de goûter au cinéma bis. De goûter à une production qui, rien qu'à son titre, fait frémir les plus ardents défenseurs du film de genre déviant, fantastique et décomplexé. Cette pépite, c'est Abraham Lincoln : Chasseurs de vampires. Adapté du roman homonyme de Seth Grahame-Smith par l'écrivain lui-même, et mis en boîte par Timur Bekmambetov, à qui l'on doit le diptyque Night / Day Watch et le très musclé Wanted, le long-métrage s'annonçait détonant. Mais connaissant l’œuvre originale - et le talent de l'écrivain pour le mélange des genres, Grahame-Smith étant également auteur du best-seller Orgueil et préjugés et zombies, qui abreuve en goules assoiffées de sang le monde romantique de Jane Austen - ainsi que le goût du réalisateur russe pour les épopées électriques et explosives, il n'y a rien d'étonnant.

mardi 17 juillet 2012

| Avis ¦ Holy Motors, Leos Carax fait son cinéma












Holy Motors de Leos Carax 

Drame, fantastique, France / Allemagne, 2012, 1H55
Avec Denis Lavant, Edith Scob, Eva Mendes
Sortie le 4 juillet 2012


(Compétition officielle - Cannes 2012)


L'objectif : De l'aube à la nuit, quelques heures dans l'existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante, créature monstrueuse, père de famille... M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier - mais où sont les caméras ? Il est seul, uniquement accompagné de Céline, longue dame blonde aux commandes de l'immense machine qui le transporte dans Paris et autour. Tel un tueur consciencieux allant de gage en gage. À la poursuite de la beauté du geste. Du moteur de l'action. Des femmes et des fantômes de sa vie. Mais où est sa maison, sa famille, son repos ?



Le subjectif : Autant le dire d'entrée, j'étais plus sceptique qu'une fosse avant d'aller voir Holy Motors. Entre les nombreux commentaires sur la twittosphère dès sa présentation à Cannes, qui me vendaient un film psychologique, devant lequel on ne pouvait rester insensible (soit on like, soit on unfollow), et les avis d'une presse dithyrambique (peu de place au doute : la majorité des mags "branchouilles" balançant un 5/5) d'un côté ; et les avertissements de quelques amis inspirés et réticents, sans oublier Cinemateaser qui bloquait sur un film "théorique, autocentré, hermétique" de l'autre... Mon a priori était partagé. Pire, s'il n'y avait pas eu cette bande-annonce entraînante et captivante, et la promesse d’apercevoir les courbes gracieuses d'Eva Mendes souillées par un M. Merde rencontré dans les rues de Tokyo!, jamais je n'aurais payé pour voir le dernier Leos Carax. Et c'est pourtant ce que j'ai fait : payer pour voir.

mercredi 13 juin 2012

| Avis ¦ Blanche-Neige et le chasseur, le conte est bon






Blanche-Neige et le chasseur de Rupert Sanders


Fantastique, action, aventure, USA, 2012, 2H06
Avec Kristen Stewart, Chris Hemsworth, Charlize Theron
Sortie le 13 juin 2012



L'objectif : Dans des temps immémoriaux où la magie, les fées et les nains étaient monnaie courante, naquit un jour l’unique enfant d’un bon roi et de son épouse chérie : une fille aux lèvres rouge sang, à la chevelure noire comme l’ébène et à la peau blanche comme neige. Et voilà précisément où l’histoire que vous croyiez connaître prend fin et où la nouvelle adaptation épique et envoutante de ce célèbre conte des frères Grimm débute. Notre héroïne, dont la beauté vient entacher la suprématie de l’orgueilleuse Reine Ravenna et déclencher son courroux, n’a plus rien d’une damoiselle en détresse, et la cruelle marâtre en quête de jeunesse éternelle ignore que sa seule et unique rivale a été formée à l’art de la guerre par le chasseur qu’elle avait elle-même envoyé pour la capturer. Alliant leurs forces, Blanche-Neige et le chasseur vont fomenter une rébellion et lever une armée pour reconquérir le royaume de Tabor et libérer son peuple du joug de l’impitoyable Ravenna.



Le subjectif : Décidément, s'il est un conte des frères Grimm qui a du succès, c'est bien celui qui retrace les aventures de Blanche-Neige. Outre la version de Walt Disney, sortie en 1937, qui est son premier long-métrage d'animation et qui a gravé l'héroïne et ses sept amis de petite taille dans l'imaginaire collectif, de nombreuses adaptations ont fleuri depuis le siècle dernier. Jusqu'à cette année sainte de 2012, qui voit la projection dans nos salles obscures de deux films consacrés à ce mythe multi-centenaire. Après la comédie fantastique Mirror, Mirror de Tarsem Singh, qui mettait notamment en scène Julia Roberts dans le rôle de la méchante reine, place aujourd'hui à une relecture plus fidèle et plus sombre : Blanche-Neige et le chasseur, signée Rupert Sanders.

vendredi 8 juin 2012

| Le Film du samedi soir ¦ Dead Leaves

Avant-propos : Avec ce concept de « Film du samedi soir », je choisis de vous parler d'un petit métrage qui me tient à cœur. Il s'agit, chaque semaine, de fouiller mes étagères de DVD pour mettre en avant une petite comédie sans prétention, une série B bien barrée, un film d'horreur poussiéreux, une aventure de gosses oubliée... Bref, sortir du placard des trucs qui me font vibrer et aimer le cinéma, des productions totalement mésestimées, méprisées ou méconnues, et que j'estime être le remède parfait pour vos silencieuses soirées de samedi. Et vous savez quoi ? ça tombe bien, ce soir, on est justement samedi...

Dead Leaves de Hiroyuki Imaishi

Animation, Japon, 2004, 52 mn
Sortie le 25 avril 2007 (en DVD)

L'histoire : Pandy et Retro se réveillent nus sur Terre, sans aucun souvenir de leur passé. Après une course-poursuite dans les rues de Tokyo entre eux et la police, ils se retrouvent emprisonnés dans la prison lunaire appelée Dead Leaves. Un pénitencier glauque et futuriste d'où ils vont bien entendu essayer de s'échapper à tout prix, avec l'aide de leurs nombreux camarades de cellule... Le délire ne fait que commencer !


(Pardon pour la mocheté de la vidéo, j'ai privilégié le sous-titrage à la qualité de l'image)

Dead Leaves est un Ovni. Un bijou complètement déjanté, découvert par hasard il y a quelques années, en traînant sur des sites d'animés. Au milieu de centaines de séries japonaises scintillait cette étrangeté. Un film de 52 minutes (et non pas une OAV, littéralement "vidéo d'animation originale"), production différente et barrée qui ne pouvait sortir que d'un esprit japonais. Et si la lecture du synopsis ci-dessus ne vous a pas mis la puce à l'oreille, c'est peut-être parce qu'il n'était pas précisé que Retro, un des deux protagonistes principaux du film, est un homme avec une tête de téléviseur... Hum.

jeudi 10 mai 2012

| Avis ¦ Dark Shadows, (presque) pas d'ombre au tableau




Dark Shadows, de Tim Burton


Comédie, fantastique, USA, 2012, 1H52
Avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Eva Green
Sortie le 9 mai 2012


L'objectif : En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas (Johnny Depp) a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d'Angélique Bouchard (Eva Green). C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant. Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…



Le subjectif : Alors qu'il s'expose en ce moment à la cinémathèque française, Tim Burton revient en force dans les salles obscures. Avant l'adaptation de son court métrage d'animation Frankenweenie, programmé le 31 octobre chez nous, et après le succès (commercial) d'Alice au pays des merveilles, qui a récolté plus d'un milliard de dollars de recettes et deux Oscars en 2010, le Californien présente Dark Shadows. Le réalisateur y retrouve un style et un acteur qui le subliment ; Johnny Depp étant une nouvelle fois le personnage principal.

samedi 5 mai 2012

| Le Film du samedi soir ¦ Arac Attack

Avant-propos : Avec ce concept de « Film du samedi soir », je choisis de vous parler d'un petit métrage qui me tient à cœur. Il s'agit, chaque semaine, de fouiller mes étagères de DVD pour mettre en avant une petite comédie sans prétention, une série B bien barrée, un film d'horreur poussiéreux, une aventure de gosses oubliée... Bref, sortir du placard des trucs qui me font vibrer et aimer le cinéma, des productions totalement mésestimées, méprisées ou méconnues, et que j'estime être le remède parfait pour vos silencieuses soirées de samedi. Et vous savez quoi ? ça tombe bien, ce soir, on est justement samedi...

Arac Attack d'Ellory Elkayem

Comédie horrifique, USA/Australie, 2001, 1H38
Avec David Arquette, Scott Terra, Scarlett Johansson
Sortie le 31 juillet 2002

L'histoire : Les habitants d'une petite cité minière se retrouvent confrontés à une horde redoutable d'araignées géantes et affamées. L'ingénieur Chris McCormick (David Arquette) et son ex-petite amie, le shérif Samantha Parker, vont unir leurs forces pour lutter contre ces monstres à huit pattes résultant d'un déversement de déchets toxiques.


Avec son budget de 30 millions de $, son casting sympathique mais sans tête d'affiche et son statut de pastiche bienveillante des productions SF horrifiques des années 50 - celles où on voyait des insectes et autres animaux géants détruire des villes - Arac Attack se présente comme une honnête et sincère série B, tendant fortement vers le Z. Hommage ou parodie oblige, après une première phrase savoureuse ("Do you know fear ?"), le film s'ouvre d'ailleurs sur une scène habituelle du genre.

mercredi 2 mai 2012

| Avis ¦ La Cabane dans les bois, l'autre maison des idées

La Cabane dans les bois de Drew Goddard


Thriller-horreur, USA, 2012, 1H35
Avec Kristen Connolly, Chris Hemsworth, Anna Hutchison
Sortie le 2 mai 2012


L'objectif : Cinq amis partent passer le week-end dans une cabane perdue au fond des bois. Ils n’ont aucune idée du cauchemar qui les y attend, ni de ce que cache vraiment la cabane dans les bois…
Signé par deux maîtres de l’horreur, Joss Whedon et Drew Goddard, voici un film qui réinvente et repousse toutes les conventions du genre. Attendez-vous à découvrir un nouveau niveau de terreur…


Le subjectif : Quand on voit, au cinéma, cinq jeunes gens (une dépravée, un sportif - alias Chris Hemsworth, le Thor d'Avengers, un intello, un fumeur d'herbe et une sainte-nitouche) s'apprêter à passer quelques jours dans une maison abandonnée, au beau milieu de nulle part, on a une impression de déjà-vu. Mais loin de se calquer sur ces codes du slasher américain type, La Cabane dans les bois va s'évertuer à les disséquer, les détourer, les mettre en valeur. L'idée de Joss Whedon (le papa de Buffy contre les vampires, et qui vient d'écrire et réaliser Avengers) et de Drew Goddard, le réalisateur, est de prendre le spectateur par surprise, à rebrousse-poils (de loup-garou, bien sûr), tout en rendant un hommage appuyé (mais teinté de second-degré) à ce type de productions.

samedi 28 avril 2012

| Le Film du samedi soir ¦ La Nuit des loosers vivants

Avant-propos : Avec ce concept de « Film du samedi soir », je choisis de vous parler d'un petit métrage qui me tient à cœur. Il s'agit, chaque semaine, de fouiller mes étagères de DVD pour mettre en avant une petite comédie sans prétention, une série B bien barrée, un film d'horreur poussiéreux, une aventure de gosses oubliée... Bref, sortir du placard des trucs qui me font vibrer et aimer le cinéma, des productions totalement mésestimées, méprisées ou méconnues, et que j'estime être le remède parfait pour vos silencieuses soirées de samedi. Et vous savez quoi ? ça tombe bien, ce soir, on est justement samedi...

La Nuit des loosers vivants de Mathias Dinter

Comédie avec zombies, Allemagne, 2004, 1H29
Avec Tino Mewes, Manuel Cortez, Collien Fernandes
Sortie le 9 septembre 2008 (DVD)

L'histoire : Afin d'augmenter leur potentiel de séduction, trois amis tentent un rituel vaudou dans un cimetière qui ne marche apparemment pas. Mais sur le chemin du retour, leur voiture a un accident. A leur réveil, ils sont devenus des zombies et ils s'aperçoivent qu'ils peuvent tirer avantage de leurs nouveaux corps...




En matière de films de contaminés, la tendance est très largement à l'épouvante-horreur. Des classiques les plus connus (la première trilogie de Romero), aux nouvelles pépites contemporaines (28 Jours plus tard, [REC] ou L'Armée des morts), le genre laisse peu de place aux autres styles. Et si on s'en éloigne, avec Braindead de Peter Jackson par exemple, on entre plus dans une sorte de « gore foutraquement drôle » qu'autre chose. Pour que le monde acclame un nouveau type de film de zombies, il faut d'ailleurs attendre le troisième millénaire. Instantanément culte et unanimement salué par la critique et le public, Shaun of the Dead de l'anglais Edgar Wright invente la « comédie romantique avec des zombies ». Nous sommes alors en 2005. Un an plus tôt, pourtant, sortait dans l'ombre des salles obscures allemandes le méconnu Die Nacht der lebenden Loser.
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