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mardi 28 février 2017

| Avis en vrac ¦ Your Name, Tous en scène, Lego Batman, Lion

Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac des films :


Your Name de Makoto Shinkai

 


Animation, drame, romance, Japon, 2016, 1H46
Avec les voix de Ryûnosuke Kamiki, Mone Kamishiraishi, Masami Nagasawa
Sortie le 28 décembre 2016






Le subjectif : Comme souvent, c'est en en ayant entendu énormément de bien que je suis allé voir en salle Your Name en janvier dernier, environ deux semaines après sa sortie française. Fan d'animation et toujours très attentif quand elle vient du pays du soleil levant, je n'avais aucune raison de douter. D'autant plus qu'outre le bouche à oreilles euphorique et le succès critique, ce long-métrage avait déjà battu tous les records au Japon, devenant par exemple le premier film hors Studio Ghibli à dépasser les 10 milliards de Yen de recettes. Et je n'ai pas encore parlé de l'histoire. L'histoire de Mitsuha, adolescente "coincée" dans ses montagnes et ses traditions ancestrales, mais également l'histoire de Taki, jeune lycéen vivant à Tokyo et partagé entre son boulot de serveur et ses amis. L'histoire, enfin, de leurs "rencontres", fantastiques ou oniriques, au beau milieu de leurs rêves respectifs. Bref, l'œuvre de Makato Shinkai, dont je ne connaissais absolument pas le travail jusque-là, avait tout pour me plaire. Je n'ai pas été déçu.

La première réussite du film d'animation de Shinkai est... l'animation. Visuellement, c'est magnifique. Les lumières et événements naturels (sans trop spoiler, il est question d'une chute de météorite) sont superbement mise en images. Les paysages sont eux aussi splendides, qu'ils s'agisse de ceux de Tokyo ou du village de montagne. Même chose pour les personnages, au "chara-design" très shojo/shonen (mangas pour jeunes filles/garçons) - ce qui est normal puisqu'on parle d'une idylle adolescente. Autre point (très très très) fort : la musique. La bande originale est tout simplement géniale, très pop et rythmée quand il le faut, pour accompagner les séquences énergiques et drôles qui émaillent les aventures de Mitsuha et Taki, mais également douce et enlevée quand le film cherche à nous émouvoir. Ce qui, soyons clair, arrive souvent. La faute à une romance originale et touchante, qui se teint de fantastique et de féerie pour mieux nous transporter et nous surprendre. Il y a l'humour, il y a l'amour, il y a l'émotion, et puis tous les thèmes abordés (le spectre de l'oubli, la force des sentiments, la fin de l'enfance, etc). Il y a le suspens aussi, l'inquiétude également, que l'on ressent en même temps que nos deux héros. Deux héros singuliers à l'histoire exaltante que je ne suis pas prêt d'oublier, comme Your Name, premier coup de cœur animé de 2017.

mardi 1 novembre 2016

| Avis ¦ Cigognes et compagnie, du WAG à l'âme


Cigognes et compagnie de Nicholas Stoller et Doug Sweetland

 

Film d'animation, comédie, famille, USA, 2016, 1H48
Avec les voix VF de Florent Peyre, Bérengère Krief, Issa Doumbia     
Sortie le 12 octobre 2016


L'objectif : Pendant longtemps, les cigognes livraient les bébés. Désormais, elles acheminent des colis pour un géant de l'Internet. Junior, coursier star de l'entreprise, s'apprête à être promu. Mais il actionne accidentellement la Machine à Fabriquer les Bébés… qui produit une adorable petite fille, en totale infraction avec la loi ! Avec l'aide de son ami Tulip, seul être humain sur le Mont Cigogne, Junior se précipite pour effectuer sa toute première livraison de bébé. Le temps presse car son patron ne tardera pas à apprendre la nouvelle… Junior pourra-t-il redonner aux cigognes la vraie mission qui est la leur ?




Le subjectif : 2016, année de l'animation ? On est "seulement" en novembre, mais ça y ressemble fortement. D'accord, d'accord, c'est de plus en plus le cas, les studios rivalisant d'imagination pour produire chaque année (voire plusieurs fois par an) des films d'animation de plus en plus magnifiques, drôles, intelligents et destinés à tous les publics. Mais en 2016, l'addition de succès et de réussites donne carrément le tournis ! Voyez plutôt : Cigognes et compagnie débarque après Zootopie (Disney), Tout en haut du monde (Sacrebleu productions), Kung-Fu Panda 3 (DreamWorks), Le Monde de Dory (Pixar), L'Âge de glace 5 (Fox), Angry Birds (Sony), Comme des bêtes (Illumination), Kubo et l'armure magique (Laika)... Une liste hallucinante, composée de très bons, voire carrément d'excellents films ! Et ce n'est pas fini : Les Trolls de DreamWorks, le nouveau Disney Vaiana ou même le déjanté Sausage Party de Seth Rogen sont (presque) déjà là ! Mais qui s'en plaindra ? Surtout pas moi !

mercredi 31 août 2016

| Avis en vrac ¦ Conjuring 2, The Wave, Comme des bêtes, Instinct de survie

Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac de films vus cet été :

Conjuring 2 : Le cas Enfield de James Wan

 

Épouvante-horreur, USA, 2015, 2H13
Avec Vera Farmiga, Patrick Wilson, Frances O'Connor
Sortie le 29 juin 2016






Le subjectif : Trois ans (presque) tout pile après le premier volet, mais également après la suite d'Insidious et, plus surprenant, après le 7e et dernier épisode de Fast and Furious (une franche réussite), James Wan, le gourou du cinéma d'épouvante, créateur de la franchise Saw avec trois fois rien, revient nous foutre les "chocottes" avec la suite de Conjuring. Dans ce second épisode intitulé Le cas Enfield, le réalisateur australo-malaisien retrouve les véritables aventures paranormales des époux Warren. Car oui, Conjuring 2 est une histoire vraie, aussi incroyable que cela puisse paraître. C'était d'ailleurs un des points forts du premier opus - empaqueter un super film d'exorcisme avec des documents audio et photo historiques, afin de nous plonger un peu plus dans l'épouvante -, c'est toujours le cas dans cette suite. L'histoire se passe cette fois à Londres, quelque temps après la célèbre affaire Amityville, mais surtout après Harrisville, racontée dans le premier film. L'activité de Lorraine et Ed est désormais reconnue, ils passent à la télé et, malgré la réticence de la première qui veut protéger son mari après des visions particulièrement cauchemardesques (pour elle comme pour nous), cette célébrité naissante les conduit en Angleterre, à vérifier pour l'Eglise la "véracité" d'une prétendue possession subie par la famille Enfield.

On retrouve avec un immense plaisir (je parle pour moi) les beaux et géniaux Vera Farmiga et Patrick Wilson au casting. Premier bon point. On retrouve ensuite l'expertise de James Wan à la réalisation : les séquences d'exorcisme et d'apparitions sont flippantes, le rythme est soutenu, les rebondissements sont légion, et l'atmosphère générale angoissante. Second bon point. Même si le genre peut paraître éculé, et si ce second Conjuring n'apporte rien de réellement nouveau, l'ensemble est réalisé avec une telle sincérité, une telle maîtrise qu'on ne peut que tomber sous le charme - et prier pour que les mauvais esprits laissent tranquille nos deux époux. Dernier bon point, l'histoire un peu plus retorse, qui oppose sans cesse les convictions du "chasseur de fantôme" qui veut aider cette famille terrifiée, et les obligations du soldat de Dieu, qui doit rendre des comptes à l'Eglise. La foi de Lorraine est éprouvée, tandis que c'est aux forces vitales de son mari que les démons en veulent. Divertissant sans être novateur, mais habile, terrifiant, formidablement monté et post-monté (les effets sont impeccables, jusqu'au générique final), ce second volet est à conseiller à tous les amateurs du genre. Qui ne demanderont qu'une chose, comme moi : que James Wan s’attelle vite à sa suite, dès qu'il aura une nouvelle fois changé de sujet en réalisant Aquaman pour DC !

dimanche 28 février 2016

| Avis ¦ Tout en haut du monde, préparez-vous à chavirer !


Tout en haut du monde de Rémi Chayé

 

Film d'animation, aventure, France, 2016, 1H20
Avec les voix de Christa Théret, Féodor Atkine, Thomas Sagols     
Sortie le 27 janvier 2016


L'objectif : 1882, Saint-Pétersbourg. Sacha, jeune fille de l’aristocratie russe, a toujours été fascinée par la vie d’aventure de son grand-père, Oloukine. Explorateur renommé, concepteur d’un magnifique navire, le Davaï, il n’est jamais revenu de sa dernière expédition à la conquête du Pôle Nord. Sacha décide de partir vers le Grand Nord, sur la piste de son grand-père pour retrouver le fameux navire.




Le subjectif : Tout en haut du monde est une histoire d'amour et d'aventures humaines, et je voudrais commencer cet article par un hommage à celui qui, depuis ma naissance, est le protagoniste d'une de mes plus belles histoires d'amour et d'aventure. Celui qui m'a parlé de ce merveilleux film français, et sans qui je ne me serais pas déplacé pour le voir au ciné. Celui qui, depuis tout petit, m'a initié au cinéma d'animation, en me faisant systématiquement découvrir chaque nouveau Disney. Celui de qui j'ai pu m'éloigner malgré moi, malgré nous, mais avec qui je me suis retrouvé, avec qui nous nous sommes retrouvés : mon papa. Merci papa pour ce judicieux conseil, et pour toute la passion de la BD, des dessins et de l'animation que tu as fait naître en moi !

Tout en haut du monde est donc une histoire d'amour, et d'aventures humaines. C'est le récit de l'épopée de la jeune Sacha, sur le point d'entrer dans l'âge adulte, mais qui va décider de braver tous les dangers et risquer de perdre tout ce qu'elle a, tout ce qu'elle est, pour retrouver son grand-père explorateur disparu sur la banquise, et son mythique navire. Pour ça, elle va devoir parcourir un univers qui n'est pas le sien, des environnements hostiles, partir à l'aventure sur le toit du monde pour les retrouver, et sauver l'honneur de sa famille. Cette aventure, où se mêlent aristocratie russe de la fin du XIXe siècle et conquête du Pôle Nord, a immédiatement plu à Rémi Chayé, dont c'est la première réalisation. Emballé par le récit incroyable de ce bateau prisonnier des glaces et de tous ceux décidés à le retrouver, et très intéressé par cette époque et ses peintres russes, par les films en costume, les lithographies de Daumier et les romans de Jules Verne, le jeune Français va signer une œuvre à la hauteur de ces références, à la dimension épique et à l'esthétique qui atteignent des sommets.

mercredi 17 février 2016

| Avis ¦ Zootopie, les bêtes humaines


Zootopie de Byron Howard et Rich Moore

 

Film d'animation Disney, comédie, aventure, policier, USA, 2016, 1H48
Avec les voix VF de Marie-Eugénie Maréchal, Alexis Victor, Pascal Elbé     
Sortie le 17 février 2016


L'objectif : Zootopie est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux l'y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d’autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde à sa place à Zootopie ! Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque...




Le subjectif : Le passage de Disney de l'animation en 2D à la 3D est une histoire intéressante et complexe - que j'avais essayé de démêler, avec plus ou moins de clarté et de réussite, dans ma critique de La Princesse et la Grenouille, il y a quelques années. Après un début compliqué, marqué (ou pas) par trois productions que presque tout le monde a oublié (DinosauresThe Wild et Chicken Little), les studios Disney ont enclenché la seconde dès 2006, rassérénés par le rachat de Pixar, mais, surtout, par l'arrivée du nouveau directeur créatif John Lasseter. Le papa des Toy Stories a tapé dans la souricière, revigorant l'animation par ordinateur de la firme, et lançant Bienvenue chez les Robinson, puis Volt en 2008, qui fût le premier long-métrage Disney de ce type à rencontrer un vrai succès. Certainement satisfait du travail effectué par le réalisateur Byron Howard, Lasseter lui a confié les rennes du projet suivant : Raiponce. Là aussi, le succès fût au rendez-vous. Différentes des "pépites" de Pixar, ces productions Disney en images de synthèse avaient une personnalité propre qui ravissait la presse et enchantait les spectateurs. Tant et si bien que les films en 3D se sont enchaînés : avant Les Nouveaux Héros l'an dernier, il y a eu La Reine des neiges pour le Noël 2013, et, l'année précédente, Les Mondes de Ralph, réalisé par Rich Moore.

lundi 27 janvier 2014

| Avis ¦ Le vent se lève, dernier rêve animé de Miyazaki


Le vent se lève de Hayao Miyazaki

 

Animation, drame, Japon, 2013, 2H06
Avec les voix de Hideaki Anno, Miori Takimoto, Hidetoshi Nishijima 
Sortie le 22 janvier 2014


L'objectif : Inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jirô rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote, et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. Son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde. Le Vent se lève raconte une grande partie de sa vie et dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, l’épidémie de tuberculose et l’entrée en guerre du Japon. Jiro connaîtra l’amour avec Nahoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle.



Le subjectif : Hayao Miyazaki l'a annoncé lui-même, Le vent se lève sera son dernier film d'animation. A 73 ans, le dessinateur et cofondateur du Studio Ghibli, à qui l'on doit déjà dix films et autant de classiques (de Nausicaä à Ponyo sur la falaise, sorti en 2008, en passant par Princesse Mononoké et surtout Le voyage de Chihiro, son plus grand succès, réalisé après une "première" retraite), ce maître de l'animation japonaise nous livre son testament. Une dernière œuvre qui est aussi une première, puisque Le vent se lève marque une expérience inédite pour Miyazaki : le récit s'inspire d'une histoire vraie.

dimanche 8 décembre 2013

| Avis ¦ La reine des neiges, Disney règne de nouveau sur Noël


La reine des neiges de Chris Buck et Jennifer Lee

 

Animation, aventure, USA, 2013, 1H42
Avec les voix VF de Emmylou Homs, Anaïs Delva, Danny Boon 
Sortie le 4 décembre 2013


L'objectif : Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel…  En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.



Le subjectif : Au milieu des années 2000, sans doute échaudé par la concurrence de DreamWorks et rassuré par la réussite de Pixar (qu'il rachètera en 2006), Disney a entrepris un virage vers le tout-numérique. Et si le succès économique a été au rendez-vous (du moins au début), les films qui ont suivi n'ont pas vraiment marqué les amateurs du studio : Chicken Little, The Wild, Bienvenue chez les Robinson, Volt... Certainement conscient qu'il lui fallait renouer avec ses "origines", Disney a surpris son monde en présentant La princesse et la grenouille en 2009, un conte de fée en 2D aux messages très contemporains. La révolution "féérique" s'est poursuivie l'année d'après avec l'excellent Raiponce, à ce jour film d'animation le plus cher de l'histoire (260 millions d'€).

mercredi 30 octobre 2013

| Avis ¦ Turbo, escargot fast & furious !



Turbo de David Soren

 

Animation, aventure, comédie, USA, 2013, 1H36
Avec les voix de Ryan Reynolds, Paul Giamatti, Michael Peña 
Sortie le 16 octobre 2013


L'objectif : Turbo est un escargot qui n’a qu’un seul rêve en tête : être incroyablement rapide ! Son obsession pour la vitesse l’a rendu quelque peu impopulaire chez les siens, où lenteur et prudence sont de rigueur. Mais il est hors de question pour lui de se conformer. C’est alors que se produit un étrange accident qui lui donne soudainement le pouvoir de foncer à toute vitesse. Il s’embarque alors dans une aventure extraordinaire pour accomplir son invraisemblable destinée : courir contre le plus grand champion de course automobile, Guy La Gagne. Avec l’aide d’une équipe d’escargots aussi rusés que stylés, l’ultime outsider Turbo mettra tout son cœur – et sa coquille, pour prouver qu’aucun rêve n’est trop grand, aucun rêveur n’est trop petit.



Le subjectif : Décidément, DreamWorks Animation a décidé de frapper fort cette année. Après l'excellent Les Croods, sorti en avril dernier et énorme succès au box-office (une suite est en préparation), le studio de Jeffrey Katzenberg remet le couvert avec un second film original : Turbo. Dotés du même budget de 135 millions de $, ces deux sorties témoignent de la volonté des créateurs de Shrek et Madagascar de poursuivre leur formidable et irrésistible ascension. Je ne le dirai jamais assez : depuis le phénoménal Dragons (2010), le studio ne cesse de produire des long-métrages de qualité, superbes visuellement et profonds du point de vue de l'histoire.

mardi 9 juillet 2013

| Avis ¦ Monstres Academy, on a retrouvé la monstrueuse compagnie !


Monstres Academy de Dan Scanlon


Animation, USA, 2013, 1H44
Avec les voix VF d’Éric Métayer, Xavier Fagnon, Jamel Debbouze
Sortie le 10 juillet 2013 


L'objectif : Même quand il n’était qu’un tout petit monstre, Bob Razowski rêvait déjà de devenir une Terreur. Aujourd’hui, il est enfin en première année à la prestigieuse université Monstres Academy, où sont formées les meilleures Terreurs. Son plan de carrière bien préparé est pourtant menacé par sa rencontre avec James P. Sullivan, dit Sulli, un vrai crack qui a un don naturel pour Terrifier. Aveuglés par leur désir de se prouver l’un à l’autre qu’ils sont imbattables, tous deux finissent par se faire renvoyer de l’université. Pire encore : ils se rendent compte que s’ils veulent que les choses aient une chance de rentrer dans l’ordre, ils vont devoir travailler ensemble, et avec un petit groupe de monstres bizarres et mal assortis…



Le subjectif : Fan indéfectible de Pixar depuis leur toute première aventure au cinéma (une "petite" histoire de jouets), c'est avec un pas décidé mais fébrile que je me suis rendu à l'avant-première de leur quatorzième long-métrage : Monstres Academy. Échaudé par Cars 2 (mais j'avais mis ça sur le compte des petites voitures, qui ne m'ont jamais passionné), et resté incrédule face au manque d'originalité étonnant de Rebelle, j'ai eu peur. Il faut dire que de Ratatouille jusqu'à Toy Story 3, le studio de John Lasseter m'avait habitué à l'excellence, et j'avais fini par croire que chaque nouveau film devait être meilleur que le précédent. Déçu de voir que je m'étais trompé, j'ai eu peur que cette suite (ou plutôt cette préquelle) de Monstres et compagnie ne débouche sur un nouveau camouflet. J'avais tort, là encore, fort heureusement.

mardi 4 juin 2013

| Avis ¦ Epic : la bataille du royaume secret, Blue Sky dans la cour des grands

 

Epic : la bataille du royaume secret de Chris Wedge


Animation, aventure, USA, 2013, 1H42
Avec les voix VF de Mélanie Laurent, Jérémie Renier, Garou
Sortie le 22 mai 2013


L'objectif : L'histoire d'une guerre insoupçonnable qui fait rage autour de nous. Lorsqu'une adolescente se retrouve plongée par magie dans cet univers caché, elle doit s'allier à un groupe improbable de personnages singuliers et pleins d'humour afin de sauver leur monde... et le nôtre.


Le subjectif : En une dizaine d'années, la Fox, par sa filière Blue Sky Studios, est devenue un poids lourd du cinéma d'animation, au même titre que Disney, DreamWorks ou Columbia. Pour forcer le destin, la major s'est appuyée sur sa franchise L'Âge de Glace, dont les quatre long-métrages ont rapporté plus de 2,8 milliards de dollars. Lancée par Chris Wedge en 2002, cette saga mondialement (re)connue a été suivie par d'autres succès du box-office : Robots (du même réalisateur), Horton et Rio. Cette année, ce même Chris Wedge est de retour avec Epic : la bataille du royaume secret, un film au ton et aux ambitions plus matures, complexes et profonds que les précédentes productions Blue Sky. L'objectif ? Rattraper Pixar et DreamWorks dans le domaine de l'émotion...

vendredi 12 avril 2013

| Avis ¦ Les Croods, le cœur des hommes des cavernes



Les Croods de Chris Sanders et Kirk DeMicco


Animation, USA, 2013, 1H32
Avec les voix de Nicolas Cage, Ryan Reynolds, Emma Stone
Sortie le 10 avril 2013


L'objectif :Lorsque la caverne où ils vivent depuis toujours est détruite et leur univers familier réduit en miettes, les Croods se retrouvent obligés d’entreprendre leur premier grand voyage en famille. Entre conflits générationnels et bouleversements sismiques, ils vont découvrir un nouveau monde fascinant, rempli de créatures fantastiques, et un futur au-delà de tout ce qu’ils avaient imaginé. Les Croods prennent rapidement conscience que s’ils n’évoluent pas… ils appartiendront à l’Histoire.



Le subjectif : Dans les contes de fées, souvent, les apprentis princes charmants se mettent en tête de terrasser le grand méchant dragon, et de délivrer la belle princesse. Le cas du (jeune) studio d'animation DreamWorks est un poil plus complexe. Il a d'abord couru après le trône du roi Disney, et de son chevalier Pixar, donnant lieu à ces affrontements « frontaux » en salles obscures : 1001 Pattes / Fourmiz, Le Monde de Némo / Gang de requins, The Wild / Madagascar... A chaque fois, même si l'humour DreamWorks s'est démarqué, l'originalité en a pâtit. Pire, mis à part pour Madagascar et Shrek, la qualité ne fût pas au rendez-vous... Alors le studio, sous la coupe de Chris Sanders, ancien seigneur de l'armée Disney (il a réalisé Lilo & Stich), a préféré embrasser un monstre bleu et visqueux. Histoire de mettre en place sa propre légende, faite – comme Disney en son temps – d'émerveillement, et de prouesses techniques.

mercredi 5 décembre 2012

| Avis ¦ Les Mondes de Ralph, Disney fête les jeux

 

Les Mondes de Ralph de Rich Moore


Animation, comédie, USA, 2012, 1H41
Avec les voix VF de François-Xavier Demaison, Dorothée Pousséo, Donald Reignoux 
Sortie le 5 décembre 2012

L'objectif : Dans une salle d’arcade, Ralph la casse est le héros mal aimé d’un jeu des années 80. Son rôle est simple : il casse tout ! Pourtant il ne rêve que d’une chose, être aimé de tous… Vanellope Van Schweetz quant à elle, évolue dans un jeu de course, fabriqué uniquement de sucreries. Son gros défaut : être une erreur de programme, ce qui lui vaut d’être interdite de course et rejetée de tous… Ces deux personnages n’auraient jamais dû se croiser… et pourtant, Ralph va bousculer les règles et voyager à travers les différents mondes de la salle d’arcade pour atteindre son but : prouver à tous qu’il peut devenir un héros… Ensemble, arriveront-ils à atteindre leurs rêves ?



Le subjectif : Disney tiendrait-il son "film en images de synthèse" de référence ? Après un Raiponce loué par la critique, qui renouvelait sa vision du conte tout en conservant l'esprit de la firme (une histoire sensible, drôle et poétique), les héritiers du père de Mickey Mouse marchent sur les pas de Pixar, avec une œuvre bourrée de références actuelles. Mieux, alors que le studio à la petite lumière tarde à reconquérir le cœur de ses fans, en misant sur des suites (Cars 2, Monstres Academy) ou des portages 3D (Le Monde de Némo y aura droit dès janvier), Disney, lui, insuffle un vent nouveau. Les Mondes de Ralph, sorte de "Toy Story des jeux-vidéos", confirme cette marche en avant. Le film est sympathique, plutôt joli, et son attrait générationnel est absolument fabuleux...

mercredi 28 novembre 2012

| Avis ¦ Les Cinq légendes, le cadeau de Noël de DreamWorks


Les Cinq légendes de Peter Ramsey


Animation, aventure, USA, 2012, 1H37
Avec les voix VF de Gaspard Ulliel, Nolwenn Leroy, Miglen Mirtchev  
Sortie le 28 novembre 2012


L'objectif : L’aventure d’un groupe de héros, tous doués de pouvoirs extraordinaires. Emmenées par Jack Frost, un adolescent rebelle et ingénieux, ces cinq légendes vont devoir, pour la première fois, unir leurs forces pour protéger les espoirs, les rêves et l’imaginaire de tous les enfants. 



Le subjectif : Décidément, cette année 2012 est chargée en films d'animation. On y a vu s'affronter tous les mastodontes du genre : Pixar (avec Rebelle), Disney (Frankenweenie et bientôt Les Mondes de Ralph), Blue Sky (L'Âge de Glace 4), Universal (Le Lorax), Aardman (Les Pirates), sans oublier Laika et son magnifique ParaNorman. Bref, DreamWorks, deuxième studio en nombre de films produits, avait de quoi s'en faire, après quelques productions timorées (Megamind, Kung-Fu Panda 2, Le Chat potté), et après, surtout, un troisième volet de Madagascar loin d'avoir fait l'unanimité. Mais, autant le dire tout de suite : avec Les Cinq légendes, la société créée par Steven Spielberg frappe un grand coup.

mercredi 31 octobre 2012

| Halloween Fight Fever ¦ L'Étrange pouvoir de Norman / Wallace et Gromit : Le Mystère du lapin-garou

Avec le Fight Fever, je tente de percer en six points les mystères de deux films, d'hier comme d'aujourd'hui, aux attentes et aux styles similaires.

Premier hors-série pour le SFF à l'occasion de cette magnifique fête qu'est Halloween... Et parce que sur Toxinémane on est des grands (enfants) malades, et puis aussi parce qu'aujourd'hui sort la version longue du Frankenweenie de Tim Burton, j'ai décidé de mettre à l'honneur deux films... d'animation ! D'un côté L’Étrange pouvoir de Norman (ParaNorman en VO), sorti fin août chez nous et premier film du duo Chris Butler - Sam Fell, mais pas de la boîte de prod' Laika Entertainment, déjà derrière le très encensé Coraline (2009). De l'autre Wallace et Gromit : Le Mystère du lapin-garou, de Nick Park, Steve Box et leur mythique studio britannique Aardman, aujourd'hui dispo sur Netflix, mais sorti sur nos écrans... pour Halloween 2005. Car je ne laisse rien au hasard ! 

Crouch, touch, pause... ENGAGE !

 

 

Autour du film


Comme souvent ces derniers mois, c'est grâce aux conseils et aux avis dithyrambiques de la twittosphère (et blogosphère ciné) que je me suis décidé à aller voir L’Étrange pouvoir de Norman. Ayant loupé il y a trois ans Coraline (de la même société de production), tout aussi plébiscité à sa sortie, et surtout fan devant l'éternel de l'animation en stop-motion (j'ai été nourri au "cheese & crackers" de Wallace et Gromit), j'avais à coeur de voir ce que valait vraiment ce ParaNorman (titre en VO). D'autant qu'avec un tel pitch (zoooooombies), le film de Chris Butler et Sam Fell a attisé ma curiosité. Et puis, après les "ressucées" indigestes de Madagascar et l'Âge de Glace, et un Pixar (Rebelle) qui m'avait laissé sur ma faim... J'attendais toujours LE film d'animation de l'année. 

mercredi 1 août 2012

| Avis ¦ Rebelle, Pixar a son conte


Rebelle de Mark Andrews et Brenda Chapman  

 

Animation, USA, 2012, 1H35
Avec les voix de Bérénice Béjo, Jacques Frantz, Nathalie Homs 
Sortie le 1er août 2012

L'objectif : Depuis la nuit des temps, au cœur des terres sauvages et mystérieuses des Highlands d’Écosse, récits de batailles épiques et légendes mythiques se transmettent de génération en génération. Merida, l’impétueuse fille du roi Fergus et de la reine Elinor, a un problème… Elle est la seule fille au monde à ne pas vouloir devenir princesse ! Maniant l’arc comme personne, Merida refuse de se plier aux règles de la cour et défie une tradition millénaire sacrée aux yeux de tous et particulièrement de sa mère. Dans sa quête de liberté, Merida va involontairement voir se réaliser un vœu bien malheureux et précipiter le royaume dans le chaos. Sa détermination va lui être cruciale pour déjouer cette terrible malédiction.



Le subjectif : Depuis quelques années, Disney et Pixar ont pris l'habitude de s'y mettre à deux pour émouvoir notre été. Problème : après les excellents Wall-E, Là-Haut et Toy Story 3, on avait maudit les génies de l'animation pour nous avoir ennuyé avec un Cars 2 poussif. Une suite loin d'être indispensable qui avait mis le doute dans la tête de nombreux fans (moi compris) et fait craindre le pire. D'autant qu'en face, les autres studios ont fait feux de tous bois. Après les Dragons, Moi, moche et méchant, ou Shrek 4, les "opposants" de Pixar ont sorti cette année l'artillerie lourde, avec les suites de Madagascar et L'Âge de Glace, Le Lorax ou encore l’intriguant Norman... Bref, de quoi motiver les héritiers de Steve Jobs à faire mieux. Ouf ! Leur nouveau film est une œuvre originale. Ouch ! Il s'agit d'une histoire de princesse, soit un exercice totalement inédit pour les géniteurs de Woody et compagnie... L'occasion de se vautrer une seconde fois, ou de redresser la barre ?

vendredi 8 juin 2012

| Le Film du samedi soir ¦ Dead Leaves

Avant-propos : Avec ce concept de « Film du samedi soir », je choisis de vous parler d'un petit métrage qui me tient à cœur. Il s'agit, chaque semaine, de fouiller mes étagères de DVD pour mettre en avant une petite comédie sans prétention, une série B bien barrée, un film d'horreur poussiéreux, une aventure de gosses oubliée... Bref, sortir du placard des trucs qui me font vibrer et aimer le cinéma, des productions totalement mésestimées, méprisées ou méconnues, et que j'estime être le remède parfait pour vos silencieuses soirées de samedi. Et vous savez quoi ? ça tombe bien, ce soir, on est justement samedi...

Dead Leaves de Hiroyuki Imaishi

Animation, Japon, 2004, 52 mn
Sortie le 25 avril 2007 (en DVD)

L'histoire : Pandy et Retro se réveillent nus sur Terre, sans aucun souvenir de leur passé. Après une course-poursuite dans les rues de Tokyo entre eux et la police, ils se retrouvent emprisonnés dans la prison lunaire appelée Dead Leaves. Un pénitencier glauque et futuriste d'où ils vont bien entendu essayer de s'échapper à tout prix, avec l'aide de leurs nombreux camarades de cellule... Le délire ne fait que commencer !


(Pardon pour la mocheté de la vidéo, j'ai privilégié le sous-titrage à la qualité de l'image)

Dead Leaves est un Ovni. Un bijou complètement déjanté, découvert par hasard il y a quelques années, en traînant sur des sites d'animés. Au milieu de centaines de séries japonaises scintillait cette étrangeté. Un film de 52 minutes (et non pas une OAV, littéralement "vidéo d'animation originale"), production différente et barrée qui ne pouvait sortir que d'un esprit japonais. Et si la lecture du synopsis ci-dessus ne vous a pas mis la puce à l'oreille, c'est peut-être parce qu'il n'était pas précisé que Retro, un des deux protagonistes principaux du film, est un homme avec une tête de téléviseur... Hum.

jeudi 7 juin 2012

| Avis ¦ Madagascar 3, affreux cirque ?








Madagascar 3 d'Eric Darnell, Tom McGrath et Conrad Vernon 


Animation, USA, 2012, 1H33
Avec les voix VF de José Garcia, Anthony Kavanagh, Marina Foïs
Sortie le 6 juin 2012


L'objectif : De retour d’Afrique, où leur dernière aventure les avait menés, Alex et ses fidèles amis Marty, Gloria et Melman aspirent désormais à rentrer chez eux, à New York, et à retrouver le cadre familier du zoo de Central Park. Autant dire qu’ils sont prêts à tout pour y parvenir ! Alors que King Julian, Maurice et les Pingouins se joignent à eux, leur nouvelle expédition rocambolesque les conduit en Europe où ils trouvent la couverture idéale : un cirque ambulant dont ils deviennent les héros – façon Madagascar bien sûr !



Le subjectif : On avait quitté nos quatre amis en Afrique, à la fin d'un Madagascar 2 aussi intelligent que divertissant. On les retrouve quatre ans plus tard à Monaco, après un petit détour par la Croisette (le film d'animation était en sélection officielle à Cannes, hors compétition), pour le dernier (?) épisode de la trilogie. Cette fois encore, Alex le lion, Marty le zèbre, Melman la girafe et Gloria l'hippopotame ont la ferme intention de rejoindre "leur" New-York. Et cette fois encore, tout un tas de péripéties farfelues et poilues vont se dresser sur leur chemin...

lundi 18 avril 2011

| Avis ¦ Rango, Western façon camé-Leone

Rango de Gore Verbinski


Film d'aventure d'animation, USA, 2011, 1H40
Avec les voix originales de Johnny Depp, Isla Fisher, Abigail Breslin
Sortie le 23 mars 2011

L'objectif : Alors qu'il mène sa vie sans histoire d'animal de compagnie, Rango, caméléon peu aventurier, est en pleine crise d'identité : à quoi bon avoir des ambitions quand tout ce qu'on vous demande, c'est de vous fondre dans la masse ? Un jour, Rango échoue par hasard dans la petite ville de Poussière, dans l'Ouest sauvage, où de sournoises créatures venues du désert font régner la terreur. Contre toute attente, notre caméléon, qui ne brille pas par son courage, comprend qu'il peut enfin se rendre utile. Dernier espoir des habitants de Poussière, Rango s'improvise shérif et n'a d'autre choix que d'assumer ses nouvelles fonctions. Affrontant des personnages plus extravagants les uns que les autres, Rango va-t-il devenir le héros qu'il se contentait jusque-là d'imiter ?



Le subjectif : Dans le (grand) monde de l'animation, on peut dire que l'année 2010 fut une année faste. Pixar et Disney (Toy Story 3, Raiponce, La Princesse et la Grenouille), DreamWorks (Shrek 4, Dragons), et même Universal (Moi, moche et méchant) se sont livrés une guerre sans merci. Si, sur le territoire français, c'est DreamWorks et le dernier opus des aventures de l'ogre vert qui sont sortis gagnants au box-office, la critique et la profession ont quant à elles plutôt célébré le dernier film de la bande à Woody et Buzz. Toy Story a gagné son deuxième Oscar (le 1er pour celui de Meilleur film d'animation, Toy Story 1 et 2 n'ayant pas pu glaner cette distinction en 1996 et 99, puisqu'elle n'existe que depuis 2001) et a confirmé la domination des papas de Mickey sur le monde du film d'animation. Alors quoi ? Gore Verbinski peut-il, au même titre qu'un Wes Anderson l'an dernier (avec son renard-tistique Fantastic Mr Fox), déjouer les plans de ces magnats du dessin animé et imposer sa patte graphique avec Rango ?

samedi 30 octobre 2010

| Avis ¦ Moi, moche et méchant : un film drôle et attachant


Moi, Moche et Méchant de Pierre Coffin et Chris Renaud


Animation, USA, 2010, 1H35
Avec la voix française de Gad Elmaleh
Sortie le 6 octobre 2010



L'objectif : Dans un charmant quartier résidentiel délimité par des clôtures de bois blanc et orné de rosiers fleurissants se dresse une bâtisse noire entourée d’une pelouse en friche. Cette façade sinistre cache un secret : Gru, un méchant vilain, entouré d’une myriade de sous-fifres et armé jusqu’aux dents, qui, à l’insu du voisinage, complote le plus gros casse de tous les temps : voler la lune (Oui, la lune !)... Gru affectionne toutes sortes de sales joujoux. Il possède une multitude de véhicules de combat aérien et terrestre et un arsenal de rayons immobilisants et rétrécissants avec lesquels il anéantit tous ceux qui osent lui barrer la route... jusqu’au jour où il tombe nez à nez avec trois petites orphelines qui voient en lui quelqu’un de tout à fait différent : un papa.
Le plus grand vilain de tous les temps se retrouve confronté à sa plus dure épreuve : trois fillettes prénommées Margo, Edith et Agnes.


Le subjectif : Il y a des signes qui ne trompent pas. Pour ce film d'animation en 3D sorti tout droit des nouveaux studios Universal, promotionné chez nous à grands coups de Gad Elmaleh et de petits bonhommes jaunes – les « Minions », on nous promettait la Lune. Un film drôle et un poil subversif, qui se vantait de réunir inventeurs machiavéliques (la production française Igor serait-elle passée par là ?), petits monstres sympathiques (on parle ici des « Minions », comme des trois orphelines...) et contexte SF galactique. Une bataille de méchants qui n'étaient pas si méchants, ou pas tous, avec du rire, des larmes, et de la belle 3D pour nos mirettes. Opération ambitieuse et difficile, vu le large panel de productions numériques sorties cette année (ne citons que Dragons, Toy Story 3 et Shrek 4), mais néanmoins réaliste, quand on regarde le nom des hommes dissimulés derrière ce Moi, moche et méchant.

mardi 16 mars 2010

| Avis ¦ Fantastic Mr Fox, le renard et la manière


Fantastic Mr Fox de Wes Anderson


Animation image par image, USA, 2007, 1H28
Avec les voix originales de George Clooney, Meryl Streep, Jason Schwartzman
Sortie le 17 février 2010

L'objectif : Mr Fox est le plus rusé des voleurs de poules. Une fois marié, son épouse Felicity lui demande de mettre fin à ses activités incompatibles avec la vie d’un honorable père de famille. La mort dans l’âme, il se fait alors engager comme éditorialiste dans un journal local où il s’ennuie terriblement. Quand son fils Ash a 12 ans, Mr Fox part s’installer en famille à la campagne à proximité d’élevages de volailles détenus par trois ignobles fermiers : le gros Boggis, Bunce le petit et Bean le maigre. La tentation est trop forte : Mr Fox reprend ses anciennes activités et s’attire les foudres des trois fermiers. Il doit appeler à la rescousse tous les animaux de la région pour protéger sa famille et son territoire.


Le subjectif : A la fin d'un toast, après avoir rectifié un discours, le héros fantastique demande à ses amis attablés : « comment c'était » ? Assis dans notre fauteuil, pris aux tripes par la merveille d'animation à laquelle nous venons d'assister, nous ne pouvons nous empêcher de répondre, à ce personnage aux poils roux comme au réalisateur Wes Anderson : « Fantastique, maître renard ! »
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