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mardi 28 février 2017

| Avis en vrac ¦ Your Name, Tous en scène, Lego Batman, Lion

Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac des films :


Your Name de Makoto Shinkai

 


Animation, drame, romance, Japon, 2016, 1H46
Avec les voix de Ryûnosuke Kamiki, Mone Kamishiraishi, Masami Nagasawa
Sortie le 28 décembre 2016






Le subjectif : Comme souvent, c'est en en ayant entendu énormément de bien que je suis allé voir en salle Your Name en janvier dernier, environ deux semaines après sa sortie française. Fan d'animation et toujours très attentif quand elle vient du pays du soleil levant, je n'avais aucune raison de douter. D'autant plus qu'outre le bouche à oreilles euphorique et le succès critique, ce long-métrage avait déjà battu tous les records au Japon, devenant par exemple le premier film hors Studio Ghibli à dépasser les 10 milliards de Yen de recettes. Et je n'ai pas encore parlé de l'histoire. L'histoire de Mitsuha, adolescente "coincée" dans ses montagnes et ses traditions ancestrales, mais également l'histoire de Taki, jeune lycéen vivant à Tokyo et partagé entre son boulot de serveur et ses amis. L'histoire, enfin, de leurs "rencontres", fantastiques ou oniriques, au beau milieu de leurs rêves respectifs. Bref, l'œuvre de Makato Shinkai, dont je ne connaissais absolument pas le travail jusque-là, avait tout pour me plaire. Je n'ai pas été déçu.

La première réussite du film d'animation de Shinkai est... l'animation. Visuellement, c'est magnifique. Les lumières et événements naturels (sans trop spoiler, il est question d'une chute de météorite) sont superbement mise en images. Les paysages sont eux aussi splendides, qu'ils s'agisse de ceux de Tokyo ou du village de montagne. Même chose pour les personnages, au "chara-design" très shojo/shonen (mangas pour jeunes filles/garçons) - ce qui est normal puisqu'on parle d'une idylle adolescente. Autre point (très très très) fort : la musique. La bande originale est tout simplement géniale, très pop et rythmée quand il le faut, pour accompagner les séquences énergiques et drôles qui émaillent les aventures de Mitsuha et Taki, mais également douce et enlevée quand le film cherche à nous émouvoir. Ce qui, soyons clair, arrive souvent. La faute à une romance originale et touchante, qui se teint de fantastique et de féerie pour mieux nous transporter et nous surprendre. Il y a l'humour, il y a l'amour, il y a l'émotion, et puis tous les thèmes abordés (le spectre de l'oubli, la force des sentiments, la fin de l'enfance, etc). Il y a le suspens aussi, l'inquiétude également, que l'on ressent en même temps que nos deux héros. Deux héros singuliers à l'histoire exaltante que je ne suis pas prêt d'oublier, comme Your Name, premier coup de cœur animé de 2017.

vendredi 2 septembre 2016

| Avis ¦ Un petit boulot, Michel Blanc et humour noir




Un petit boulot de Pascal Chaumeil

 

Comédie, France, 1H37
Avec Romain Duris, Michel Blanc, Gustave Kervern
Sortie le 31 août 2016


L'objectif : Jacques habite une petite ville dont tous les habitants ont été mis sur la paille suite à un licenciement boursier. L'usine a fermé, sa copine est partie et les dettes s’accumulent. Alors quand le bookmaker mafieux du coin, lui propose de tuer sa femme, Jacques accepte volontiers...



Le subjectif : Pascal Chaumeil nous a quitté fin août 2015, et le vide qu'il a créé dans le cinéma français est à la mesure de la réussite de son dernier long-métrage, en salles un an après sa disparition tragique. En 2010, déjà, la sortie de son premier film laissait présager tout le talent du réalisateur pour raconter des histoires savoureuses et originales, bien différentes de ce que pouvait proposer la comédie française. Porté par le duo (impérial) Vanessa Paradis-Romain Duris, L'Arnacœur est rapidement devenu un immense succès critique et populaire. Pascal Chaumeil, venu du petit écran (Blague à part, Engrenages, mais surtout Fais pas ci, Fais pas ça), a poursuivi sa route avec le très bon Un plan parfait en 2012, et par une parenthèse anglo-allemande pour A Long Way Down il y a deux ans. En 2015, il accepte de mettre en boîte l'adaptation du roman Un petit boulot d'Iain Levinson - Since The Layoffs en VO - scénarisée par Michel Blanc. Emporté par un cancer au sujet duquel il ne dira rien, le réalisateur a juste le temps de finir de tourner et de monter son dernier long-métrage - un sacré grand boulot.

vendredi 10 juin 2016

| Avis en vrac ¦ Green Room, Captain America : Civil War, Eddie The Eagle, Elle

Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac :

Green Room de Jeremy Saulnier

 

Thriller, épouvante-horreur, action, USA, 2015, 1H36
Avec Anton Yelchin, Imogen Poots, Patrick Stewart 
Sortie le 27 avril 2016


Festival de Cannes 2015 - Quinzaine des réalisateurs




Le subjectif : Voilà presque un an maintenant que j'ai découvert Green Room au Festival de Cannes 2015, où il était présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Ce serait mentir que de dire que je ne me suis pas remis du film après tous ces mois. Mais je ne mentirais pas en revanche en affirmant que c'est une claque qui prend aux tripes quiconque se laisse saisir par l'envoutante histoire de ce thriller fermement teinté d'horreur. L'histoire, justement : menacé de mort après avoir assisté à un meurtre suite à son concert, le groupe de punk The Ain't Rights se voit traqué et entraîné dans une spirale de violence que rien ne semble pouvoir stopper. Deux (trois) ans après avoir déjà fait frémir la Quinzaine, et plus globalement l'industrie du cinéma, avec l'excellent thriller Blue Ruin, l'Américain Jeremy Saulnier livre un nouveau long-métrage méchamment démonstratif. Rythmé par le rock violent des musiciens, Green Room plonge le spectateur dans une trépidante chasse à l'homme, sanglante et cruelle, majoritairement située en huis-clos dans une salle de concert (mais aussi ses alentours et son backstage, la fameuse "green room"), au fin fond de l'Oregon. Un lieu hostile à nos jeunes punks, puisque peuplé essentiellement de skinheads. Des néo-nazis amateurs de chants et sonorités situés à l'autre extrême du spectre musical... et sociétal.

Si cette virée en enfer est aussi viscérale, c'est en partie grâce aux acteurs qui en campent les différents protagonistes. Les trois plus connus jouent aussi les trois personnages principaux. Le chanteur à la fois frêle et leader est interprété par Anton Yelchin (révélé dans le merveilleux Alpha Dog et membre important de l'équipage des nouveaux Star Trek), le rôle de la copine de la victime, elle aussi menacée de subir le même sort, est attribué à Imogen Poots (la jeune héroïne de 28 Semaines plus tard), tandis que l'immense Patrick Stewart (le professeur Xavier "vieux" de tous les X-Men) est Darcy Banker, le terrible chef du gang des méchants. On retrouve d'autres "gueules" connues, comme par exemple Joe Cole, qui joue ici un musicien courageux et qu'on a découvert dans l'excellente série Peaky Blinders. Bref, le casting est très bon, tout comme la fureur qui se déchaîne sur eux en une petite centaine de minutes. Poisseuse, âpre, vicieuse, la bataille rangée à laquelle se livrent les deux camps est souvent insoutenable, tous les coups étant bons, même les plus vils et bas, pour mettre à genoux l'ennemi. Pour réussir ce genre de film, la délivrance attendue par les héros doit être ressentie de la même manière par le spectateur. Si Green Room est inoubliable, c'est parce qu'il relève ce défi avec brio.

mardi 3 mai 2016

| Avis en vrac ¦ Les Ardennes, Le Livre de la jungle, Tout pour être heureux, Le Chasseur et la Reine des glaces

Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac :

Les Ardennes de Robin Pront

 

Thriller, drame, Belgique-Pays-Bas, 2016, 1H33
Avec  Jeroen Perceval, Kevin Janssens, Veerle Baetens 
Sortie le 13 avril 2016




Le subjectif : Plus que la promesse de voir un "nouveau Bullhead" ou un film "dans la veine des frères Coen", c'est la présence au casting de Veerle Baetens qui m'a convaincu d'aller voir Les Ardennes. L'actrice, merveilleuse dans le non moins merveilleux Alabama Monroe (mon coup de cœur 2013), est ici au cœur d'un triangle amoureux qui va vite virer au drame ultra-violent. Son personnage, Sylvie, était la petite amie d'un malfrat violent, Kenneth, jusqu'à ce que celui-ci ne finisse en prison à la suite d'un cambriolage ayant mal tourné. Son frère David, qui s'en était sorti de justesse, a toujours été là pour lui, jusqu'à sa remise en liberté quatre ans plus tard. Problème : Sylvie et David s'aiment, et Kenneth ne se doute de rien. Alors qu'il veut recommencer sa vie là où il l'avait laissée, les choses ne vont pas se dérouler comme il le voudrait. Et la mauvaise histoire belge de dérouler son intrigue brutale, sur fond de peinture sociale noire.

Oui, Les Ardennes est un polar vraiment très sombre, aux personnages que rien ni personne ne va épargner, et qui semblent être abonnés au forfait "mauvais choix et mauvaises rencontres". Pétri de bonnes idées de mise en scène (ce plan dans le restaurant avec le travelling avant immensément ralenti, toute la fin du film), d'une intrigue prenante aux rebondissements (trop) incessants, et surtout doté d'un excellent casting (le héros Jeroen Perceval, tout en sobriété, est fabuleux), le premier long-métrage de Robin Pront reste malgré tout difficile d'accès. La faute à une surenchère de violence (même si les retournements de situation sanglant font, il est vrai, penser aux meilleurs Coen), mais surtout à une bande-son mal orchestrée, comme cette satanée musique techno beaucoup, beaucoup trop forte. Tellement dérangeante qu'elle m'a fait quitter la salle avant la fin du générique. Oui c'est subjectif, mais c'est une fausse note.

vendredi 1 avril 2016

| Avis ¦ Batman V Superman, entre prémices et promesses


Batman V Superman de Zack Snyder

 

Action, Fantastique, Univers DC, USA, 2H33
Avec Ben Affleck, Henry Cavill, Jesse Eisenberg
Sortie le 23 mars 2016


L'objectif : Craignant que Superman n'abuse de sa toute-puissance, le Chevalier noir décide de l'affronter : le monde a-t-il davantage besoin d'un super-héros aux pouvoirs sans limite ou d'un justicier à la force redoutable mais d'origine humaine ? Pendant ce temps-là, une terrible menace se profile à l'horizon…



Le subjectif : Quatre ans après la réunion sur grand écran des Avengers de Marvel, et un an avant l'équivalent DC que représente la Justice League, voilà que 2016 nous offre deux des plus grands affrontements que ces deux grandes maisons de comics aient connus. Batman contre Superman côté DC, dans le film qui nous intéresse ici, et Captain America face à Iron Man pour Marvel dans le troisième volet des aventures ciné de Steve Rogers, qui sortira le 28 avril. Les amateurs de combats épiques en collants et armures, et d'intrigues tirées d'arcs narratifs profonds et souvent fouillés sont comblés : en ce début de printemps, les super-héros se matent à la pelle. Vu le manque d'expérience de la Warner dans l'exercice du "film choral de super-héros" et les premiers retours critiques comme publics plutôt voire carrément négatifs, je n'étais pourtant pas forcément rassuré avant d'aller voir ce Batman V Superman : L'Aube de la justice. En sortant de la salle, un constat rapide s'est imposé : j'étais plus frustré que déçu.

dimanche 13 mars 2016

| Avis ¦ DieuMerci !, en rêve et contre tout


DieuMerci ! de Lucien Jean-Baptiste

 

Comédie, France, 1H35
Avec Lucien Jean-Baptiste, Baptiste Lecaplain, Firmine Richard
Sortie le 9 mars 2016


(Festival international du film de comédie de l'Alpe-d'Huez 2016 - Hors-compétition)


L'objectif : À sa sortie de prison, Dieumerci, 44 ans, décide de changer de vie et de suivre son rêve : devenir comédien. Pour y arriver, il s’inscrit à des cours de théâtre qu'il finance par des missions d'intérim. Mais il n'est pas au bout de ses peines. Son binôme Clément, 22 ans, lui est opposé en tout. Dieumerci va devoir composer avec ce petit "emmerdeur". Il l’accueille dans sa vie précaire faite d'une modeste chambre d'hôtel et de chantiers. Au fil des galères et des répétitions, nos deux héros vont apprendre à se connaître et s’épauler pour tenter d'atteindre l'inaccessible étoile.



Le subjectif : Il y a une dizaine d'années, je découvrais sur la télé de mon papa, canal TPS Cinéstar, la sitcom médicale américaine Scrubs. Le début d'une belle et longue histoire d'amour non seulement avec la série, mais aussi avec ses personnages, leurs interprètes (Zach Braff et Donald Faison pour le duo principal) et, parce que j'ai découvert Scrubs en VF, leurs doubleurs francophones. Adorant les personnages de JD et Turk, j'ai adoré leur version française : elles font partie de moi. Je sais, "la VO c'est mieux", toussa... Mais le travail de doublure voix est un vrai boulot de comédien, et certains sont non seulement très doués, mais nous marquent aussi profondément. C'est donc en regardant Scrubs que j'ai découvert Alexis Tomassian et Lucien Jean-Baptiste, à travers leur voix. Et vous commencez à voir où je veux en venir. Quelques années plus tard, je découvrais au cinéma La Première Étoile, et faisais enfin connaissance avec le visage derrière le talent de Lucien Jean-Baptiste, auteur, réalisateur et acteur. Il y a quelques jours, je l'ai retrouvé pour son troisième long-métrage, inspiré de sa propre expérience : DieuMerci !

jeudi 10 mars 2016

| Avis ¦ The Revenant, le spectacle sans l'émotion


The Revenant d'Alejandro González Iñárritu

 

Western, aventure, USA, 2016, 2H36
Avec Leonardo DiCaprio, Tom Hardy, Domhnall Gleeson
Sortie le 24 février 2016


(Oscars 2016 : Meilleur réalisateur - Meilleur acteur - Meilleure photographie)


L'objectif : Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.



Le subjectif : Après Star Wars VII, The Revenant est certainement le film dont on a le plus entendu parler ces derniers mois. Dès la diffusion du teaser-trailer sur la toile, les premières mâchoires se sont décrochées. Il faut dire que ce film hors-normes aux conditions de tournage chaotiques et au scénario de vengeance teinté de survie extrême, inspiré de l'histoire vraie du trappeur Hugh Glass, avait de quoi intéresser les cinéphiles. Réalisé par le Mexicain Alejandro González Iñárritu, moins d'un an après qu'il eut glané le plus beau des Oscars pour Birdman, The Revenant est surtout devenu très vite le film pouvant ENFIN permettre à Leonardo DiCaprio de décrocher la statuette dorée du Meilleur acteur. Cette critique arrivant tard, nous savons tous que la consécration tant attendue est survenue - autant pour Leo que pour Iñárritu, qui est reparti avec l'Oscar du Meilleur réalisateur. Le film est donc sorti, les avis sont tombés, et se sont avérés plutôt partagés : tantôt dithyrambiques, tantôt dubitatifs. The Revenant semble ne laisser personne indifférent.

dimanche 14 février 2016

| Avis ¦ Deadpool, même pas mal (du tout) !


Deadpool de Tim Miller

 

Action, aventure, comédie, Marvel, USA, 2016, 1H48
Avec Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein 
Sortie le 10 février 2016


L'objectif : Deadpool, est l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. A l'origine, il s'appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool va traquer l'homme qui a bien failli anéantir sa vie.



Le subjectif : Dès le générique d'ouverture, le ton de ce nouveau Marvel est donné. En gratifiant acteurs, producteurs et réalisateur de surnoms gratinés comme "meuf super bonne", "des culs" ou "blaireau surpayé", Deadpool annonce la couleur : il sera irrévérencieux, ou ne sera pas. Cette information est tout sauf une surprise, pour tous ceux ayant goûté à l'énorme campagne promotionnelle du film, comme pour les fidèles des aventures du mercenaire en lycra rouge aux capacités régénératrices. Car si Wade Wilson - l'humain en phase terminale à qui on injecte des gènes mutants lui octroyant un facteur guérisseur illimité et quasi-instantané qui se cache derrière le costume rouge et noir - fait partie de l'univers Marvel, il ne ressemble en rien à l'archétype du super-héros que la Maison des idées nous sert sur grand écran depuis presque dix ans maintenant. Deadpool est "dérangé", sacrément vulgaire et adepte du découpage d'ennemis qui tache. En gros, son univers se compose d'élucubrations à tendance schizophréniques (Wade Wilson se parle régulièrement à lui-même, mais pas que, nous y reviendrons), d'insultes, de blagues pas toujours très fines et autres allusions scabreuses, et d'hémoglobine.

mardi 27 janvier 2015

| Avis ¦ Imitation Game, des chiffres et du mal-être


Imitation Game de Morten Tyldum

 

Drame, biopic, USA-UK, 2014, 1H54
Avec Benedict Cumberbatch, Keira Knightley, Matthew Goode 
Sortie le 28 janvier 2015


L'objectif : 1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable...



Le subjectif : Ce qui est incroyable avec le grand livre de l'Histoire, c'est qu'il regorge de secrets, d'anecdotes, d'innombrables "petites histoires" qui le rendent non seulement fascinant, mais qui lui confèrent un caractère inépuisable pour quiconque aime se plonger dans ses délicieuses pages. Certes, l'histoire qui nous intéresse ici, celle d'Alan Turing, n'était plus tenue secrète depuis plusieurs années. Cependant, il aura fallu qu'un Premier Ministre britannique (Gordon Brown) présente des excuses posthumes en 2009 au nom de son pays sur les tortures infligées à ce concitoyen, pour que la légende qui l'entoure ne trouve une oreille attentive auprès d'un producteur de cinéma. Vous me direz : le 7e art ne fait pas tout dans la vie. Vous auriez raison. Cependant ici, je parle de cinéma, donc, si vous le permettez (note à moi-même : arrêter d'être schizophrène), je poursuis. Cette année, grâce à ce Premier Ministre et à une biographie publiée par Andrew Hodges en 1983, l'histoire édifiante de Turing peut s'exposer en pleine lumière. Celle de nos salles obscures.

lundi 4 novembre 2013

| Avis ¦ Thor - Le Monde des ténèbres, de la suite dans les idées


Thor - Le Monde des ténèbres d'Alan Taylor

 

Action, Marvel, USA, 2013, 1H52
Avec Chris Hemsworth, Natalie Portman, Tom Hiddleston 
Sortie le 30 octobre 2013


L'objectif : Thor : Le Monde des ténèbres nous entraîne dans les nouvelles aventures de Thor, le puissant Avenger, qui lutte pour sauver la Terre et les neuf mondes d’un mystérieux ennemi qui convoite l’univers tout entier… Après les films Marvel Thor et Avengers, Thor se bat pour restaurer l’ordre dans le cosmos, mais une ancienne race, sous la conduite du terrible Malekith, un être assoiffé de vengeance, revient pour répandre les ténèbres. Confronté à un ennemi que même Odin et Asgard ne peuvent contrer, Thor doit s’engager dans son aventure la plus dangereuse et la plus personnelle, au cours de laquelle il va devoir s’allier au traître Loki pour sauver non seulement son peuple et ceux qui lui sont chers, mais aussi l’univers lui-même.



Le subjectif : C'est peu dire que les adaptations de comics, DC comme Marvel, m'ont rarement enthousiasmé ces dernières années. Hormis la trilogie de Nolan sur Batman et Avengers de Joss Whedon, toutes m'avaient laissé en bouche un goût d'inachevé, voire de gâchis. Ce fût le cas également pour le premier Thor, ébauche rutilante ou entrée en matière bien maigrelette, qui m'avait laissé sur ma faim. Deux ans plus tard, beaucoup et peu de choses ont changé : si le réalisateur/dramaturge Kenneth Branagh a laissé sa place, la quasi totalité du casting (à une exception  - mineure - près) est reconduite.

samedi 27 juillet 2013

| Le Film du samedi soir ¦ Welcome to the Punch

Le Film du samedi soir, c'est une petite comédie sans prétention, une série B bien barrée, un film d'horreur poussiéreux, une aventure de gosses oubliée, une sortie directe en DVD... Bref, un film passé à la trappe que je vous conseille et vous recommande chaudement. Ce soir, on est samedi, et le film du samedi soir est :

 


Welcome to the Punch d'Eran Creevy


Action, thriller, policier, USA UK, 2013, 1H39
Avec James McAvoy, Mark Strong, Andrea Riseborough
Sortie le 1er août 2013 (en DVD)





L'histoire : L’ancien criminel Jacob Sternwood doit quitter sa planque en Islande et revenir à Londres pour aider son fils impliqué dans un casse qui a mal tourné. Un retour au pays qui donne une chance à l’inspecteur Max Lewinsky d’attraper enfin l’homme qu’il n’a cessé de poursuivre depuis trois ans. L’un face à l’autre, c’est une véritable conspiration qu’ils vont mettre à jour et qu’ensemble ils vont devoir déjouer pour rester en vie…



Quand on me parle d'un film noir / polar britannique, mes yeux s'illuminent sans sourciller. Normal, avec un héritage aussi riche que peut avoir ce genre, à la fois très marqué esthétiquement, drôle (si on aime l'humour british) et irrévérencieux, la satisfaction est souvent au rendez-vous. Et si les maîtres se nomment Dany Boyle (Trainspotting, Petits meurtres entre amis ou Trance) ou Guy Ritchie (Snatch, Arnaques, crimes et botanique), d'autres réalisateurs ont repris le flambeau. Sans être exhaustif, de nombreuses pépites déferlent sur nos écrans depuis une dizaine d'années : Intermission, Petits meurtres à l'anglaise, Bons baisers de Bruges, L'Irlandais, Layer Cake... Layer Cake, avec Daniel Craig et réalisé par l'excellent Matthew Vaughn (Kick-Ass, X-Men : First Class) qui était pour l'occasion assisté d'un certain Eran Creevy. Ce Londonien de 37 ans, repéré en 2008 grâce à son thriller Shifty (inédit en France), revient cette année avec un polar bien de chez lui : Welcome to the Punch.

dimanche 14 juillet 2013

| Avis ¦ Le grand méchant loup, il était une fois trois frères...

Le grand méchant loup de Nicolas et Bruno

 

Comédie, France, 2013, 1H47
Avec Benoît Poelvoorde, Kad Merad, Fred Testot
Sortie le 10 juillet 2013


L'objectif : Il était une fois trois frères qui vivaient heureux. Du moins le pensaient-ils. Un jour leur maman eut un accident. Alors Henri, Philippe et Louis se mirent à se questionner sur le sens de leur vie. Une grande vague de doutes pour ces quarantenaires versaillais sans histoire, qui suffit à leur faire entrouvrir la porte à l'inédit, à l'interdit, à l'aventure... au Grand Méchant Loup. De maison de paille en maison de bois, le loup aussi sexy soit-il délogera-t-il nos trois frères ? Et l'hôtel particulier en pierre de taille de l'aîné, est-il vraiment si solide ? Et si au bout du compte la vie d'adulte n'était pas complètement un conte pour enfant ?



Le subjectif : Cinq ans que j'attendais ça... Après avoir gardé, regardé et re-regardé La personne aux deux personnes, au cinéma puis devant mon écran, je piaffais d'impatience à l'idée de retrouver la patte et l'humour des deux réalisateurs Nicolas (Charlet) et Bruno (Lavaine). Il aura fallu cinq ans, donc, pour qu'un second film soit mis en boîte par les auteurs des Messages à caractère informatif (sur Canal Plus de 1998 à 2000), et du scénario de 99 Francs (et de sa suite, 99 Roubles, qui se fait attendre). Sans grande surprise, Le grand méchant loup est une comédie. Il s'agit du remake du film québécois Les 3 P'tits Cochons réalisé par Patrick Huard (le héros de Starbuck), lui-même adaptation libre et contemporaine du conte traditionnel européen. L'original comme la version de Nicolas et Bruno racontent l'histoire de trois frères, réunis au chevet de leur mère plongée dans le coma, et bien décidés à discuter de la vie, de l'amour... et de l'infidélité.

mardi 25 juin 2013

| Avis ¦ Man of Steel, Superman en plein Nolan's land

 

Man of Steel de Zack Snyder


Action, aventure, DC, USA, UK, 2013, 2H20
Avec Henry Cavill, Amy Adams, Michael Shannon
Sortie le 19 juin 2013


L'objectif : Un petit garçon découvre qu'il possède des pouvoirs surnaturels et qu'il n'est pas né sur Terre. Plus tard, il s'engage dans un périple afin de comprendre d'où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s'il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l'espoir pour toute l'humanité.



Le subjectif : Après avoir débarrassé le chevalier noir de l'embarrassante image que lui avait collé Joel Schumacher (plutôt dans le film Batman et Robin que dans Batman Forever, d'ailleurs), le réalisateur de la "nouvelle trilogie", Christopher Nolan, a eu la (bonne) idée de faire pareil avec l'homme d'acier. Superman, alias Clark Kent, ou Khal-El. Un des plus anciens super-héros (pour ne pas dire le plus vieux), précurseur des adaptations ciné (la première en 1950, suivie d'une tétralogie culte de 78 à 87 avec le mythique Christopher Reeve) et un des personnages de fiction les plus connus et les plus aimés de tout l'univers, tout simplement.

mardi 4 juin 2013

| Avis ¦ Fast & Furious 6, mécanique bien huilée mais moteur en surchauffe

 

Fast & Furious 6 de Justin Lin


Action, thriller, USA, 2013, 2H10
Avec Vin Diesel, Paul Walker, Dwayne Johnson
Sortie le 22 mai 2013


L'objectif : Dom, Brian et toute leur équipe, après le casse de Rio, ayant fait tomber un empire en empochant 100 millions de dollars, se sont dispersés aux quatre coins du globe. Mais l’incapacité de rentrer chez eux, et l’obligation de vivre en cavale permanente, laissent à leur vie le goût amer de l’inaccomplissement. Pendant ce temps Hobbs traque aux quatre coins du monde un groupe de chauffeurs mercenaires aux talents redoutables, dont le meneur, Shaw est secondé d’une de main de fer par l’amour que Dom croyait avoir perdu pour toujours : Letty. La seule façon d’arrêter leurs agissements est de les détrôner en surpassant leur réputation. Hobbs demande donc à Dom de rassembler son équipe de choc à Londres. En retour ? Ils seront tous graciés et pourront retourner auprès des leurs, afin de vivre une vie normale..



Le subjectif : En charge de la franchise depuis le troisième épisode (Tokyo Drift), Justin Lin est une nouvelle fois aux manettes de ce Fast & Furious 6 très attendu. Quoi de plus normal, deux ans après le succès insolant du cinquième volet (près de 630 millions de $ de recettes), qui avait relancé la saga en la faisant basculer dans une autre dimension, celle des block-busters. Sa recette était simple : doper un concept usé jusqu'à la moelle (de la vitesse en string et siège baquet), avec de l'action et de l'humour. Autre idée de génie : faire revenir aux côtés de Vin Diesel et Paul Walker les acteurs des quatre premiers films, et leur adjoindre du sang neuf. Du sang de taureau, plus précisément, puisque Justin Lin a fait appel à Dwayne Johnson, alias The Rock, alias l'acteur le plus bankable du moment. Sans attendre la réponse du box-office, puisqu'une scène post-générique l'annonçait dans Fast Five, l'équipe s'est mis en route pour un nouveau volet.

| Avis ¦ Epic : la bataille du royaume secret, Blue Sky dans la cour des grands

 

Epic : la bataille du royaume secret de Chris Wedge


Animation, aventure, USA, 2013, 1H42
Avec les voix VF de Mélanie Laurent, Jérémie Renier, Garou
Sortie le 22 mai 2013


L'objectif : L'histoire d'une guerre insoupçonnable qui fait rage autour de nous. Lorsqu'une adolescente se retrouve plongée par magie dans cet univers caché, elle doit s'allier à un groupe improbable de personnages singuliers et pleins d'humour afin de sauver leur monde... et le nôtre.


Le subjectif : En une dizaine d'années, la Fox, par sa filière Blue Sky Studios, est devenue un poids lourd du cinéma d'animation, au même titre que Disney, DreamWorks ou Columbia. Pour forcer le destin, la major s'est appuyée sur sa franchise L'Âge de Glace, dont les quatre long-métrages ont rapporté plus de 2,8 milliards de dollars. Lancée par Chris Wedge en 2002, cette saga mondialement (re)connue a été suivie par d'autres succès du box-office : Robots (du même réalisateur), Horton et Rio. Cette année, ce même Chris Wedge est de retour avec Epic : la bataille du royaume secret, un film au ton et aux ambitions plus matures, complexes et profonds que les précédentes productions Blue Sky. L'objectif ? Rattraper Pixar et DreamWorks dans le domaine de l'émotion...

lundi 8 avril 2013

| Avis ¦ 11.6, Cluzet immortalise Musulin


11.6 de Philippe Godeau


Thriller, France, 2013, 1H42
Avec François Cluzet, Bouli Lanners, Corinne Masiero
Sortie le 3 avril 2013


L'objectif :Toni Musulin est convoyeur de fonds depuis dix ans. Le 5 novembre 2009, à 10 heures du matin, il appuie doucement sur l’accélérateur de son fourgon blindé. À l’arrière de son véhicule, 11.6 millions d’euros…



Le subjectif : Ce fait divers avait tenu toute la France en émoi, à l'hiver 2009. Toni Musulin, un convoyeur de fonds lyonnais, avait détourné un camion blindé de sa société, emportant un pactole de 11.6 millions d'euros. Alors que la police avait retrouvé le camion ainsi qu'une grande partie de son contenu, Musulin était resté porté disparu, tout comme 2,5 millions d'euros. Quand le convoyeur-voleur s'est rendu, les spéculations sont allées bon train. Musulin avait-il préparé son coup, l'argent dormant bien au chaud et attendant le retour de son nouveau propriétaire, qui n'aurait que deux ou trois ans à tirer en cellule ? Le principal intéressé a toujours nié, et les questions sont restées en suspend...

mercredi 27 mars 2013

| Avis ¦ Les Amants passagers, Almodóvar nous envoie en l'air


Les Amants passagers de Pedro Almodóvar


Comédie, drame, Espagne, 2013, 1H30
Avec Javier Cámara, Carlos Areces, Raúl Arévalo
Sortie le 27 mars 2013


L'objectif : Des personnages hauts en couleurs pensent vivre leurs dernières heures à bord d’un avion à destination de Mexico. Une panne technique met en danger la vie des personnes qui voyagent sur le vol 2549 de la compagnie Península. Les pilotes s'efforcent de trouver une solution avec le personnel de la tour de contrôle. Le chef de la cabine et les stewards sont des personnages atypiques et baroques, qui, face au danger, tentent d'oublier leur propre désarroi et se donnent corps et âme pour que le voyage soit le plus agréable possible aux passagers, en attendant que la solution au problème soit trouvée.



Le subjectif : Laissant de côté les drames humains et les thrillers sociétaux, dont il nous avait habitué ces dernières années, Pedro Almodóvar revient aux affaires comico-déjantées avec Les Amants passagers. Complètement "barré", ce long-métrage convie le spectateur à un vol pour le moins mouvementé à bord d'un Airbus, de la compagnie imaginaire Peninsula, confronté à quelques turbulences... Et à propos de turbulences, c'est peu dire qu'elles sont plus présentes à l'intérieur, qu'à l'extérieur de l'aéronef. Il y est question de sexe, de drogues et de rock'n'roll (si toutefois I'm So Excited des Pointed Sisters peut s'apparenter à du rock). Almodóvar renouant ainsi avec ses premières amours, celles qu'il embrassait à pleine bouche au moment d'incarner la Movida - ce mouvement culturel créatif qui a réveillé l'Espagne de l'après-Franco.

mercredi 6 février 2013

| Avis ¦ Gangster Squad, L.A. noire et stylisée

Gangster Squad de Ruben Fleischer

Action, thriller, drame, USA, 2013, 1H53
Avec Ryan Gosling, Josh Brolin, Sean Penn   
Sortie le 6 février 2013


L'objectif : Los Angeles, 1949. Mickey Cohen, originaire de Brooklyn, est un parrain impitoyable de la mafia qui dirige la ville et récolte les biens mal acquis de la drogue, des armes, des prostituées et – s’il arrive à ses fins – de tous les paris à l’ouest de Chicago. Tout ceci est rendu possible par la protection, non seulement des hommes de mains à sa solde, mais également de la police et des hommes politiques qui sont sous sa coupe. Cela suffit à intimider les policiers les plus courageux et les plus endurcis… sauf, peut-être, les membres de la petite brigade officieuse de la LAPD dirigée par les Sergents John O’Mara et Jerry Wooters qui, ensemble, vont tenter de détruire l’empire de Cohen.



Le subjectif : Ceux qui ont vu les deux premiers films de Ruben Fleischer (Zombieland et 30 Minutes Maximum) s'en sont rendu compte : le gamin de Washington (38 ans tout de même) est un adepte du cinéma stylisé. Au même titre que Zack Snyder ou Joe Carnahan, Ruben Fleischer use (et abuse, parfois) d'effets visuels en tous genres pour ses productions. On se rappelle par exemple du superbe générique d'introduction de Zombieland, plein de lettres de sang, de ralentis et de bon gros son (Metallica - For Whom The Bell Tolls). Pour tous ceux qui ne l'auraient pas (encore) vu, et puis pour faire plaisir aux autres, un petit rappel de cette magnifique scène :

lundi 4 février 2013

| Avis ¦ Pas très normales activités, l'instant Normanien


Pas très normales activités de Maurice Barthélémy


Comédie, pastiche, Creuse, 2013, 1H24
Avec Norman Thavaud, Stefi Celma, Maurice Barthélémy
Sortie le 30 janvier 2013


L'objectif : Une maison isolée, un jeune couple, un vidéaste pervers, un muet. Le tout donnant lieu à des activités normales... mais pas très ! 



Le subjectif : Depuis plus de dix ans maintenant, je suis un adepte de l'humour des Robins des Bois. Sur Comédie d'abord, mais surtout sur Canal +, où leurs sketches n'ont cessé de me faire rire. Entre le comique de geste et l'absurde, les Marina Foïs, PEF, Maurice Barthélémy et autres Jean-Paul Rouve ont bercé mon éducation humoristique. Leurs films, ensuite, seuls ou à plusieurs (d'Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre à Low Cost, en passant par l'incroyable RRRrrrr!!!), ont presque toujours continué à m'amuser. L'annonce du quatrième long-métrage de Barthélémy (dont la dernière comédie, Low Cost, avait été descendue par les critiques) m'a donc fait tendre l'oreille. La présence au casting du jeune comique de l'internet Norman Thavaud a fini par me convaincre de me laisser tenter. Depuis plus de deux ans maintenant, je ris devant chacune de ses vidéos (appelées aussi "podcasts"), comme plus d'un million d'internautes français, si l'on en croit les chiffres de sa page Facebook.

mardi 22 janvier 2013

| Avis ¦ Django Unchained, Tarantino libère sa bête du sud sauvage


Django Unchained de Quentin Tarantino

 

Western, USA, 2013, 2H44
Avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio
Sortie le 16 janvier 2013


L'objectif : Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves… Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie… 



Le subjectif : Trois ans après Inglorious Basterds, en compétition officielle à Cannes, et récompensé dans de nombreux festivals, Quentin Tarantino revient avec une nouvelle histoire de vengeance. Et cette fois, la victime du réalisateur de Pulp Fiction est rien de moins que l'esclavage. Le scénario de ce western prend place en 1858, à deux ans de la Guerre de Sécession. Une guerre civile américaine qui a opposé, pendant près de cinq ans, pour faire simple, les opposants et les défenseurs de l'esclavage. Comme dans son précédent film, Quentin Tarantino joue avec les faits historiques, pour mieux les tordre et mettre en relief la violence et l'horreur diligentées par certains hommes... Même si, pour cela, le réalisateur met en scène d'autres actes horribles et d'autres personnages violents.
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