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mardi 3 mai 2016

| Avis en vrac ¦ Les Ardennes, Le Livre de la jungle, Tout pour être heureux, Le Chasseur et la Reine des glaces

Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certains "avis". Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac :

Les Ardennes de Robin Pront

 

Thriller, drame, Belgique-Pays-Bas, 2016, 1H33
Avec  Jeroen Perceval, Kevin Janssens, Veerle Baetens 
Sortie le 13 avril 2016




Le subjectif : Plus que la promesse de voir un "nouveau Bullhead" ou un film "dans la veine des frères Coen", c'est la présence au casting de Veerle Baetens qui m'a convaincu d'aller voir Les Ardennes. L'actrice, merveilleuse dans le non moins merveilleux Alabama Monroe (mon coup de cœur 2013), est ici au cœur d'un triangle amoureux qui va vite virer au drame ultra-violent. Son personnage, Sylvie, était la petite amie d'un malfrat violent, Kenneth, jusqu'à ce que celui-ci ne finisse en prison à la suite d'un cambriolage ayant mal tourné. Son frère David, qui s'en était sorti de justesse, a toujours été là pour lui, jusqu'à sa remise en liberté quatre ans plus tard. Problème : Sylvie et David s'aiment, et Kenneth ne se doute de rien. Alors qu'il veut recommencer sa vie là où il l'avait laissée, les choses ne vont pas se dérouler comme il le voudrait. Et la mauvaise histoire belge de dérouler son intrigue brutale, sur fond de peinture sociale noire.

Oui, Les Ardennes est un polar vraiment très sombre, aux personnages que rien ni personne ne va épargner, et qui semblent être abonnés au forfait "mauvais choix et mauvaises rencontres". Pétri de bonnes idées de mise en scène (ce plan dans le restaurant avec le travelling avant immensément ralenti, toute la fin du film), d'une intrigue prenante aux rebondissements (trop) incessants, et surtout doté d'un excellent casting (le héros Jeroen Perceval, tout en sobriété, est fabuleux), le premier long-métrage de Robin Pront reste malgré tout difficile d'accès. La faute à une surenchère de violence (même si les retournements de situation sanglant font, il est vrai, penser aux meilleurs Coen), mais surtout à une bande-son mal orchestrée, comme cette satanée musique techno beaucoup, beaucoup trop forte. Tellement dérangeante qu'elle m'a fait quitter la salle avant la fin du générique. Oui c'est subjectif, mais c'est une fausse note.

lundi 31 mars 2014

| Avis en vrac ¦ Snowpiercer, La Stratégie Ender, Le Loup de Wall Street, Yves Saint Laurent

Par manque de temps, de motivation et/ou d'envie, j'ai repoussé, mis de côté, laissé traîner la rédaction de certaines critiques. Voici le dépoussiérage de ces oublis volontaires, à travers des critiques synthétiques, concises et sans fioriture. Voici les avis en vrac :

Snowpiercer de Bong Joon-Ho

 

Drame, SF, action, Corée du Sud-France-USA, 2013, 2H06
Avec Chris Evans, Jamie Bell, Tilda Swinton 
Sortie le 30 octobre 2013






Le subjectif : Parmi tous les films de SF sortis en 2013, celui que j'attendais le plus était Snowpiercer. Adapté de la BD française homonyme (Le Transperceneige), c'était le premier film "international" du réalisateur coréen Bong Joon-Ho, auteur de Memories of Murder, The Host ou Mother, et comptant parmi mes cinéastes préférés. A chaud, j'ai été assez déçu. La faute à des ellipses scénaristiques, des petits "couacs" comme le coup des allumettes ou du manteau de fourrure, ou un trop grand affranchissement de la BD. Mais avec du recul, j'ai appris à aimer ce long-métrage. Snowpiercer est tout d'abord très bien réalisé. Malgré un univers clos très particulier (les protagonistes progressent dans un train en mouvement, dans un décor enneigé), le rendu est toujours cohérent et les scènes d'action efficaces. Il est ensuite servi par un casting brillant (Chris Evans, Jamie Bell et mon "chouchou" Song Kang-Ho, fidèle du réalisateur). Enfin, son histoire fait résonner les luttes de classe et les actes de révolution et de résistance de l'Humanité. En cela, il s'impose comme une œuvre importante.

mercredi 9 octobre 2013

| Avis ¦ C'est la fin, petit délire (et fin du monde) entre amis


C'est la fin de Seth Rogen et Evan Goldberg


Comédie, fantastique, USA, 2013, 1H47
Avec James Franco, Jonah Hill, Seth Rogen 
Sortie le 9 octobre 2013



L'objectif : Invités à une fête chez James Franco, Seth Rogen, Jonah Hill et leurs amis sont témoins de l'Apocalypse.




Le subjectif : Malgré les apparences, la fin du monde a encore de beaux jours devant elle. Même si l'ultimatum fixé par les Mayas au 21 décembre 2012 s'est avéré être un cuisant camouflet (qui en doutait ? Roland Emmerich ?), le dernier jour de l'Humanité continue de faire recette dans l'industrie du cinéma. Et en ce moment plus particulièrement, avec la sortie à quelques semaines d'intervalle de deux films sur le sujet. Deux films réunissant des castings de choix et de choc, de part et d'autre de l'Atlantique. Le dernier pub avant la fin du monde d'Edgar Wright, d'abord, avec les Britanniques Simon Pegg, Nick Frost et leurs petits camarades. Et This Is The End (C'est la fin, en VF), qui nous intéresse aujourd'hui, avec la "bande Apatow", une délirante troupe d'acteurs gravitant autour du Canadien Seth Rogen, également scénariste et réalisateur.

dimanche 11 août 2013

| Avis ¦ Lone Ranger, western interminable, mais pas minable



Lone Ranger de Gore Verbinski


Western, action, aventure, USA, 2013, 2H29
Avec Johnny Depp, Armie Hammer, Tom Wilkinson 
Sortie le 7 août 2013



L'objectif : Tonto, le guerrier indien, raconte comment John Reid, un ancien défenseur de la loi, est devenu un justicier légendaire. Ces deux héros à part vont devoir apprendre à faire équipe pour affronter le pire de la cupidité et de la corruption. Le tandem fait des étincelles et entraîne le public dans un tourbillon de surprises et d’humour.



Le subjectif : Feuilleton radio, série télé, films (deux long-métrages sortis en 1956 et 1981) et même jeu vidéo, le CV de la franchise Lone Ranger a de quoi impressionner. Lancée il y a quatre-vingt ans sur les ondes, la voici de retour sur grand écran cette année, non sans heurts. Après avoir été relancée par Jerry Bruckheimer, avec le réalisateur et l'acteur des trois premiers Pirates des Caraïbes, le film a tout simplement été annulé pendant plusieurs mois par Disney. Et si Lone Ranger est parvenu jusqu'à nous, moyennant quelques coupes budgétaires, la malédiction colle toujours à la peau du justicier solitaire : le box-office laisse d'ores et déjà craindre un nouvel échec commercial après le bide John Carter. Et concrètement ? Le résultat n'est guère plus brillant...

samedi 29 juin 2013

| Avis ¦ World War Z, des larmes et des morts

World War Z de Marc Forster


Action, fantastique, USA, 2013, 1H56
Avec Brad Pitt, Mireille Enos, Elyes Gabel
Sortie le 3 juillet 2013



L'objectif : Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos...



Le subjectif : Printemps 2009. Après quelques heures d'une lecture intense et bouleversante, je tombe amoureux de World War Z, un pavé SF écrit par Max Brooks. Immense amateur de tout ce qui touche aux goules, zombies et autres mort-vivants, j'ai dévoré d'une traite ce livre, encensé par la critique, qui expose une vision originale et sans concession de ce que serait une Terre toute entière livrée à ces bouffeurs de chair. Outre sa rigueur et son sérieux (s'appuyant sur les lois énoncées dans le Guide de survie en territoire zombie, écrit par Max Brooks trois ans auparavant), World War Z adopte une narration rafraîchissante. Jamais nommé, son narrateur est un enquêteur de la commission post-traumatique de l'ONU, chargé de remonter le cours de cette infection mondiale, désormais éradiquée. Au fil de ses interviews, le lecteur découvre ainsi les origines de la pandémie, les phases critiques qu'a subies l'Humanité, ainsi que le dénouement du conflit et ses nombreuses répercussions géopolitiques. Le livre est un best-seller. Hollywood va en faire un film.

samedi 6 avril 2013

| Avis ¦ Jack le chasseur de géants, Bryan Singer loin du compte


Jack le chasseur de géants de Bryan Singer 


Aventure, fantastique, USA, 2013, 1H50
Avec Nicholas Hoult, Eleanor Tomlinson, Ewan McGregor
Sortie le 27 mars 2013



L'objectif : Lorsqu’un jeune fermier ouvre par inadvertance la porte entre notre monde et celui d’une redoutable race de géants, il ne se doute pas qu’il a ranimé une guerre ancienne… Débarquant sur Terre pour la première fois depuis des siècles, les géants se battent pour reconquérir leur planète et le jeune homme, Jack, doit alors livrer le combat de sa vie pour les arrêter. Luttant à la fois pour le royaume, son peuple et l’amour d’une princesse courageuse, il affronte des guerriers invincibles dont il s’imaginait qu’ils n’existaient que dans les contes. L’occasion, pour lui, de devenir une légende à son tour.



Le subjectif : Bryan Singer est talentueux. Dans sa courte filmographie, plusieurs films peuvent ainsi être élevés au rang de classiques : l'incroyable Usual Suspects, avec Kevin Spacey (Keyser Söze) ; ou les deux premiers X-Men, qui ont lancé la « Marvel mania ». Pourtant, après ce diptyque au succès super-héroïque, le jeune réalisateur va connaître quelques difficultés. Laissant à Brett Ratner le soin de réaliser le troisième X-Men (le désespérant L'Affrontement final), Bryan Singer s'acoquine avec le grand rival de Marvel, DC Comics, pour redonner vie au mythe de Superman. Doté d'un budget gargantuesque de 260 millions de $, Superman Returns est un échec financier qui fait vaciller son auteur. Préférant se replonger dans des projets plus personnels (notamment l'excellent Walkyrie, avec Tom Cruise, sur le complot contre Hitler en 1944), Singer laisse tomber les blockbusters. Jusqu'à ce qu'il prenne les rênes, une fois de plus à la surprise générale, de Jack le chasseur de géants.

mardi 5 mars 2013

| Avis ¦ Möbius, l'espion qui aimait



Möbius d’Éric Rochant 


Espionnage, thriller, France, 2012, 1H43
Avec Jean Dujardin, Cécile de France, Tim Roth 
Sortie le 27 février 2013



L'objectif : Grégory Lioubov (Jean Dujardin), un officier des services secrets russes est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d’un puissant homme d’affaires. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice (Cécile de France), une surdouée de la finance. Soupçonnant sa trahison, Grégory va rompre la règle d’or et entrer en contact avec Alice, son agent infiltré. Naît entre eux une passion impossible qui va inexorablement précipiter leur chute.



Le subjectif : A l'avant-première toulousaine de Möbius, Jean Dujardin avait tenu à avertir les spectateurs en conseillant de ne pas tenter de s'accrocher à l'intrigue, mais de se laisser porter. L'acteur français préconisait au public de se laisser entraîner par l'histoire d'Alice et Moïse – incarnés par Cécile de France et lui-même – plutôt que d'essayer de comprendre tous les rouages du scénario d'Eric Rochant. Et, au vu du résultat, difficile de ne pas lui donner raison. Car, d'un film français prometteur mêlant espionnage et histoire d'amour, Möbius, à trop vouloir jouer sur les deux tableaux, s'égare entre deux eaux. Forcé de choisir, le spectateur se raccroche néanmoins à ce qu'il peut : c'est-à-dire, pour beaucoup, à une belle romance entre deux acteurs au sommet de leur art.

mercredi 14 novembre 2012

| Avis ¦ Le Capital, l'argent ne fait pas le bonheur des pauvres



Le Capital de Costa-Gavras  


Drame, thriller, France, 2012, 1H53
Avec Gad Elmaleh, Gabriel Byrne, Natacha Régnier 
Sortie le 14 novembre 2012


L'objectif : La résistible ascension d'un valet de banque dans le monde féroce du Capital.




Le subjectif : Ces derniers temps, crise oblige, de nombreux films sur le "monde impitoyable" de la finance ont vu le jour. Le spectateur a eu droit à une pléiade d'interprétations, plus ou moins réussies, de cet événement planétaire. Qu'elle soit intimiste (Cosmopolis de David Cronenberg), cynique (le second Wall Street d'Oliver Stone), sociale et humaniste (The Company Men signé John Wells), ou encore inspirée de faits réels et sans concession (Margin Call de J. C. Chandor), elle demeure engagée, et permet à chaque fois d'étudier la crise sous des prismes différents. Et quand on parle d'engagement, en cinéma, on en vient assez vite à parler de Costa-Gavras.

mercredi 1 août 2012

| Avis ¦ Rebelle, Pixar a son conte


Rebelle de Mark Andrews et Brenda Chapman  

 

Animation, USA, 2012, 1H35
Avec les voix de Bérénice Béjo, Jacques Frantz, Nathalie Homs 
Sortie le 1er août 2012

L'objectif : Depuis la nuit des temps, au cœur des terres sauvages et mystérieuses des Highlands d’Écosse, récits de batailles épiques et légendes mythiques se transmettent de génération en génération. Merida, l’impétueuse fille du roi Fergus et de la reine Elinor, a un problème… Elle est la seule fille au monde à ne pas vouloir devenir princesse ! Maniant l’arc comme personne, Merida refuse de se plier aux règles de la cour et défie une tradition millénaire sacrée aux yeux de tous et particulièrement de sa mère. Dans sa quête de liberté, Merida va involontairement voir se réaliser un vœu bien malheureux et précipiter le royaume dans le chaos. Sa détermination va lui être cruciale pour déjouer cette terrible malédiction.



Le subjectif : Depuis quelques années, Disney et Pixar ont pris l'habitude de s'y mettre à deux pour émouvoir notre été. Problème : après les excellents Wall-E, Là-Haut et Toy Story 3, on avait maudit les génies de l'animation pour nous avoir ennuyé avec un Cars 2 poussif. Une suite loin d'être indispensable qui avait mis le doute dans la tête de nombreux fans (moi compris) et fait craindre le pire. D'autant qu'en face, les autres studios ont fait feux de tous bois. Après les Dragons, Moi, moche et méchant, ou Shrek 4, les "opposants" de Pixar ont sorti cette année l'artillerie lourde, avec les suites de Madagascar et L'Âge de Glace, Le Lorax ou encore l’intriguant Norman... Bref, de quoi motiver les héritiers de Steve Jobs à faire mieux. Ouf ! Leur nouveau film est une œuvre originale. Ouch ! Il s'agit d'une histoire de princesse, soit un exercice totalement inédit pour les géniteurs de Woody et compagnie... L'occasion de se vautrer une seconde fois, ou de redresser la barre ?

vendredi 20 juillet 2012

| Avis ¦ The Amazing Spider-Man, le reboot qui tisse froid




The Amazing Spider-Man de Marc Webb


Action, Marvel, USA, 2012, 2H17
Avec Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifans 
Sortie le 4 juillet 2012


L'objectif :Abandonné par ses parents lorsqu’il était enfant, Peter Parker a été élevé par son oncle Ben et sa tante May. Il est aujourd’hui au lycée, mais il a du mal à s’intégrer. Comme la plupart des adolescents de son âge, Peter essaie de comprendre qui il est et d’accepter son parcours. Amoureux pour la première fois, lui et Gwen Stacy découvrent les sentiments, l’engagement et les secrets. En retrouvant une mystérieuse mallette ayant appartenu à son père, Peter entame une quête pour élucider la disparition de ses parents, ce qui le conduit rapidement à Oscorp et au laboratoire du docteur Curt Connors, l’ancien associé de son père. Spider-Man va bientôt se retrouver face au Lézard, l’alter ego de Connors. En décidant d’utiliser ses pouvoirs, il va choisir son destin…



Le subjectif : Dans les cartons de Sony depuis plusieurs années, le reboot de Spider-Man est aujourd'hui sur tous les (grands) écrans. Pourtant, la sortie d'un nouveau "premier film" sur les aventures de Peter Parker n'avait rien d'évident, surtout au sortir de la trilogie réalisée par Sam Raimi, il y a cinq ans. Auréolée d'un succès autant critique que commercial, la saga aurait même pu filer vers un quatrième opus, avec la même équipe.

mardi 17 juillet 2012

| Avis ¦ Holy Motors, Leos Carax fait son cinéma












Holy Motors de Leos Carax 

Drame, fantastique, France / Allemagne, 2012, 1H55
Avec Denis Lavant, Edith Scob, Eva Mendes
Sortie le 4 juillet 2012


(Compétition officielle - Cannes 2012)


L'objectif : De l'aube à la nuit, quelques heures dans l'existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante, créature monstrueuse, père de famille... M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier - mais où sont les caméras ? Il est seul, uniquement accompagné de Céline, longue dame blonde aux commandes de l'immense machine qui le transporte dans Paris et autour. Tel un tueur consciencieux allant de gage en gage. À la poursuite de la beauté du geste. Du moteur de l'action. Des femmes et des fantômes de sa vie. Mais où est sa maison, sa famille, son repos ?



Le subjectif : Autant le dire d'entrée, j'étais plus sceptique qu'une fosse avant d'aller voir Holy Motors. Entre les nombreux commentaires sur la twittosphère dès sa présentation à Cannes, qui me vendaient un film psychologique, devant lequel on ne pouvait rester insensible (soit on like, soit on unfollow), et les avis d'une presse dithyrambique (peu de place au doute : la majorité des mags "branchouilles" balançant un 5/5) d'un côté ; et les avertissements de quelques amis inspirés et réticents, sans oublier Cinemateaser qui bloquait sur un film "théorique, autocentré, hermétique" de l'autre... Mon a priori était partagé. Pire, s'il n'y avait pas eu cette bande-annonce entraînante et captivante, et la promesse d’apercevoir les courbes gracieuses d'Eva Mendes souillées par un M. Merde rencontré dans les rues de Tokyo!, jamais je n'aurais payé pour voir le dernier Leos Carax. Et c'est pourtant ce que j'ai fait : payer pour voir.

jeudi 7 juin 2012

| Avis ¦ Madagascar 3, affreux cirque ?








Madagascar 3 d'Eric Darnell, Tom McGrath et Conrad Vernon 


Animation, USA, 2012, 1H33
Avec les voix VF de José Garcia, Anthony Kavanagh, Marina Foïs
Sortie le 6 juin 2012


L'objectif : De retour d’Afrique, où leur dernière aventure les avait menés, Alex et ses fidèles amis Marty, Gloria et Melman aspirent désormais à rentrer chez eux, à New York, et à retrouver le cadre familier du zoo de Central Park. Autant dire qu’ils sont prêts à tout pour y parvenir ! Alors que King Julian, Maurice et les Pingouins se joignent à eux, leur nouvelle expédition rocambolesque les conduit en Europe où ils trouvent la couverture idéale : un cirque ambulant dont ils deviennent les héros – façon Madagascar bien sûr !



Le subjectif : On avait quitté nos quatre amis en Afrique, à la fin d'un Madagascar 2 aussi intelligent que divertissant. On les retrouve quatre ans plus tard à Monaco, après un petit détour par la Croisette (le film d'animation était en sélection officielle à Cannes, hors compétition), pour le dernier (?) épisode de la trilogie. Cette fois encore, Alex le lion, Marty le zèbre, Melman la girafe et Gloria l'hippopotame ont la ferme intention de rejoindre "leur" New-York. Et cette fois encore, tout un tas de péripéties farfelues et poilues vont se dresser sur leur chemin...

mercredi 30 mai 2012

| Avis ¦ Prometheus, la SF sans les frissons



Prometheus de Ridley Scott


SF, épouvante-horreur, USA, 2012, 2H03
Avec Michael Fassbender, Charlize Theron, Noomi Rapace
Sortie le 30 mai 2012


L'objectif : Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend.



Le subjectif : Trente ans qu'on attendait ça... Plus de trois décennies après le monument Alien, le huitième passager, Ridley Scott revient à la science-fiction. Et pas avec n'importe quel film : Prometheus, longtemps introduit comme la préquelle de la saga Alien, et aujourd'hui présenté comme l'explication de nombreux points de la franchise, devait être une claque intersidérale. Le long-métrage a d'ailleurs bénéficié d'une campagne de présentation et de communication rarement vue ailleurs, permettant d'un côté de gagner quelques millions de fans, et de l'autre de faire beaucoup couler d'encre.

mercredi 23 mai 2012

| Avis ¦ Sur la route, Kerouac s'égare du côté de chez Salles



Sur la route de Walter Salles


Drame, road-movie, France / USA / UK, 2012, 2H20
Avec Garrett Hedlund, Sam Riley, Kristen Stewart
Sortie le 23 mai 2012
(Compétition officielle - Cannes 2012)

L'objectif : Au lendemain de la mort de son père, Sal Paradise, apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty, jeune ex-taulard au charme ravageur, marié à la très libre et très séduisante Marylou. Entre Sal et Dean, l’entente est immédiate et fusionnelle. Décidés à ne pas se laisser enfermer dans une vie trop étriquée, les deux amis rompent leurs attaches et prennent la route avec Marylou. Assoiffés de liberté, les trois jeunes gens partent à la rencontre du monde, des autres et d’eux-mêmes.



Le subjectif : Aujourd'hui, une grande majorité des sorties en salles concerne des portages. Livres, séries télé, bande-dessinées voire jeux-vidéos permettent aux producteurs de calmer leur soif d'histoires à raconter - et à vendre. Plus grand pourvoyeur de ces récits, et source d'inspiration inépuisable, la littérature ne s'est pourtant que trop rarement retrouvée dans ces "adaptations ciné". Hormis quelques grandes sagas (Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, Twilight, etc.), le roman - et notamment celui adulé et reconnu comme culte - a toujours eu du mal à recréer à l'écran le succès qui était le sien chez les libraires. Exemples avec Moins que zéro ou Factotum, deux films tombés aux oubliettes alors que le matériau original - de Brett Easton Ellis et Charles Bukowski - a marqué la littérature américaine et mondiale.

dimanche 21 août 2011

| Avis ¦ Captain America : First Avenger, bannière étiolée ?


Captain America : First Avenger de Joe Johnston


Action-aventure Marvel, USA, 2011, 2H03
Avec Chris Evans, Hugo Weaving, Stanley Tucci
Sortie le 17 août 2011


L'objectif : Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.



Le subjectif : Un super-héros en collant ? Génial ! on avait pas vu ça depuis... Depuis ? Je dirais, une bonne semaine. Très bien, c'est comme ça, il faut s'y faire : on en sera vraisemblablement abreuvé jusqu'à plus soif de ces films de mecs bodybuildés, minettes aux yeux écarquillés et méchants super vilains. L'horizon est en effet plein de ces super-productions qui assènent nos rétines d'effets rutilants, de séquences explosives et de bons sentiments à la pelle. Le tout à coup de centaines de millions. Marvel et DC se tirent la bourre, et ce n'est pas prêt de s'arrêter. Pas tant que leurs personnages estampillés Avengers ou Justice League attireront du monde en salle. Pas tant que ces deux monstres du comics auront des histoires à raconter, et des bonshommes en collants sur qui s'épancher.

jeudi 18 août 2011

| Avis ¦ Green Lantern, bague de mauvais goût

Green Lantern de Martin Campbell


Action-aventure DC Comics, USA, 2011, 1H54
Avec Ryan Reynolds, Blake Lively, Peter Sarsgaard
Sortie le 10 août 2011



L'objectif : Dans un univers aussi vaste que mystérieux, une force aussi petite que puissante est en place depuis des siècles : des protecteurs de la paix et de la justice appelés Green Lantern Corps, une confrérie de guerriers qui a juré de maintenir l’ordre intergalactique, et dont chaque membre porte un anneau lui conférant des super-pouvoirs. Mais quand un ennemi du nom de Parallax menace de rompre l’équilibre entre les forces de l’univers, leur destin et celui de la Terre repose sur leur dernière recrue, le premier humain jamais choisi : Hal Jordan. Hal est un pilote d’essai talentueux et imprudent, mais les Green Lanterns ont un peu de respect pour les humains, qui n’ont jamais exploité les pouvoirs infinis de l’anneau auparavant. Hal est clairement la pièce manquante du puzzle et il possède, en plus de sa détermination et de sa volonté, une chose qu’aucun des autres membres n’a jamais eu : son humanité. Soutenu par son amour d’enfance, le pilote Carol Ferris, Hal doit rapidement maîtriser ses nouveaux pouvoirs et vaincre ses peur, pour prouver qu’il n’est pas que la clé pour vaincre Parallax… mais peut-être le plus grand Green Lantern de tous les temps.



Le subjectif : Il faut croire que c'est l'année du vert. Après The Green Hornet de Michel Gondry (pas franchement grandiose), un autre personnage de comics verdâtre débarque sur nos écrans : Green Lantern. Membre de la Justice League of America (JLA), au même titre que Superman ou Batman, ce héros de DC Comics bénéficie de la volonté de l'éditeur de mettre en avant des personnages secondaires de son univers. En cela, DC suit la voie tracée par Marvel depuis quelques années, avec plus ou moins de succès, et prépare surtout le terrain d'une future production "crossover" type The Avengers, tout simplement baptisée Justice League, et qui devrait voir le jour à l'horizon 2013.

dimanche 1 mai 2011

| Avis ¦ Thor, coup de marteau dans l'eau



Thor de Kenneth Branagh


Action-aventure Marvel, USA, 2011, 1H54
Avec Chris Hemsworth, Natalie Portman, Anthony Hopkins
Sortie le 27 avril 2011


L'objectif : Au royaume d’Asgard, Thor est un guerrier aussi puissant qu’arrogant dont les actes téméraires déclenchent une guerre ancestrale. Banni et envoyé sur Terre, par son père Odin, il est condamné à vivre parmi les humains. Mais lorsque les forces du mal de son royaume s’apprêtent à se déchaîner sur la Terre, Thor va apprendre à se comporter en véritable héros…




Le subjectif : Thor est un personnage atypique de la galerie de super-héros de Marvel. Tout simplement car il est des seuls (voire, à ma connaissance, l'unique) héros emprunté à un autre univers, en l'occurrence la mythologie germanique. Non pas qu'un Thor existe plus qu'un Namor (le Prince des mers chez Marvel, par exemple), mais il subsiste au delà des comics, dans l'inconscient collectif. D'autant plus que maintenant, grâce au projet The Avengers et à la nouvelle vague de super-héros déferlant sur les salles de cinéma, le dieu du tonnerre a droit à son adaptation sur grand écran. Une aubaine pour tous les inconditionnels du fils d'Odin, frère de Loki et détenteur du marteau Mjölnir. Un léger haussement d'épaules pour tous les autres qui ne connaîtraient pas en profondeur les mythes et récits de Thor.

samedi 2 avril 2011

| Avis ¦ Battle Los Angeles, Marines contre aliens


Battle Los Angeles de Jonathan Liebesman


SF - Action, USA, 2011, 1H56
Avec Aaron Eckhart, Michelle Rodriguez, Michael Pena
Sortie le 16 mars 2011


L'objectif : Au camp Pendleton, base militaire située à proximité de Los Angeles, un groupe de Marines, dirigé par le sergent Michael Nantz, est appelé à riposter immédiatement à l'une des nombreuses attaques qui touchent les littoraux à travers le monde. Le sergent Nantz et ses hommes vont mener une bataille acharnée contre un ennemi mystérieux qui est déterminé à s'emparer de l'approvisionnement en eau et à détruire tout sur son passage.



Le subjectif :  Il y a des moments comme ça, où des sujets « bankables » envahissent par vagues les écrans de cinéma. Et les films de genre et d'action s'en tirent plutôt bien ces dernières années, ayant vu le retour en force des zombies puis des vampires au début de ce siècle, et voyant ces temps-ci renaître le mythe de l'invasion extra-terrestre. Jusque là un peu boudés par Hollywood, les aliens sont en train de refaire parler d'eux. Après une renaissance « next gen » et finalement assez low-cost (Cloverfield, District 9, Monsters, Skyline), les petits hommes verts s'attaquent de nouveau à leur plus bel adversaire : les Marines américains.

mercredi 24 novembre 2010

| Avis ¦ Very Bad Cops, héros malgré eux


Very Bad Cops d'Adam McKay


Comédie, Action, USA, 2010, 1H47
Avec Mark Wahlberg, Will Ferrell, Eva Mendes
Sortie le 27 octobre 2010


L'objectif : Les inspecteurs Christopher Danson et P.K. Highsmith sont les meilleurs flics de la ville. Ce sont des héros que rien n’arrête. Leurs collègues vont même jusqu’à se faire tatouer leur nom.
Mais dans la police, il y a les cadors… et les autres, comme Gamble et Hoitz, deux petits inspecteurs sans envergure, toujours dans l’ombre, au second plan sur les photos. Pourtant, un jour ou l’autre, chaque agent rencontre l’occasion de passer à la postérité.
Lorsque Gamble et Hoitz se chargent d’une affaire apparemment banale, ils se retrouvent vite au cœur de la plus grande affaire criminelle que la ville ait connue. C’est la chance de leur vie, mais ont-il vraiment ce qu’il faut pour la saisir ?


Le subjectif :Very Bad Cops, c'est l'histoire d'un duo : Will Ferrell devant et Adam McKay derrière la caméra. Ensemble, ils ont déjà tourné trois films potaches, à l'humour américain aussi lourd que leurs portions SuperSize : La légende de Ron Burgundy, Ricky Bobby et Frangins malgré eux. Ensemble, ils ont quelque peu redonné vie à une comédie US jusque là réservée à Ben Stiller (Mary à tous prix, Zoolander) et Adam Sandler (Happy Gilmore, Punch-drunk Love), à peu près au même moment où ont débarqué Judd Apatow et sa bande (40 ans toujours puceau, En cloque mode d'emploi). Un nouveau film de ce duo comique est donc forcément une bonne nouvelle pour tous les amoureux de comédie américaine. Après le présentateur de journal TV, après le conducteur attardé de bolides, après les deux frères (tout aussi attardés), voilà Will Ferrell en flic... un peu à la masse.

vendredi 29 octobre 2010

| Avis ¦ Wall Street 2, Gordon Gekko ne dort jamais



Wall Street : l'argent ne dort jamais d'Oliver Stone


Drame, USA, 2010, 2H11
Avec Michael Douglas, Shia LaBeouf, Josh Brolin
Sortie le 29 septembre 2010


L'objectif : Wall Street, New York : en plein krach boursier de 2008, un jeune trader, Jacob Moore, est prêt à tout pour venger son mentor, que d'obscures tractations financières ont poussé au suicide. Il demande de l'aide à Gordon Gekko, le meilleur - et le pire - des gourous de la finance, qui vient de sortir de 20 ans de prison pour délit d'initié. Jacob va apprendre à ses dépens que Gekko reste un maître de la manipulation, et que l'argent ne dort jamais.


Le subjectif : C'est l'histoire d'un homme, Oliver Stone, et de son cinéma. Un cinéma profondément distant et pessimiste, qui s'acharne pourtant à décortiquer les sentiments de personnages en proie avec les doutes et indécisions de notre société. Oliver Stone, ce sont toujours de grandes fresques à hauteur d'hommes, mais sur lesquelles résonnent (et raisonnent) un contexte historique que le réalisateur veut montrer supérieur. Pour Stone, l'Histoire forme les hommes, et non l'inverse. Il est ainsi le cinéaste de présidents (JFK, Nixon et W.), celui d'événements tragiques (Platoon, Né un 4 juillet, World Trade Center) ou spécialisés (Wall Street, The Doors, L'enfer du Dimanche), qui ont pour point commun d'être tous ancrés dans la mémoire collective (américaine). Plus ou moins cynique, presque toujours critique, Oliver Stone dépeint alors notre époque, grâce à ceux qui la vivent. Des personnages à son total service qui paraissent souvent creux (on pense à Nicolas Cage dans World Trade Center, ou Colin Farrell dans Alexandre).
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