dimanche 11 mars 2012

| Avis ¦ Cheval de Guerre, hippique win


Cheval de Guerre de Steven Spielberg


Drame historique, guerre, USA, 2011, 2H27
Avec Jeremy Irvine, Emily Watson, Niels Arestup
Sortie le 22 février 2012


L'objectif : De la magnifique campagne anglaise aux contrées d’une Europe plongée en pleine Première Guerre Mondiale, "Cheval de guerre" raconte l’amitié exceptionnelle qui unit un jeune homme, Albert, et le cheval qu’il a dressé, Joey. Séparés aux premières heures du conflit, l’histoire suit l’extraordinaire périple du cheval alors que de son côté Albert va tout faire pour le retrouver. Joey, animal hors du commun, va changer la vie de tous ceux dont il croisera la route : soldats de la cavalerie britannique, combattants allemands, et même un fermier français et sa petite-fille…



Le subjectif :  En amoureux transi de Steven Spielberg, quand j'ai commencé à lire ou entendre, ici ou là, que ce Cheval de Guerre était son meilleur film, j'ai voulu en avoir le cœur net. Même si, après un film de ce type, "avoir le cœur net" tient tout bonnement de la mission impossible. J'imagine que vous n'avez pas plus besoin de Tom Cruise que d'explications pour comprendre ce dont je veux parler. Du talent de ce réalisateur à nous faire palpiter les ventricules. Pourtant, après un Tintin en demi-teinte, épique et magnifique mais qui sonnait un peu trop creux, et avant son "biografilm" sur Abraham Lincoln (les biopics politiques me font toujours peur), Cheval de Guerre était une sorte de test pour moi. J'attendais que Spielberg me dise : oui, c'est bien moi le plus grand moviemaker, le seul capable de te faire rire, chialer, trembler et rêver le long d'une même pellicule.

samedi 10 mars 2012

| Avis ¦ Tucker & Dale vs. Evil, une comédie bien saignante


Tucker & Dale vs. Evil d'Eli Craig


Comédie horrifique, USA-Canada, 2010, 1H28
Avec Tyler Labine, Alan Tudyk, Katrina Bowden
Sortie le 1er février 2012



L'objectif :Tucker et Dale sont deux gentils péquenauds venus se ressourcer en forêt. Ils y rencontrent des étudiants venus faire la fête. Suite à un quiproquo entraînant la mort d’un des jeunes, ces derniers pensent que Tucker et Dale sont des serial killers qui veulent leur peau, alors que nos héros pensent que les jeunes font partie d’une secte et qu’ils sont là pour un suicide collectif ! C’est le début d’un gigantesque malentendu dans lequel horreur et hilarité vont se mélanger.



Le subjectif : Il faut bien l'avouer, se poiler devant un film d'horreur ne nous était pas arrivé depuis... Depuis ? Certains répondront sans hésiter Shaun of the Dead, d'autres, la bouche en cul-de-poule, ressortiront de leurs placards les « classiques » de Sam Raimi ou Peter Jackson. Pour ma part, je constate une seule chose : peu de réalisateurs se risquent à créer des survivals ou slashers qui bousculent nos zygomatiques aussi bien que nos tripes. (Les deux n'étant pourtant pas si opposés). Et, pour la grande majorité, il s'agit de petits génies tout sauf Américains.

mardi 30 août 2011

| Avis ¦ Destination Finale 5, la mort aux sources



Destination Finale 5 de Steven Quale


Épouvante-horreur, USA, 2011, 1H53
Avec Nicholas D'agosto, Emma Bell, Miles Fisher
Sortie le 31 août 2011


L'objectif : Dans ce cinquième épisode, la Mort est toujours aussi omniprésente et se déchaîne après qu’un homme soit victime d’une terrible prémonition, laquelle permet de sauver ses collègues de l’effondrement d’un pont suspendu. Ce groupe d’âmes innocentes n’était pas supposé survivre, et, dans une course terrifiante contre le temps, ces malheureux tentent frénétiquement de trouver le moyen d’échapper au sinistre agenda de la Mort.



Le subjectif : Alors que le cinquième opus sort sur nos écrans en cette fin août, rappelons que l'origine de la saga Destination Finale remonte à la nuit des temps... A 11 ans, plus exactement. A l'époque, le « pitch » du film, qui fait son succès aujourd'hui (la Mort pourchasse et tue un par un ceux qui lui ont échappé en début de film, grâce à la vision du héros), n'était qu'un prétexte pour assoir le scénario d'un slasher. La grande faucheuse remplaçant alors un Freddy ou un Jason dans d'autres productions du genre. Mais à compter du deuxième volet, cette idée a évolué, teintant le long-métrage d'humour noir, voire de fun. Le spectateur attendant, épiant, cherchant les moindres indices qui lui feraient entrapercevoir la vengeance de la Mort. Car si une chose n'a pas changé depuis le début, c'est bien cette règle, que n'aurait pas renié Gary Lineker : Destination Finale est un film simple, une dizaine d'ados tentent d'échapper à la mort pendant 90 minutes et à la fin, c'est la Mort qui gagne.

dimanche 28 août 2011

| Série tv ¦ PLATANE, la preview exclusive de la saison 1





Pour la première fois sur Toxinémane, je ne vais pas vous parler de cinéma, mais de télévision. Pas de n'importe quelle télévision, ni même n'importe quelle série TV. Je vais vous parler de Platane, la nouvelle série de Canal + diffusée sur la chaîne cryptée dans une semaine. En avant-première mondiale, j'ai eu la chance de mettre les yeux sur les trois premiers épisodes de ce projet écrit, réalisé et interprété par Éric Judor. Pour vous, rien que pour vous, je vais tâcher de mettre des mots sur la claque, sur le bonheur, sur la jouissance vécus en regardant ces quelque 90 minutes. Attachez bien votre ceinture, agrippez vous au siège, sortez les sacs à vomis... C'est parti.

La musique

Toute bonne série mérite une bonne musique. Je dirais même plus : toute série se fait, s'inscrit dans l'imaginaire collectif grâce à son générique. Penser à Friends, c'est se souvenir du son de « I'll be there for you », pareil avec la mélodie enchanteresse de La Petite maison dans la prairie, ou encore l'épique chanson « J'ai pas le temps » de Faf Larage tirée de Prison Break... Oui, bon, vous voyez ce que je veux dire. Pour Platane, cette musique existe. C'est « Buona Sera » de Louis Prima : en trois épisodes, le générique s'est gravé en moi. Avec son ton très smooth, chaleureux, rythmé et qui donne envie de sourire, cette chanson est une réussite. Je vous laisse la (re)découvrir :

jeudi 25 août 2011

| Avis ¦ Comment tuer son boss ? avec un humour décapant et des acteurs survoltés



Comment tuer son boss ? de Seth Gordon


Comédie, USA, 2011, 1H40
Avec Jason Bateman, Jason Sudeikis, Charlie Day
Sortie le 17 août 2011



L'objectif : Pour Nick, Kurt et Dale, la seule chose qui pourrait rendre le travail quotidien plus tolérable serait de réduire en poussière leurs intolérables patrons. Démissionner étant exclu, les trois copains échafaudent, avec l’aide de quelques verres de trop et les conseils douteux d’un ancien détenu, un plan quelque peu alambiqué, mais infaillible, pour se débarrasser de leurs employeurs respectifs... définitivement. Il n’y a qu’un problème : les plans les plus infaillibles ne le sont qu’autant que les cerveaux qui les ont conçus le sont.



Le subjectif : Décidément, l'humour américain a voulu se faire plaisir cet été ! Après l'excellent Mes Meilleures amies, et avant la sortie du très attendu Crazy Stupid Love à la rentrée, je n'espérais pourtant pas grand chose de ce Horrible Bosses (Comment tuer son boss ? en VF). Mis à part une forte envie de retrouver Jason Bateman dans une comédie pas forcément taillée pour lui, mais qui s'annonçait néanmoins cinglante. Résultat : un film absolument hilarant, plus encore que celui de Paul Feig. Le mérite en revient à un casting sans aucune fausse note, que ce soit au niveau des trois premiers rôles ou des seconds couteaux (les "bosses" en question). Sans oublier les partitions remarquées de Jamie "Muthafucka" Foxx, qui campe un conseiller en meurtre légèrement à la ramasse, ou le caméo décapant (l'urine ça décape, prenez note !) de l'acteur gallois Ioan Gruffudd. Qui ? Le Monsieur Fantastique des deux films Marvel, qui n'avaient de fantastique que le nom.

mercredi 24 août 2011

| Avis ¦ Cowboys et Envahisseurs, western digital



Cowboys et Envahisseurs de Jon Favreau


Western, SF, action, USA, 2011, 1H57
Avec Daniel Craig, Harrison Ford, Olivia Wilde
Sortie le 24 août 2011


L'objectif : Arizona, 1873. Un homme qui a perdu tout souvenir de son passé se retrouve à Absolution, petite ville austère perdue en plein désert. Le seul indice relatif à son histoire est un mystérieux bracelet qui enserre son poignet. Alors que la ville est sous l’emprise du terrible colonel Dolarhyde, les habitants d’Absolution vont être confrontés à une menace bien plus inquiétante, venue d’ailleurs...



Le subjectif : Une chose marrante m'est arrivée ce lundi soir, en me rendant au cinéma. Sans raison particulière, je me suis demandé pourquoi Alien : le huitième passager ne s'était pas appelé Envahisseur : le huitième passager. Après quoi j'ai répété plusieurs fois dans ma tête « Vachers et Envahisseurs », pensant que ça avait quand même moins de gueule. J'ai acheté ma place pour le dernier projet de Jon Favreau, un gars du Queens au prénom scandinave qui joue dans ses propres films, souvent des aventures spatiales d'ailleurs. J'y ai réfléchi encore un peu, au moment de me faufiler entre deux boutonneux métalliques pour trouver un siège. Et puis la bande-annonce d'un film avec Franck Dubosc sur un gros bateau corse m'a retourné le cerveau, et la première pensée comme la deuxième ont disparu. Le film a commencé. Un film avec des cowboys et, donc, des envahisseurs.

lundi 22 août 2011

| Avis ¦ Mes Meilleures amies, du graveleux au féminin

Mes Meilleures amies de Paul Feig


Comédie, USA, 2011, 2H05
Avec Kristen Wiig, Rose Byrne, Maya Rudolph
Sortie le 10 août 2011



L'objectif : Annie a la poisse. Son fiancé l’a quittée et son nouvel amant est un goujat. Lillian, sa meilleure amie, file quant à elle le parfait amour. Lorsqu’elle lui annonce son futur mariage, Annie oublie ses soucis pour se consacrer à son rôle de témoin et transformer les préparatifs en un moment magique et privilégié. Mais c’est sans compter sur les autres amies de Lillian, l’insatiable et athlétique dragueuse Megan, la candide Becca,l’ex-beauté Rita et l’ultra-snob Helen… toutes incontrôlables et décidées à donner de la voix pour imposer leurs choix dans l’organisation de l’enterrement de vie de jeune fille. Débute alors une délirante aventure…!



Le subjectif : C'est un fait, depuis de nombreuses années, l'humour gras qui tache, et qui rapporte beaucoup d'argent, est surtout un commerce masculin. Ces derniers mois, Very Bad Trip 2 ou Bon à Tirer, pour ne citer qu'eux, ne mettaient en scène des rôles féminins uniquement pour le "contexte". Des femmes dans la majeure partie des cas devenant des objets comiques ou sexuels, voire les deux. Judd Apatow (encore lui), a décidé de bouleverser ce drôle de monopole, en choisissant de produire une comédie au ton libre et libéré, licencieuse ou "trash", pour les anglophones. Une comédie qui s'approcherait du style "comédie romantique", qui s'apparenterait à un film de filles, et qui raconterait l'histoire de femmes aux moeurs débridés. Un mélange dynamique en somme, (presque) jamais vu à ce jour.
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