dimanche 24 novembre 2013

| Avis ¦ Les garçons et Guillaume, à table !, coming out réussi


Les garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne

 

Comédie, France, 2013, 1H25
Avec Guillaume Gallienne, Guillaume Gallienne, Françoise Fabian 
Sortie le 20 novembre 2013


L'objectif : "Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : "Les garçons et Guillaume, à table !" et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : "Je t’embrasse ma chérie" ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus."



Le subjectif : Découvert puis adulé grâce au succès de son one-man show Les garçons et Guillaume, à table ! (entre 2008 et 2010) et à ses apparitions au Grand Journal de Canal Plus (Les Bonus de Guillaume), Guillaume Gallienne n'était pour autant pas un inconnu du grand écran. Sociétaire de la Comédie-Française, l'acteur avait tourné dans de nombreux films, dans des petits ou plus grands rôles (comme en 2006 dans La Jungle). Désormais reconnu, Guillaume Gallienne a décidé de franchir le pas et de passer derrière la caméra, en adaptant sa pièce à succès.

samedi 23 novembre 2013

| Avis ¦ Il était une forêt, le récit fascinant d'une renaissance



Il était une forêt de Luc Jacquet


 

Documentaire, France, 2012, 1H18
Avec Francis Hallé et la voix de Michel Papineschi  
Sortie le 13 novembre 2013


L'objectif : Pour la première fois, une forêt tropicale va naître sous nos yeux. De la première pousse à l’épanouissement des arbres géants, de la canopée en passant par le développement des liens cachés entre plantes et animaux, ce ne sont pas moins de sept siècles qui vont s’écouler sous nos yeux. Depuis des années, Luc Jacquet filme la nature, pour émouvoir et émerveiller les spectateurs à travers des histoires uniques et passionnantes. Sa rencontre avec le botaniste Francis Hallé a donné naissance à ce film patrimonial sur les ultimes grandes forêts primaires des tropiques, au confluent de la transmission, de la poésie et de la magie visuelle. Il était une forêt offre une plongée exceptionnelle dans ce monde sauvage resté dans son état originel, en parfait équilibre, où chaque organisme - du plus petit au plus grand – connecté à tous les autres, joue un rôle essentiel.



Le subjectif : Après l'énorme succès de sa Marche de l'empereur et un intermède "fictionnel" en 2007 (Le renard et l'enfant), le réalisateur Luc Jacquet revient au documentaire. Résultat de sa rencontre avec le botaniste Francis Hallé, Il était une forêt raconte l'extraordinaire aventure d'une forêt tropicale. De l'atroce épreuve de la déforestation jusqu'à ce que les arbres se dressent à nouveau de toute la hauteur de leurs troncs centenaires, le film est tout simplement le récit d'une renaissance, du retour à la vie "normale" du berceau de l'Humanité. Car s'il faut quelques instants pour abattre, il faut sept siècles à une forêt pour se reconstruire - si tant est que l'Homme la laisse en paix.

mardi 19 novembre 2013

| Avis ¦ Capitaine Phillips, Paul Greengrass de retour au sommet



Capitaine Phillips de Paul Greengrass


 

Drame, thriller, USA, 2013, 2H14
Avec Tom Hanks, Catherine Keener, Barkhad Abdi  
Sortie le 20 novembre 2013


L'objectif : Capitaine Phillips retrace l’histoire vraie de la prise d’otages du navire de marine marchande américain Maersk Alabama, menée en 2009 par des pirates somaliens. La relation qui s’instaure entre le capitaine Richard Phillips (Tom Hanks), commandant du bateau, et Muse (Barkhad Abdi), le chef des pirates somaliens qui le prend en otage, est au cœur du récit. Les deux hommes sont inévitablement amenés à s’affronter lorsque Muse et son équipe s’attaquent au navire désarmé de Phillips. À plus de 230 kilomètres des côtes somaliennes, les deux camps vont se retrouver à la merci de forces qui les dépassent.



Le subjectif : Après deux films historico-bouleversants (Bloody Sunday et Vol 93) et le lancement de la saga Jason Bourne dont il avait signé avec brio les deux premiers volets, l'Anglais Paul Greengrass m'avait légèrement déçu (et ennuyé) avec Green Zone. Pourtant, ce troisième film d'action tourné avec Matt Damon a confirmé si besoin que son réalisateur savait manier le thriller, l'action et les sujets politiques (et polémiques ?) comme personne. C'est donc avec une bonne dose d'excitation que je suis allé voir son nouveau projet, centré autour du personnage bien réel de Richard Phillips, un commandant de bateau pris en otage par des pirates somaliens en avril 2009.

lundi 4 novembre 2013

| Avis ¦ Thor - Le Monde des ténèbres, de la suite dans les idées


Thor - Le Monde des ténèbres d'Alan Taylor

 

Action, Marvel, USA, 2013, 1H52
Avec Chris Hemsworth, Natalie Portman, Tom Hiddleston 
Sortie le 30 octobre 2013


L'objectif : Thor : Le Monde des ténèbres nous entraîne dans les nouvelles aventures de Thor, le puissant Avenger, qui lutte pour sauver la Terre et les neuf mondes d’un mystérieux ennemi qui convoite l’univers tout entier… Après les films Marvel Thor et Avengers, Thor se bat pour restaurer l’ordre dans le cosmos, mais une ancienne race, sous la conduite du terrible Malekith, un être assoiffé de vengeance, revient pour répandre les ténèbres. Confronté à un ennemi que même Odin et Asgard ne peuvent contrer, Thor doit s’engager dans son aventure la plus dangereuse et la plus personnelle, au cours de laquelle il va devoir s’allier au traître Loki pour sauver non seulement son peuple et ceux qui lui sont chers, mais aussi l’univers lui-même.



Le subjectif : C'est peu dire que les adaptations de comics, DC comme Marvel, m'ont rarement enthousiasmé ces dernières années. Hormis la trilogie de Nolan sur Batman et Avengers de Joss Whedon, toutes m'avaient laissé en bouche un goût d'inachevé, voire de gâchis. Ce fût le cas également pour le premier Thor, ébauche rutilante ou entrée en matière bien maigrelette, qui m'avait laissé sur ma faim. Deux ans plus tard, beaucoup et peu de choses ont changé : si le réalisateur/dramaturge Kenneth Branagh a laissé sa place, la quasi totalité du casting (à une exception  - mineure - près) est reconduite.

mercredi 30 octobre 2013

| Avis ¦ Turbo, escargot fast & furious !



Turbo de David Soren

 

Animation, aventure, comédie, USA, 2013, 1H36
Avec les voix de Ryan Reynolds, Paul Giamatti, Michael Peña 
Sortie le 16 octobre 2013


L'objectif : Turbo est un escargot qui n’a qu’un seul rêve en tête : être incroyablement rapide ! Son obsession pour la vitesse l’a rendu quelque peu impopulaire chez les siens, où lenteur et prudence sont de rigueur. Mais il est hors de question pour lui de se conformer. C’est alors que se produit un étrange accident qui lui donne soudainement le pouvoir de foncer à toute vitesse. Il s’embarque alors dans une aventure extraordinaire pour accomplir son invraisemblable destinée : courir contre le plus grand champion de course automobile, Guy La Gagne. Avec l’aide d’une équipe d’escargots aussi rusés que stylés, l’ultime outsider Turbo mettra tout son cœur – et sa coquille, pour prouver qu’aucun rêve n’est trop grand, aucun rêveur n’est trop petit.



Le subjectif : Décidément, DreamWorks Animation a décidé de frapper fort cette année. Après l'excellent Les Croods, sorti en avril dernier et énorme succès au box-office (une suite est en préparation), le studio de Jeffrey Katzenberg remet le couvert avec un second film original : Turbo. Dotés du même budget de 135 millions de $, ces deux sorties témoignent de la volonté des créateurs de Shrek et Madagascar de poursuivre leur formidable et irrésistible ascension. Je ne le dirai jamais assez : depuis le phénoménal Dragons (2010), le studio ne cesse de produire des long-métrages de qualité, superbes visuellement et profonds du point de vue de l'histoire.

vendredi 25 octobre 2013

| Avis ¦ Gravity, dans l'espace personne ne vous entendra crier (au génie)

Gravity d'Alfonso Cuarón

 

SF, drame, USA - UK, 2013, 1H30
Avec Sandra Bullock, George Clooney, Ed Harris
Sortie le 23 octobre 2013


L'objectif : Pour sa première expédition à bord d'une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l'astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu'il s'agit apparemment d'une banale sortie dans l'espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l'univers. Le silence assourdissant autour d'eux leur indique qu'ils ont perdu tout contact avec la Terre - et la moindre chance d'être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d'autant plus qu'à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d'oxygène qu'il leur reste. Mais c'est peut-être en s'enfonçant plus loin encore dans l'immensité terrifiante de l'espace qu'ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre...



Le subjectif : Son Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban (le 3e) n'était peut-être pas le meilleur de la saga (quoique), mais il a eu le mérite de faire entrer Alfonso Cuarón à Hollywood. Et deux ans plus tard, le réalisateur mexicain bouleversait le monde du cinéma, et notamment celui de la SF, avec Les fils de l'homme. Un chef-d’œuvre d'anticipation aux nombreux passages devenus cultes (cf. LA scène de la voiture) qui ont propulsé leur auteur dans la légende. Sept longues années sont passées, mais l'aura dont bénéficie Cuarón ne semble pas prête à disparaître. En témoigne l'avalanche de critiques dithyrambiques sous laquelle croule son nouveau film : Gravity.

mardi 22 octobre 2013

| Avis ¦ Malavita, mal au cinéma

Malavita de Luc Besson


Action, comédie, USA-France, 2013, 1H51
Avec Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Tommy Lee Jones  
Sortie le 23 octobre 2013



L'objectif : Fred Blake alias Giovanni Manzoni, repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s’installe avec sa famille dans un petit village de Normandie. Malgré d’incontestables efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien…



Le subjectif : Soyons clair, même si le film de Luc Besson avait pu attiser le feu de ma curiosité (surtout parce qu'il était adapté d'un livre de l'excellent Tonino Benacquista), je n'attendais rien de Malavita. Par conséquent, je n'ai pas été déçu. Sans entrer dans une comparaison point par point de l’œuvre originale (une bonne adaptation n'est pas forcément fidèle), ce qui (me) gène majoritairement dans ce portage ciné, c'est qu'il manque cruellement de profondeur. De matière, d'émotion, de caractère. On a l'impression que Luc Besson s'est contenté de suivre la trame "mafieuse" du bouquin homonyme pour en tirer une énième comédie noire (disons plutôt grisounette) sur ce milieu.
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