samedi 23 janvier 2010

| Avis ¦ IVUL, un conte poétique entre fiction et réel


IVUL d'Andrew Kötting



Conte, France, 2009, 1H36
Avec Jean-Luc Bideau, Jacob Auzanneau, Aurélia Petit
Sortie le 20 janvier 2010 


L'objectif : Ivul est l'histoire du jeune Alex, qui, banni par son père excentrique, escalade la maison jusqu'au toit et jure de ne plus jamais remettre un pied sur terre. Il vit ainsi une brève et tragique existence, en exil, regardant du haut de son royaume un monde en décomposition et une famille qu'il aime.


Le subjectif : Au moment où Avatar enfile millions, records et récompenses comme des perles, Ivul est sorti sur les écrans le 20 janvier. Ovni vidéo ludique entre rêve éveillé et réalité, Ivul a été tourné en partie en Midi-Pyrénées, avec le soutien de la Région. Il lui rend hommage grâce à des images contemplatives saisissantes.


Andrew Kötting, le réalisateur, était présent le 15 janvier au cinéma ABC de Toulouse pour l'avant-première. Accompagné de l'acteur Xavier Tchili (qui joue le personnage de Lek, également dans Cette sale terre ), l'Anglais a répondu aux interrogations des spectateurs, pour la grande majorité enchantés par le film.

Une enfance en Ariège

Ivul raconte l'histoire d'un jeune homme, Alex (interprété par le très physique Jacob Auzanneau), qui cherche à s'éprendre de sa sœur Freya (Adélaïde Leroux), en partance pour la Russie. Le père, Andreï Ivul (Jean-Luc Bideau, alias le professeur Strauss de « H »), assiste à la scène et réagit très violemment, décidant de bannir son fils. Ce dernier monte sur le toit de la demeure familiale.

Andreï analyse : « Son pénis le rend fou, alors il a grimpé sur le plus grand pénis qu'il a trouvé. » Alex ne descendra plus de son paradis aérien, et deviendra le témoin de la progressive dégradation de la famille Ivul.

Le réalisateur explique que « comme tous les films que j'ai faits, il est tiré de ma vie, de mes expériences : il est autobiographique. » Adolescent, il « adorait grimper aux arbres et écouter les sons de l'Ariège », dans laquelle il possède encore aujourd'hui une propriété. Le mythe de la forêt et l'importance de la nature - thèmes clés du courant transcendantaliste américain des écrivains Emerson ou Thoreau - est identifiable dans Ivul. Andrew Kötting approuve : « Walden de Henry David Thoreau a été une grande source d'inspiration. »

À côté des paysages naturels, il y a également dans Ivul la performance des acteurs. Des acteurs souvent les mêmes d'un film à l'autre : « Une question de feeling », selon Andrew Kötting, qui comptait sur eux pour « créer un monde spécial en improvisant beaucoup. » Xavier Tchili se rappelle lui la « forte cohésion de la troupe. » Une équipe soudée et un réalisateur engagé qui définit son film comme « un conte poétique entre fiction et réel. »

2 commentaires:

  1. RHOOOO !!! C'est pas beau, j'espère que t'as demandé l'autorisation de la Dépêche pour publier ton article sur internet... Blague à part, bon papier, ça m'a donné envie d'aller voir le film. J'ai juste une remarque à faire : tu pouvais pas t'empêcher de citer Thoreau ? J'en étais sûr que tu ferais le coup, c'est énorme, ça ressemble à une private joke...^^
    Non, sans déc', t'es trop cultivé pour moi mec ! Quand je vois les papier que je fais... je mérite pas ma première place...
    Non, je rigole !!! ^^

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  2. ha ha j'étais aux anges quand j'ai vu que Thoreau était crédité au générique, j'ai pas pu m'empêcher de lui poser la question, malgré le trac énorme. C'est un peu tombé à l'eau à cause de mon accent anglais... mais après s'être foutu de moi il m'a répondu. Cultivé, cultivé... Tu sais tout ça c'est juste grâce au bon climat toulousain.

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